Stanislas de Boufflers, dit Chevalier de Boufflers

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Chevalier de Boufflers
Poète français né le 31 mai 1738 à Nancy dans la Meurthe-et-Moselle, Stanislas de Boufflers est décédé le 18 janvier 1815 à Paris. Élu membre de l'Académie française le 12 juin 1788, Chevalier de Boufflers meurt à l'âge de 76 ans et repose au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Pour de plus amples informations, lisez sa biographie sur Wikipédia.

Ce dictionnaire vous propose 65 citations de Chevalier de Boufflers :

Qu'elle est belle aux yeux du ciel, la douleur qui s'oublie pour la douleur d'un autre !
Stanislas de Boufflers ; Les pensées et fragments (1816)
La raison n'est pas la philosophie, mais la philosophie est la perfection de la raison.
Stanislas de Boufflers ; Le traité sur le libre arbitre (1808)
La raison n'est pas la sagesse, mais la sagesse est l'union de la raison et de la vertu.
Stanislas de Boufflers ; Le traité sur le libre arbitre (1808)
Il y a dans la vie certaines routes où l'on doit rebrousser chemin le plutôt possible, de peur d'accident ; certaines élévations où la tête tourne, et d'où il faut descendre pour reprendre ses esprits.
Stanislas de Boufflers ; Le traité sur le libre arbitre (1808)
On ne récolte que ce que l'on a semé, bon ou mauvais.
Stanislas de Boufflers ; Le traité sur le libre arbitre (1808)
L'univers est un grand livre, où la nature a tout écrit.
Stanislas de Boufflers ; Le traité sur le libre arbitre (1808)
Tout homme sensé ne tente que le possible.
Stanislas de Boufflers ; Le traité sur le libre arbitre (1808)
De déception en déception, la vie se défleurit à chaque pas qu'on y fait ; tout se dessèche, et même notre cœur ! les choses sont bien différentes, vues de l'œil de la jeunesse, ou de celui de l'expérience.
Stanislas de Boufflers ; Le traité sur le libre arbitre (1808)
Je marche dans un pays inconnu, vers un but invisible, et je prendrai conseil de tout ce qui s'offrira sur ma route.
Stanislas de Boufflers ; Le traité sur le libre arbitre (1808)
Il y a deux manières de plaire : amuser et intéresser.
Stanislas de Boufflers ; Les pensées et fragments (1816)
Il y aura toujours des choses à dire sur les femmes tant qu'il en restera une sur la terre.
Stanislas de Boufflers ; Les pensées et fragments (1816)
L'étude est le plus sûr contre-poison du chagrin, et que ce contre-poison là est toujours à notre portée. En effet, il restera toujours à l'homme le plus dénué de tout moyen de s'instruire, la ressource de s'étudier lui-même, et d'étudier l'homme en soi : le champ est immense ; en vain dirait-on qu'il a été moissonné par bien d'autres ; ils ne nous ont pas ôté le droit d'y moissonner aussi.
Stanislas de Boufflers ; Le traité sur le libre arbitre (1808)
Au milieu d'une foule d'auteurs recommandables, chacun dans leur genre, un esprit qui n'aurait pas la prétention, même de les égaler, se laisserait insensiblement gagner par leurs opinions ; bientôt après, croyant parler d'après lui, il parlerait d'après eux, et se méprendrait entre sa pensée et la leur.
Stanislas de Boufflers ; Le traité sur le libre arbitre (1808)
Quand la vivacité dans la vieillesse est jointe à la bonté, c'est un feu qui chauffe sans brûler. En général, j'ai remarqué qu'on se donnait les airs d'imposer des lois à la vieillesse, qui devrait au contraire en donner à tout le genre humain ; car c'est une autorité constituée par la nature ; mais, comme elle est sans défense par elle-même, elle s'est laissé détrôner, et cette première révolution a par la suite entraîné toutes les autres : on a inventé avec autant de soin que de bêtise une sorte d'étiquette pour les vieillards, qui abrège encore le peu de jours qui leur reste sur terre, en les faisant vivre dans les ennuis et les contradictions ; on les séquestre du monde avant qu'ils en sortent, et on ne leur permet pas de vivre jusqu'à la fin de leur vie. Ce qui me paraît le plus absurde dans toutes ces absurdités-là, c'est l'obligation qu'on impose aux pauvres vieillards d'être ce qu'on appelle graves, comme si la gravité n'était pas une imitation de la vieillesse, et comme si ce n'était pas assez d'avoir l'original sans y ajouter encore la copie ; pour moi, qui commence à être vieux, j'attends pour être grave que je sois mort.
Stanislas de Boufflers ; Un voyage de plaisir dans la Poméranie suédoise (1770)
L'ignorance est une enfance prolongée qui n'est privée que de ses charmes.
Stanislas de Boufflers ; Les pensées et fragments (1816)
La société a besoin de poètes, comme la nuit à besoin d'étoiles.
Stanislas de Boufflers ; Les pensées et fragments (1816)
L'amitié, c'est une lumière pure et une chaleur douce.
Stanislas de Boufflers ; Ah ! si... (1810)
La jalousie est la sœur de l'amour, comme le diable est le frère des anges.
Stanislas de Boufflers ; Les pensées et fragments (1816)
La guerre a cela de commun avec la folie, à qui elle ressemble en tant d'autres points, c'est qu'elle découvre dans l'homme des forces inconnues au sang-froid et au calcul. Est-on brave ? Elle fait trouver au cacochyme des nerfs de lions ; est-on poltron ? Elle fait trouver au paralytique des jambes de cerf.
Stanislas de Boufflers ; Un voyage de plaisir dans la Poméranie suédoise (1770)
C'est un hideux spectacle que celui des efforts vraiment diaboliques des hommes pour se rendre les uns les autres encore plus méchants, encore plus malheureux, encore plus périssables qu'ils ne sont ; ils ont tant de génie, que je crois que, si le ciel avait oublié de mettre un terme à leur existence, ils auraient eux-mêmes inventé la mort.
Stanislas de Boufflers ; Un voyage de plaisir dans la Poméranie suédoise (1770)
Les maux et les infirmités sont des ennemis ailés qui voltigent invisiblement autour de l'homme sans défiance.
Stanislas de Boufflers ; Un voyage de plaisir dans la Poméranie suédoise (1770)
Les sciences font plus de fous que de sages.
Stanislas de Boufflers ; Un voyage de plaisir dans la Poméranie suédoise (1770)
La chose la plus vraisemblable est bien souvent celle qui n'arrive pas.
Stanislas de Boufflers ; Un voyage de plaisir dans la Poméranie suédoise (1770)
On sacrifie souvent le présent à l'avenir jusqu'à ce que le présent passe et que l'avenir ne vienne point. Voilà la vie de la plupart des hommes, qui, trompés par la prévoyance même, se livrent à l'intrigue, aux affaires, au travail, à des privations de tout genre, et reculent toujours l'instant de jouir.
Stanislas de Boufflers ; Un voyage de plaisir dans la Poméranie suédoise (1770)
Rien ne sait moins calculer que la douleur : la mort d'un fils éperdument aimé n'est point une perte, c'est une plaie pour laquelle il n'y a d'autre baume que le temps.
Stanislas de Boufflers ; Un voyage de plaisir dans la Poméranie suédoise (1770)
La pipe est l'amie de l'homme : quoi qu'on fasse, elle vous tient compagnie ; elle vous occupe dans vos ennuis et ne vous distrait point dans vos affaires ; sans vous empêcher absolument de parler, elle vous invite au silence, et vous laisse à vos réflexions, et puis l'on crache, et cela fait toujours plaisir.
Stanislas de Boufflers ; La lettre écrite de Malapane (1770)
L'honnêteté et la bonhomie sont écrites sur certains visages dans toutes les langues.
Stanislas de Boufflers ; La lettre écrite de Malapane (1770)
Tu te plains de moi, je me plains de toi ; nous voilà donc quitte à quitte : quand je pourrai, je reprendrai bien vite entre tes draps, entre tes bras mon gîte ; et l'amour, qu'hymen tiendra par la main, ne prendra plus la fuite. Ton cœur et mon cœur s'accorderont bien.
Stanislas de Boufflers ; La lettre écrite de Malapane (1770)
Certaines femmes s'ennuient comme des mortes, elles mériteraient bien de s'amuser.
Stanislas de Boufflers ; Les lettres à ma mère sur la Suisse (1770)
Tes lettres d'amour sont ancrées à jamais dans ma tête, et à jamais dans mon cœur.
Stanislas de Boufflers ; Les pensées et fragments (1816)