Henri Perreyve (2)

Les citations célèbres de Henri Perreyve :

La chute des géants doit au moins effrayer les pygmées.
Henri Perreyve ; Les lettres de l'abbé Henri Perreyve (1850-1865)

Pauvre âme de l'homme, combien tu es bien plus féconde pour la souffrance que pour le bonheur !
Henri Perreyve ; Les lettres de l'abbé Henri Perreyve (1850-1865)

Qu'est-ce qu'une vie d'homme par rapport à l'éternité ? — Infiniment moins qu'un jour.
Henri Perreyve ; Les lettres de l'abbé Henri Perreyve (1850-1865)

Après le bonheur et la joie de servir Dieu dans la virginité, qu'y a-t-il de plus beau que de lier sa vie à la vie d'une femme aimée, de partager toute son âme, c'est-à-dire toutes ses douleurs, de commencer avec elle ce pèlerinage si court, où, entre quelques joies et beaucoup de larmes, en a le temps à peine de faire un peu de bien ?
Henri Perreyve ; Les pensées choisies extraites de ses œuvres (1889)

La dignité du caractère fait l'homme, et la sincérité religieuse fait l'homme de Dieu.
Henri Perreyve ; Les biographies et panégyriques (1867)

C'est du fond des ruines les plus désolées que l'espérance des saints sait le mieux déployer ses ailes.
Henri Perreyve ; Les biographies et panégyriques (1867)

Les passions des hommes ont si souvent défiguré le doux visage de l'Évangile que ceux du dehors s'y trompent, et que, dans l'impuissance où ils sont de démêler ce qui est de Dieu et ce qui est de l'homme, ils rejettent le tout.
Henri Perreyve ; Les biographies et panégyriques (1867)

Le vice de la volupté qui fait défaillir notre cœur est l'ennemi de toute grandeur, de tout courage, de toute indépendance morale.
Henri Perreyve ; Les lettres à un ami d'enfance (1847-1865)

L'honneur de l'intelligence est frère d'un autre honneur, celui des mœurs et de la vertu.
Henri Perreyve ; Les pensées choisies extraites de ses œuvres (1889)

On pourrait dire que l'honneur est comme une pudeur extrême de la conscience, laquelle nous signale les moindres approches des pensées déshonnêtes et lâches, et nous fait préférer mille morts à la défaite.
Henri Perreyve ; Les pensées choisies extraites de ses œuvres (1889)

Le saint et chaste honneur que le christianisme consacre n'a rien de commun avec cet orgueil farouche auquel trop souvent le monde prostitue le nom de l'honneur, qui fait couler chaque jour tant de larmes et de sang.
Henri Perreyve ; Les pensées choisies extraites de ses œuvres (1889)

Ne nous laissons jamais dire que l'honneur soit un sentiment profane, et que le culte passionné de la justice du temps ne regarde point les âmes qui s'occupent de l'éternité.
Henri Perreyve ; Les biographies et panégyriques (1867)

Le Baptême et la Patrie, ces deux trésors, ces deux amours qui tiennent à nous comme par le fond des entrailles, et pour lesquels nous voudrions donner tout notre sang.
Henri Perreyve ; Les biographies et panégyriques (1867)

C'est la gloire du christianisme d'avoir fait ce prodige, qu'une sainteté si extraordinaire, une perfection si au-dessus de l'homme, ne détruisent ni ne gênent en rien les pures affections de la terre, en telle sorte que les saints ne vont pas à aimer Dieu seul à force de n'aimer personne, mais à aimer tout le monde plus qu'eux-mêmes, à force d'aimer Dieu plus que tout !
Henri Perreyve ; Les pensées choisies extraites de ses œuvres (1889)

La religion est un don divin qui révèle chaque jour son excellence à l'âme qui le possède. On croît aimer Dieu dans le commencement, mais à mesure qu'on avance dans la vie, on s'aperçoit bien qu'on ne l'aimait pas encore comme il faut l'aimer.
Henri Perreyve ; Les biographies et panégyriques (1867)

Le devoir est à chaque instant frère du sacrifice.
Henri Perreyve ; Les biographies et panégyriques (1867)

Ah ! Messieurs, mourir avec la joie sacrée de savoir qu'on n'a jamais fait le moindre mal à une seule âme ! Mourir avec la confiance de n'avoir jamais scandalisé un seul de ces petits ! Mourir avec la certitude de n'avoir jamais profité d'une infirmité, abusé d'une pauvreté, trompé une ignorance ; avec l'honneur de n'avoir jamais rencontré devant soi la faiblesse sacrée de la fille de Dieu que pour la respecter, la protéger et la défendre ; mourir enfin en redisant qu'on n'a jamais étendu d'un pouce l'empire du mal sur la terre, mais qu'on a étendu, au contraire, les limites sacrées de l'empire du bien ; qu'on a dépensé son esprit, ses années, sa fortune et ses forces, à soutenir le règne de la vérité et de la justice : quelle joie, Messieurs, quelle consolation, quelle ferme assurance au milieu des ombres du dernier moment, quel honneur devant les hommes, quelle protection devant Dieu !
Henri Perreyve ; Une station à la Sorbonne (1865)

On ne quitte pas facilement des âmes que l'on a enfantées à la vérité et à la vertu au prix des angoisses sacerdotales.
Henri Perreyve ; Les biographies et panégyriques (1867)

Elle s'avance cette glorieuse Église, toujours immolée, toujours immortelle ; douce jusqu'à faire croire à sa faiblesse, parce qu'elle s'appuie sur l'Agneau de Dieu ; forte jusqu'à déconcerter les conseils des forts, parce qu'elle s'appuie sur le Lion de Juda ; montrant à tous les lieux et à tous les siècles que bien loin d'être une faiblesse, la douceur chrétienne est une incomparable force.
Henri Perreyve ; Les biographies et panégyriques (1867)

Il y a une chose que je ne pardonne jamais et qui éloigne pour toujours une âme de la mienne, c'est quand je vois cette âme, encore jeune, rire de l'amour, tuer en elle cette faiblesse divine et tout abandonner aux désirs d'une vie purement animale.
Henri Perreyve ; Lettre à Stéphen, le 8 novembre 1853.

Il faut savoir se donner dans le mariage avec dévouement, avec abandon, avec joie, mais avec une joie grave qui est sœur de la résignation et qui accepte d'avance toutes les douleurs. Voilà la vraie dignité de l'homme, voilà sa grandeur.
Henri Perreyve ; Lettre à Stéphen, le 8 novembre 1853.

J'ai plusieurs amis dont vous êtes : dans ces amitiés, il y a des nuances, des degrés, des particularités qui leur conservent à chacune son caractère original et très aimable, suivant la différence des temps, et des circonstances.
Henri Perreyve ; Les lettres de l'abbé Henri Perreyve (1850-1865)

L'enfant, à sa naissance, est une âme s'emparant de ses organes ; l'homme qui vit et travaille est une âme servie par ses organes ; le malade est une âme souffrant dans ses organes ; le mourant est une âme abandonnée par ses organes : toujours d'abord une âme !
Henri Perreyve ; La journée des malades (1864)

L'éternité est proprement le temps de l'âme comme l'immensité est son lieu.
Henri Perreyve ; La journée des malades (1864)

La religion pour être bien comprise et bien connue doit être vue de très près ; il faut la pratiquer pour savoir ce qu'elle contient de joie et de vérité ; il faut la pratiquer davantage pour l'aimer encore plus, et enfin, plus on s'en approche, plus l'horizon au lieu de se rétrécir s'élargit, s'étend et ouvre toujours à nos désirs de nouvelles immensités.
Henri Perreyve ; Les lettres de l'abbé Henri Perreyve (1850-1865)

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