Antonin-François Rondelet

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Antonin Rondelet

Économiste et professeur de philosophie né le 28 février 1823 à Lyon, Antonin-François Rondelet est décédé le 24 janvier 1893 à Versailles dans le département des Yvelines à l'âge de 70 ans. Rondelet est l'auteur, entre 1851 et 1890, de nombreuses études philosophiques et économiques, dont plusieurs furent couronnées par l'Académie de Lyon, l'Académie française et l'Académie des sciences morales et politiques.

Les 42 citations de Antonin Rondelet :

On ne saurait jamais donner trop d'explications, là où la délicatesse est intéressée.
Antonin Rondelet ; Les réflexions de littérature et de philosophie (1881)

Une erreur n'est pas moins solidement réfutée par le sentiment de notre délicatesse que par les résistances de notre esprit.
Antonin Rondelet ; Les réflexions de littérature et de philosophie (1881)

Un esprit qui se contente d'une expression insuffisante par pure défaillance et par paresse ne tardera pas à vouloir justifier par amour-propre ce qu'il avait d'abord accepté par langueur.
Antonin Rondelet ; Les réflexions de littérature et de philosophie (1881)

Tandis que le travail porte en lui-même la préservation comme une récompense, le plaisir donne en quelque sorte la main à la corruption comme à un châtiment.
Antonin Rondelet ; Les réflexions de littérature et de philosophie (1881)

Ce qui rend la naïveté si gracieuse, c'est qu'elle n'est pas faite pour durer.
Antonin Rondelet ; Les réflexions de littérature et de philosophie (1881)

L'Économie politique, c'est la science de la richesse, telle qu'elle se produit, se distribue et s'emploie au sein des nations. Elle naît du travail, circule par l'échange et se consomme par l'usage.
Antonin Rondelet ; Les mémoires d'un Homme du monde (1861)

Je ne puis m'empêcher de sourire lorsque je vois la médisance afficher la prétention de ne point outre-passer les limites du vrai, de ne rien dire d'exact, de pouvoir au besoin administrer la preuve de que ce qu'elle avance : La médisance y met trop de verve et trop d'entrain.
Antonin Rondelet ; Les mémoires d'un Homme du monde (1861)

Les hommes ne sont point parfaits, rien de plus visible et de plus certain. Il reste donc que quelqu'un veille aux devoirs sociaux ; ce quelqu'un, c'est le gouvernement : il est le représentant et le fondé de pouvoirs universel. Il ne faut pas se le représenter simplement comme un employé subalterne, réduit à suivre sans réflexion les ordres qu'on lui transmet, tenu de les recevoir sans observation et de les exécuter sans commentaire. Le gouvernement sait qu'il a lui-même des devoirs, il représente dans la société l'ordre, et pour le maintenir il use de l’autorité.
Antonin Rondelet ; Les mémoires d'un Homme du monde (1861)

Il n'y a rien de tel que les événements pour vous ouvrir les yeux.
Antonin Rondelet ; Les mémoires d'un Homme du monde (1861)

La misère nous envenime et la souffrance nous exaspère.
Antonin Rondelet ; Les mémoires d'un Homme du monde (1861)

Les hommes finissent toujours par payer cher leurs indécisions.
Antonin Rondelet ; Les réflexions de littérature et de philosophie (1881)

Les hommes sont tenus de respecter et de ne porter atteinte à la liberté d'autrui.
Antonin Rondelet ; Les réflexions de littérature et de philosophie (1881)

L'indécision est quelque chose qui flatte singulièrement la paresse humaine.
Antonin Rondelet ; Les mémoires d'un Homme du monde (1861)

Une carrière faite pour répondre à nos facultés, capable, en les développant, de les satisfaire, est la plus solide garantie du succès pour la destinée et du bonheur pour l'individu.
Antonin Rondelet ; Les mémoires d'un Homme du monde (1861)

Toute carrière suppose une aptitude spéciale dans celui qui l'embrasse : tantôt un esprit plus prompt ou une parole plus souple, tantôt un jugement plus solide et plus ferme ou une imagination plus vive, la pénétration des détails ou bien les vues d'ensemble, ici la mémoire qui rappelle, là l'imagination qui enfante les idées.
Antonin Rondelet ; Les mémoires d'un Homme du monde (1861)

Travaille, occupe-toi, remue ta volonté et ton intelligence ; cesse de te complaire dans des souffrances dont ton imagination entretient seule la réalité, et tu t'étonneras toi-même de te trouver avant peu si libre et si raffermi.
Antonin Rondelet ; Les mémoires d'un Homme du monde (1861)

La plus grande sagesse est de savoir se contenter des à peu près, et de ne point gâter une situation par le vain désir de la pousser jusqu'à l'idéal.
Antonin Rondelet ; Le danger de plaire (1869)

La gloire a des douceurs à nulles autres pareilles.
Antonin Rondelet ; Nouvelles et Voyages (1863)

Un homme réduit à s'expliquer sur des choses délicates, même avec ses plus chers amis, même avec ses propres parents, aime mieux, d'ordinaire, écrire que parler. Le papier se résigne à tout ce qu'on veut lui dire : il ne vous répond rien et ne vous embarrasse pas, comme une personne qui vous écoute, par un regard ou par une larme.
Antonin Rondelet ; Nouvelles et Voyages (1863)

La familiarité n'est, comme chacun le sait, qu'une contrefaçon grossière de l'aisance.
Antonin Rondelet ; Nouvelles et Voyages (1863)

Il y a des caractères heureux et faciles qui ont l'admirable don de continuer l'enfance.
Antonin Rondelet ; L'éloge de Madame Récamier (1851)

On ne peut se tirer du monde que par l'excès de la ruse ou du naturel.
Antonin Rondelet ; L'éloge de Madame Récamier (1851)

Il faut être assez innocent pour rester naïf ou assez habile pour le paraître.
Antonin Rondelet ; L'éloge de Madame Récamier (1851)

Pour la plupart des femmes, l'inclination et la tendresse du cour s'accordent avec la religion et le devoir pour l'entrainer au bien ; elles le font d'une main douce et prévenante.
Antonin Rondelet ; L'éloge de Madame Récamier (1851)

Une pauvre enfant, orpheline de père et de mère, est destinée à une vie de souffrance.
Antonin Rondelet ; L'éloge de Madame Récamier (1851)

Au milieu de l'enivrement des fêtes il faut se souvenir de ceux qui souffrent.
Antonin Rondelet ; L'éloge de Madame Récamier (1851)

Il faut apporter au devoir la même ardeur qu'au plaisir.
Antonin Rondelet ; L'éloge de Madame Récamier (1851)

L'amour de la Vérité est une maladie de l'âme comme l'amour de la Beauté et de la Justice.
Antonin Rondelet ; Mon voyage au pays des chimères (1875)

Il faut beaucoup de courage pour avouer qu'on n'a pas compris une explication.
Antonin Rondelet ; Mon voyage au pays des chimères (1875)

Le véritable amoureux de l'argent n'est point l'homme de luxe qui s'en fait honneur jusqu'à la prodigalité, ou même l'homme de plaisir qui en épuise les jouissances. Le véritable amoureux de l'argent c'est l'avare qui n'en fait aucun emploi, et dont l'unique bonheur est dans le sentiment de la possession.
Antonin Rondelet ; Le livre de la vieillesse (1888)

La modestie n'est pas le fait du genre humain.
Antonin Rondelet ; Le petit manuel de l'économie politique (1867)

Pour manger il faut avoir quelque chose à se mettre sous la dent.
Antonin Rondelet ; La philosophie des sciences sociales (1883)

L'aisance est la fille du travail et de l'épargne.
Antonin Rondelet ; Du spiritualisme en économie politique (1859)

Les grands sacrifices sont apparents et orgueilleux ; les petits sacrifices sont intérieurs et doux.
Antonin Rondelet ; Les réflexions de littérature et de philosophie (1881)

Il est bien peu d'âmes assez droites et assez fermes pour supporter le mépris d'elles-mêmes.
Antonin Rondelet ; Les réflexions de littérature et de philosophie (1881)

L'autorité, c'est le pouvoir pratiqué par devoir au profit de celui qui obéit.
Antonin Rondelet ; Les réflexions de littérature et de philosophie (1881)

La plupart des hommes ajoutent encore à leur ignorance des faits les préjugés de leur fantaisie.
Antonin Rondelet ; Les réflexions de littérature et de philosophie (1881)

Beaucoup de gens suppléent à la critique par l'indifférence et par l'ennui.
Antonin Rondelet ; Les réflexions de littérature et de philosophie (1881)

Le mépris des règles de l'art n'est que l'espoir d'en vaincre plus aisément les difficultés.
Antonin Rondelet ; Les réflexions de littérature et de philosophie (1881)

Les âmes qui connaissent leur valeur se passent aisément du suffrage d'autrui.
Antonin Rondelet ; Les réflexions de littérature et de philosophie (1881)

La liste des auteurs populaires :