Vladimir Jankélévitch (2)

Les citations célèbres de Vladimir Jankélévitch :

Il est parfois humble d'accepter avec simplicité une distinction insignifiante.
Vladimir Jankélévitch ; Les vertus et l'amour (1970)

L'être vaut mieux que l'inexistence.
Vladimir Jankélévitch ; Le sérieux de l'intention (1968)

Le possible est ce qui peut être ainsi ou autrement, et qui sera ceci ou cela selon mon courage, selon les risques que je consentirai à courir, selon ma bonne ou ma mauvaise chance.
Vladimir Jankélévitch ; L'aventure, l'ennui, le sérieux (1963)

L'ennuyé ressemble au passionné qui a envie de faire une folie et qui invente mille bonnes raisons pour manquer de raison. L'ennui isole l'ennuyé, uniformise autour de lui les choses, favorise l'inertie.
Vladimir Jankélévitch ; L'aventure, l'ennui, le sérieux (1963)

L'aventure amoureuse apparaît comme une parenthèse à l'intérieur du vécu, comme une sorte de madrigal ou de poème en vers interpolé au milieu du texte prosaïque et sérieux de l'existence.
Vladimir Jankélévitch ; L'aventure, l'ennui, le sérieux (1963)

L'attrait de l'aventure c'est l'attrait de la coupable bougeotte qui s'offre à distraire notre ennui et à accélérer le renouvellement dont, pour tout homme, la futurition est la source. L'homme joue avec la femme inconnue dont il a croisé le regard dans l'autobus et qui est pour lui la promesse pas très sérieuse d'un monde nouveau, d'une vie inédite.
Vladimir Jankélévitch ; L'aventure, l'ennui, le sérieux (1963)

La fragilité essentielle et la précarité incurable de notre existence psychosomatique fondent la possibilité de l'aventure. La mort est ce qu'on trouve lorsque l'on creuse jusqu'à l'extrémité de l'humain, jusqu'au rebord aigu et indépassable d'une expérience ; la mort est la limite absolue qu'on atteindrait si on allait à fond et jusqu'au bout au lieu de s'arrêter en route : c'est le fond infime de toute profondeur et l'apogée suprême de toute hauteur et le point extrême de toute distance.
Vladimir Jankélévitch ; L'aventure, l'ennui, le sérieux (1963)

Le passé étant déterminé et définitif, et ceci pour l'éternité, puisqu'il a déjà existé, il ne saurait être la région de l'aventure. La région de l'aventure, c'est l'avenir.
Vladimir Jankélévitch ; L'aventure, l'ennui, le sérieux (1963)

L'amour partitif et partiel aime du bout de l'âme comme les promesses verbales et superficielles promettent du bout des lèvres. L'intransigeance amoureuse, elle, est caractéristique du devoir autant que de l'amour : amour et devoir — ils n'admettent aucune condition restrictive ni de temps ni de lieu ; ni de degré ni de délai.
Vladimir Jankélévitch ; Le paradoxe de la morale (1981)

La musique est un charme, charme nostalgique comme l'est toujours le charme.
Vladimir Jankélévitch ; La présence lointaine (1983)

La démesure ne saurait faire l'objet d'un interdit quand il s'agit d'amour.
Vladimir Jankélévitch ; Le paradoxe de la morale (1981)

Honte aux horribles polissons qui chez nous ont défendus les fascistes !
Vladimir Jankélévitch ; L'esprit de résistance (Posthume, 2015)

Qui excuse n'aura même pas l'occasion de pardonner.
Vladimir Jankélévitch ; L'innocence et la méchanceté (1972)

Une confiance qui résulte de la fidélité n'est jamais qu'une confiance motivée.
Vladimir Jankélévitch ; Les vertus et l'amour (1970)

Contre le scrupule les meilleures armes sont la confiance du cœur et la virginité des pensées.
Vladimir Jankélévitch ; La mauvaise conscience (1966)

La raison de l'amour, c'est l'amour ; la raison de l'amour, c'est qu'on aime.
Vladimir Jankélévitch ; Qui suis-je ? (1986)

Qui fuit la mort fuit la vie, car la mort est la vie même.
Vladimir Jankélévitch ; La mort (1966)

L'infidélité est une trahison.
Vladimir Jankélévitch ; Le traité des vertus (1968-1972)

Mieux vaut se tromper par excès de hâte que par excès de lenteur.
Vladimir Jankélévitch ; L'irréversible et la nostalgie (1974)

La passion est la distraction du cœur.
Vladimir Jankélévitch ; L'ironie (1936)

Si tout est permis, rien n'est permis.
Vladimir Jankélévitch ; L'ironie (1936)

Le mensonge est une fleur du mal.
Vladimir Jankélévitch ; L'austérité et la vie morale (1956)

Après le bonheur, il ne nous manque plus rien que d'être heureux.
Vladimir Jankélévitch ; La mauvaise conscience (1966)

La liste des auteurs populaires :