Citations François-Rodolphe Weiss - Ses 47 citations

François-Rodolphe Weiss

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de François-Rodolphe Weiss

Philosophe, littérateur et général suisse né en 1751 à Yverson dans le canton de Vaud, François-Rodolphe Weiss se suicida en 1818 à Coppet, commune située dans le district de Nyon. Après avoir servi neuf ans en France dans les troupes suisses, il était passé au service de la Prusse. Il publia en 1785 la première édition des Principes philosophiques, politiques et moraux.

Les 47 citations de François-Rodolphe Weiss :

C'est une triste vérité, mais consolante dans l'infortune, qu'il est rare qu'on atteigne une certaine intelligence ou un bonheur solide, par une autre route que celle de l'adversité.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

L'âme la plus vile est celle qui feint le mieux.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

On n'est devant ses supérieurs que ce que l'on veut paraître.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

Un des bienfaits de la nature est d'avoir placé une grande partie de notre bonheur dans l'opinion d'autrui. Cela établit une dépendance mutuelle, qui porte à se complaire réciproquement, et donne aux autres une espèce de pouvoir de punir et récompenser nos actions, par leurs louanges, ou leur blâme.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

Tout homme dont l'amour-propre est dirigé de manière à contribuer au bonheur de la société est digne d'estime, comme celui qui tend à la troubler mérite notre mépris.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

Sachez plier lorsque la résistance est vaine, mais ne rompez pas.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

L'opulence a un million, elle en veut plusieurs ; est-t-elle princesse, elle veut être reine.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

L'amour et ses transports exigent les charmes du visage, les grâces de l'esprit, la noblesse de l'âme, la vigueur du caractère, la force du tempérament, et diverses autres relations de fortune et de circonstances qui se trouvent très rarement réunies dans le même homme.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

Il est absolument faux qu'on ne puisse aimer qu'une fois. On peut, à la trentième, être plus éperdument épris qu'à aucune des précédentes. Les personnes qui sont sur le retour, et particulièrement les femmes, lorsqu'elles pensent que c'est peut-être la dernière passion qu'elles puissent éprouver ou inspirer, y joignent un attendrissement, une douceur, une délicatesse d'attentions et de prévenances, qui dédommagent du déclin de leur beauté.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

L'avare est un fou qui se rend pauvre de crainte de le devenir.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

La plupart des penchants nuisibles portent leur punition avec eux.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

Sans la sensibilité, tout homme est un homme ordinaire.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

On se livre d'abord au plaisir d'une petite émotion, qui réveille les sens : elle fermente peu à peu ; la raison devient plus confuse ; la gaieté se change en fougue, la fougue en délire ; les forces augmentent, les écarts s'accumulent ; l'épuisement succède, la léthargie suit ; puis l'on se réveille étonné, abattu, honteux des excès qu'on a commis, et que tout le reste d'une vie ne peut souvent réparer.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

Les passions ressemblent aux vents qui enflent les voiles d'un vaisseau, qui le submergent quelquefois, mais sans lesquels il ne pourrait voguer. La sagesse en est le pilote qui le guide à travers les écueils et les tempêtes de la vie.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

La douleur est l'aiguillon de la pensée : l'excès des souffrances se repliant sur elles-mêmes, pousse la réflexion jusque dans ses derniers refuges : Elle considère toutes les faces, combine toutes les possibilités, et portant vers leurs extrêmes, développe en nous des forces, des idées, des ressources, qu'un sort plus propice eût laissées dans l'inaction.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

Qui n'a jamais éprouvé la misère, l'opprobre, les regrets et les maladies, ignore la moitié des sentiments humains.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

Ne te tourmente pas d'avance pour des maux qui n'arriveront peut-être jamais.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

L'amitié la plus vraie entre âmes nobles est celle qui a pour nœud le lien respectable des bienfaits et de la reconnaissance.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

L'homme a en général plus d'aptitude à la peine qu'au plaisir : les grandes souffrances peuvent être très longues, les grandes jouissances sont pour l'ordinaire très courtes ; l'habitude les émousse, et leur excès même se change en douleur.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

Tout homme succombe et s'égare quelquefois parce qu'il est homme.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

Il n'est aucun sentiment de bienveillance qui ne soit accompagné d'un plaisir secret.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

La route la plus sûre du bonheur est celle de la droiture.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

Le bonheur est l'absence de douleur dans le corps et de trouble dans l'âme.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

L'activité multiplie les fruits du travail.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)

La franchise ne craint point de dire les vérités utiles.
François-Rodolphe Weiss ; Les principes philosophiques et moraux (1785)