Vladimir Jankélévitch

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Vladimir Jankélévitch

Professeur à la Sorbonne, philosophe et musicologue français né le 31 août 1903 à Bourges dans le département du Cher, Vladimir Jankélévitch est décédé le 6 juin 1985 à Paris à l'âge de 81 ans.

Pour de plus amples informations, lisez sa biographie sur Wikipédia.

Les 49 citations de Vladimir Jankélévitch :

Un Don Juan, collectionneur de femmes, est comme un Ulysse de la séduction répétée.
Vladimir Jankélévitch ; L'aventure, l'ennui, le sérieux (1963)

L'aventure d'amour est un jeu sérieux. Nous savons bien comment une intrigue commence, mais nous ne savons pas trop comment elle continue, et encore moins comment elle finira... Dieu seul sait jusqu'où peut aller une aventure qui commence en madrigal !
Vladimir Jankélévitch ; L'aventure, l'ennui, le sérieux (1963)

L'amour est ouverture et générosité. Ouvrez les portes, on se serrera, on s'arrangera. Ouvre, mon âme, les ouvertures de ta demeure pour qu'elle s'emplisse d'allégresse.
Vladimir Jankélévitch ; Les premières et dernières pages (1994)

Le meilleur des mondes n'est que le moins mauvais.
Vladimir Jankélévitch ; Le pardon (1967)

Un cœur aimant aime toujours, même s'il ne se sent pas aimer.
Vladimir Jankélévitch ; Le traité des vertus (1968-1972)

La complaisance, c'est le plaisir avec un exposant.
Vladimir Jankélévitch ; L'austérité et la vie morale (1956)

Je ne sais pas ce que je suis et je ne suis pas ce que je sais.
Vladimir Jankélévitch ; Le traité des vertus (1968-1972)

L'avenir est ambigu parce qu'il est à la fois certain et incertain. Ce qui est certain, c'est que le futur sera, qu'un avenir adviendra ; mais quel il sera, voilà qui demeure enveloppé dans les brumes de l'incertitude.
Vladimir Jankélévitch ; L'aventure, l'ennui, le sérieux (1963)

Pour dire qu'il faut se taire, il faut déjà faire un peu de bruit.
Vladimir Jankélévitch ; La musique et l'ineffable (1961)

Le proverbe dit : on ne peut être et avoir été ; ou plutôt le proverbe se trompe, car justement on le peut : je suis celui qui a été ; je suis, moi qui fus ; mais je ne peux me redoubler dans le présent, exister « deux fois à la fois », et l'unicité de la personne répond sur ce point à la finesse aiguë du présent.
Vladimir Jankélévitch ; L'alternative (1938)

Je ne sais pas mais je devine que je vais avoir su.
Vladimir Jankélévitch ; Le Je-ne-sais-quoi et le presque rien (1980)

L'amour qui revient sur soi en refermant le cercle est un morne raté de l'amour !
Vladimir Jankélévitch ; Le pur et l'impur (1960)

La violence est une force faible.
Vladimir Jankélévitch ; Le pur et l'impur (1960)

Si Dieu n'avait pas créé les hommes impurs, l'homme trop pur crèverait de gâtisme.
Vladimir Jankélévitch ; L'esprit de résistance (Posthume, 2015)

L'universitaire juif, le professeur juif, l'intellectuel juif ont été les souffre-douleur privilégiés du cannibalisme fasciste. D'abord parce que sur les hommes faibles l'athlète imbécile, sanguinaire et terrifiant remporte les plus faciles victoires ; l'humiliation la plus divertissante est celle dont on abreuve l'homme sans muscles, l'homme tourmenté par des idées.
Vladimir Jankélévitch ; L'esprit de résistance (Posthume, 2015)

Plutôt que d'être heureux sans le savoir mieux vaut goûter des souffrances de la vie.
Vladimir Jankélévitch ; L'Odyssée de la conscience (1933)

L'amour exige que nous vivions pour autrui jusqu'à notre dernier souffle et jusqu'à la toute dernière expiration de notre respiration, jusqu'à la dernière goutte de notre sang et jusqu'au dernier globule de cette dernière goutte, jusqu'à la dernière systole et jusqu'à la dernière diastole !
Vladimir Jankélévitch ; Le paradoxe de la morale (1981)

La manière de dire vaut mieux que les mots.
Vladimir Jankélévitch ; Le Je-ne-sais-quoi et le presque rien (1980)

L'amour, c'est un problème résolu à l'infini.
Vladimir Jankélévitch ; Alcyone (1925)

Le mensonge, c'est la fleur de la perversité.
Vladimir Jankélévitch ; Du mensonge (1942)

La fidélité dans la sottise est une sottise de plus.
Vladimir Jankélévitch ; Le traité des vertus (1968-1972)

Le pur amour désintéressé est l'oubli de soi.
Vladimir Jankélévitch ; Quelque part dans l'inachevé (1978)

La devise de l'amour est : Jamais assez, jamais trop ! toujours davantage !
Vladimir Jankélévitch ; Le paradoxe de la morale (1981)

Le devoir et l'amour sont analogues et comparables : ils veulent toujours plus qu'ils ne veulent, ils veulent toujours autre chose. Et l'on est tenté de dire, puisque rien ne les satisfait : ils ne savent pas ce qu'ils veulent.
Vladimir Jankélévitch ; Le paradoxe de la morale (1981)

La vérité et l'évidence ont toujours le dernier mot.
Vladimir Jankélévitch ; Le Je-ne-sais-quoi et le presque rien (1980)