Marcel Jouhandeau

Quelques mots sur l'auteur :

Marcel Jouhandeau

Écrivain français né le 26 juillet 1888 à Guéret dans la Creuse, Marcel Jouhandeau est décédé le 7 avril 1979 à Rueil-Malmaison dans le département des Hauts-de-Seine. Il s'éteint à l'âge de 90 ans à son domicile, Marcel Jouhandeau repose au cimetière de Montmartre à Paris.

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Les 98 citations de Marcel Jouhandeau :

L'amour des bêtes, quand il devient exclusif, relève d'un déséquilibre, d'une aliénation. Les gens qui aiment exagérément les animaux, à mes yeux ressemblent à des églises désaffectées.
Marcel Jouhandeau ; Du singulier à l'éternel (1972-1973)

Les mots se perdent dans le labyrinthe de mon esprit, avant d'atteindre mes lèvres.
Marcel Jouhandeau ; Du singulier à l'éternel (1972-1973)

Mon cœur ne se règle sur celui de personne, surtout pas sur le cœur de ceux que j'aime, du moment que j'aime.
Marcel Jouhandeau ; Le gourdin d'Élise (1962)

Qu'y a-t-il en moi ? Une nation de tigres qui s'entre-déchirent.
Marcel Jouhandeau ; De l'abjection (1939)

Toute personnalité qui se cherche est commune.
Marcel Jouhandeau ; De l'abjection (1939)

Mieux vaut d'être haï par un doux qu'aimé par un cruel.
Marcel Jouhandeau ; Monsieur Godeau marié (1933)

Mieux vaut se quitter bons amis que de s'entêter à faire toute sa vie mauvais ménage.
Marcel Jouhandeau ; Journaliers (1959)

Un baiser n'engage pas, l'amour n'a rien à voir avec ces divertissements.
Marcel Jouhandeau ; Aux cent actes divers (1971)

On se pardonne difficilement de ne pas être admirable en toutes choses.
Marcel Jouhandeau ; Eléments pour une éthique (1955)

Chacun porte en lui son Enfer à la mesure de sa méchanceté ou son Ciel modelé sur la générosité de son cœur.
Marcel Jouhandeau ; Magnificat (1963)

Le Jugement dernier est dans la suite et la fin de nos sentiments et de nos actions.
Marcel Jouhandeau ; Magnificat (1963)

L'amour est un élixir qui me rend léger à en perdre mon poids.
Marcel Jouhandeau ; Chronique d'une passion (1949)

L'amour n'est qu'une occasion pour un orage d'éclater : ivre et inassouvi, on n'étreint jamais que l'ombre de ce qu'on croit tenir : aussi, peu importe le simulacre, pourvu qu'on lui donne les noms les plus doux tour à tour ou les plus cruels.
Marcel Jouhandeau ; Chronique d'une passion (1949)

L'amour est une religion royale, souhaitée, embrassée avec ferveur et dont je serais volontiers le martyr, il nous pourvoit d'antennes qu'on croyait l'apanage exclusif des mages.
Marcel Jouhandeau ; Chronique d'une passion (1949)

L'excommunication de la part d'un ami est un désert où l'on forge son armure.
Marcel Jouhandeau ; Chronique d'une passion (1949)

Ce n'est pas parce que je suis au comble de la Folie que je ne crois pas à la Sagesse, voire à la mienne.
Marcel Jouhandeau ; Chronique d'une passion (1949)

Rien de plus excitant que d'appartenir à un être qui vous dispute à mesure ce qu'il vous donne.
Marcel Jouhandeau ; La possession (1970)

Rien ne me semble plus monstrueux que de faire croire à quelqu'un qu'on l'aime, s'il n'en est rien, parce que rien ne me semble aussi grave, aussi sacré que la passion. Il arrive cependant qu'on croie aimer quelqu'un passionnément, et qu'il n'en soit rien. Tout d'un coup on s'en aperçoit, on n'aime plus, et l'autre continue à croire tout posséder, alors qu'il n'a plus aucun droit sur vous.
Marcel Jouhandeau ; Magnificat (1963)

A moins qu'il s'agisse de procréer, le mariage est un risque trop grave de se diminuer pour être couru légèrement. Mais « les mariages sont écrits dans le Ciel », dit la Sagesse des nations, ce qui signifie à peu près qu'ils répondent à une sorte de fatalité, qu'ils font partie de notre destin. Reste alors à préserver sa personnalité de toute limitation ou altération, au cœur de l'inéluctable.
Marcel Jouhandeau ; L'éternel procès (1959)

En quête de la perfection nous attachons nos yeux sur un être et comme il y en a toujours un autre de plus parfait, nous nous détachons bientôt du premier pour le second et ainsi de suite, enregistrant 10.000 faillites successives et sans acquérir la moindre expérience. Le remède à tant de fatigue et de chagrin serait peut-être d'adopter enfin quelqu'un à cause de sa misère, à cause de ce qui lui manque.
Marcel Jouhandeau ; Lettre à Max Jacob, le 14 juin 1924.

Chez les uns le sexe est un accessoire, chez les autres l'essentiel d'eux-mêmes.
Marcel Jouhandeau ; Algèbre des valeurs morales (1935)

Aimer, c'est n'avoir plus droit au soleil de tout le monde, on a le sien.
Marcel Jouhandeau ; Algèbre des valeurs morales (1935)

Savoir aimer, c'est ne pas aimer ; aimer, c'est ne pas savoir.
Marcel Jouhandeau ; Algèbre des valeurs morales (1935)

S'aimer, c'est avoir le même souffle, un seul cœur, une âme géminée, des entrailles communes.
Marcel Jouhandeau ; Que l'amour est un (1961)

Tout prend, à mesure qu'on vieillit, l'allure du souvenir, même le présent.
Marcel Jouhandeau ; Les réflexions sur la vieillesse et la mort (1956)