Johann Paul Friedrich Richter (2)

Les citations célèbres de Jean-Paul Richter :

La Providence a donné aux Français l'empire de la terre, aux Anglais celui de la mer, aux Allemands celui de l'air.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Le plus grand calme peut seul imprimer aux femmes le type du beau moral ; c'est ainsi que les plus belles cristallisations ne doivent la régularité qui en fait le prix, qu'à l'immobilité des corps qui concourent à leur formation.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
La vie d'un courtisan est, comme celle du chrétien, une prière constante pour obtenir quelque chose.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Beaucoup d'hommes ressemblent au verre, si uni, si poli et si doux au toucher tant qu'on ne le froisse ni ne le brise, mais qui devient alors singulièrement tranchant, et dont tous les éclats blessent.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
L'amour meurt d'indigestion.
Jean-Paul Richter ; Quintus fixlein (1796)
Les formalités administratives ressemblent aux habits longs qui soutiennent d'abord pendant quelque temps au-dessus de l'eau celui qui y tombe, mais qui l'entraînent ensuite au fond par leur pesanteur.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Le bon langage est un bouclier.
Jean-Paul Richter ; Blumen, frucht und domenstücke (1818)
S'il est vrai que celui-là seul qui aime bien est capable de bien haïr, la plupart des femmes commencent à aimer de si bonne heure qu'il leur reste encore assez de temps pour haïr.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Le veau d'or de l'égoïsme prend une croissance rapide, et devient bientôt le taureau brûlant de Phalaris qui réduisit en cendres son père et son adorateur.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
L'arbre dont les fleurs ont été gelées au printemps, présente en automne une cime droite et élevée ; il étale une sombre verdure, mais ses rameaux ne portent point de fruits.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Quelques hommes se plaisent à retarder leur dernière volonté aussi longtemps que leur conversion.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Lorsque nous assistons au grand drame de la vie, n'en voyons-nous pas toujours, comme Hamlet, un plus petit ? — Chaque représentation ne présuppose-t-elle pas une double vie, l'original et la copie ?
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Un proverbe nous défend de dormir sur un tombeau, cependant le tombeau de Luther a été le lit de repos d'un siècle épuisé.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Le vin rend souvent l'homme pieux et tendre. Les cloches de l'harmonica dans l'homme, qui sont les échos d'un monde supérieur, doivent, comme les cloches de verre, rester mouillées pour vibrer ici-bas.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Ah ! ce n'est que dans les instants où l'on se retrouve et où l'on se quitte que l'homme peut connaître toute la plénitude de l'amour renfermé au fond de son cœur ; ce n'est qu'alors qu'il essaie de lui donner une voix tremblante et un regard expansif. — Ainsi la statue de Memnon ne résonnait et ne tressaillait sur sa base qu'au lever et au coucher du soleil ; pendant le jour, elle était seulement échauffée de ses rayons.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Les amis, les amants et les époux doivent avoir tout en commun, excepté la chambre. Les besoins grossiers du corps s'agglomèrent comme la fumée des haillons autour des flammes pures et brillantes de l'amour ; et de même que l'écho répète un plus grand nombre de syllabes en proportion de la distance de la voix, l'âme dont nous désirons un plus bel écho ne doit point être trop près de la nôtre ; aussi l'affinité des âmes s'accroît-elle en raison de l'éloignement de l'objet aimé.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Oh ! n'aimez qu'un cœur avec pureté, avec ardeur, vous aimerez ensuite tous les autres ! — Le cœur, au milieu du ciel qu'il se crée, tel que le soleil poursuivant sa carrière, ne voit dans la goutte de rosée, comme dans l'Océan, qu'un miroir qu'il échauffe et qu'il remplit.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Une fiancée montre une confiance plus noble et plus hardie que son futur qui, comme s'il était toujours sur le marché du bonheur, regarde encore dans toutes les rues de la vie.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Bien des hommes mériteraient d'être muets à cause de leurs discours.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Le destin prend souvent le bois de réglisse que les hommes se plaisent à sucer, pour s'en faire une bonne trique et pour les rosser d'importance.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Le premier amour, quoique le plus déraisonnable, est cependant le plus saint. Son bandeau est, à la vérité, plus épais et plus large, car il couvre à la fois les yeux, les oreilles et la bouche ; mais les plumes de ses ailes sont plus longues et plus blanches que celles d'aucun autre amour.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Sans sympathie, il peut y avoir de la chirurgie, mais point d'amitié.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Les plus doux instants d'une visite sont ceux qui en reculent le terme, lorsque l'on tient déjà sa canne ou son éventail en sa main, et que pourtant on ne s'en va point tout de suite.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
L'homme à théories emprunte les règles au génie pour les lui rendre ensuite. Celui qui proclame la loi se regarde comme le législateur, mais le génie jugera toujours mieux qu'il n'est jugé lui-même, car pour conférer à d'autres l'ordre de la noblesse, il faut soi-même en faire partie.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Mourir pour la vérité ce n'est point mourir pour sa patrie, mais pour le monde entier. — La vérité, comme la Vénus de Médicis, passera à la postérité en trente fragments divers ; mais celle-ci les rassemblera, et de ces débris saura former une déesse. — Ton temple, éternelle vérité, maintenant à demi caché sous la terre, mis à découvert en creusant les sépultures de tes martyrs, s'élèvera au-dessus du sol, et chacune de ses colonnes de bronze, dominera une tombe chérie.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
La poésie n'est qu'un synonyme de l'amour le plus sublime et le plus étendu ; elle isole et affranchit la nature de la mort toujours officieuse ; elle lui donne une âme, comme un Dieu, rien que pour aimer, et elle la pare comme une mère, pour aimer encore davantage. Il est vrai que notre pouvoir se borne aujourd'hui à animer les montagnes, les arbres et les étoiles qui charmaient les Grecs comme autant de divinités, et à vivifier ce qu'ils déifiaient.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
L'homme supérieur ne s'enfle pas comme un ballon, d'autant plus qu'il s'élève davantage ; il en diffère aussi en ce qu'il monte seulement du vide dans le plein.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Combien un regard est fugitif et passager ! Cependant l'homme, au milieu de l'immensité des mondes, s'attache souvent au plus petit, au globe qu'une paupière recouvre, au regard si vite effacé et qui à peine a existé.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
L'amour amoindrit la pudeur de la femme et augmente celle de l'homme.
Jean-Paul Richter ; Titan, XXXIV (1803)
Un amour violent veut seulement punir et pardonner ensuite. Le plus haut degré de l'amour ne connaît que oui et non, point d'intermédiaire, point de purgatoire, rien que le ciel et l'enfer.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Celui qui ne regarderait le tombeau que comme une galerie souterraine communiquant avec des globes voisins ne devrait pas s'effrayer de son ignorance de l'autre monde ; et parce que les eaux profondes de la Mer Morte sont impénétrables à nos regards, nous ne pouvons en conclure que les montagnes de l'humanité ne se prolongent point sous la Mer Morte, de même que toutes les chaînes de montagnes s'étendent sous l'Océan.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Agir est vivre, c'est là que tend l'homme tout entier, c'est là ce qui le fait fleurir dans tous ses rameaux.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Les racines morales de l'humanité ressemblent à celles de l'acajou qui pénètrent lentement à travers le roc, mais finissent par le briser en éclats.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Des nuages de l'erreur s'amoncelleront plus tard les orages de la passion.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Un homme seul peut voir avec une indifférence complète l'amour dont il est l'objet, une femme ne peut jamais y rester insensible.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Homme sans femme, tête sans corps ; femme sans homme, corps sans tête.
Jean-Paul Richter ; Blumen, frucht und dornenstücke (1818)
Les dieux de la vengeance exercent en silence.
Jean-Paul Richter ; Blumen, frucht und dornenstücke (1818)
Un petit peu fait plus de mal qu'un petit peu moins.
Jean-Paul Richter ; Blumen, frucht und dornenstücke (1818)
Les hommes de génie s'attaquent volontiers à ceux qui leur ressemblent, comme les chiens de chasse qui, parmi toutes les autres bêtes fauves, se plaisent davantage à courir le renard, quoiqu'il soit leur plus proche parent et qu'il exhale l'odeur la plus fétide.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Tous les sentiments ont cela de particulier que l'on croit les éprouver seul ; c'est ainsi que le jeune homme regarde l'amour qu'il ressent comme un météore qui ne brille que pour lui. Mais l'on rencontre en tous lieux de belles âmes qui se reposent dans le sein de la nature, qui respectent les rêves de l'amour, même lorsqu'elles sont réveillées des leurs ; qui, environnées d'hommes grossiers devant lesquels elles doivent cacher leurs rêveries sur la seconde vie ou leurs larmes sur la première, répandent plus de bonheur autour d'elles qu'elles n'en reçoivent.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Un amant seul peut sympathiser avec l'ivresse de deux nouveaux époux.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Il y a des gens qui n'ont jamais l'air aussi dur, ni plus de disposition à l'être, qu'au moment de leur plus grand attendrissement, tels que la neige qui se durcit encore un peu avant le dégel.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Rien de plus dangereux que de réconcilier deux personnes à moins que l'on ne soit soi-même l'une des deux ; les brouiller est beaucoup plus facile et plus sûr.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Les personnes qui ont le talent de toucher les autres n'ont malheureusement que trop souvent aussi celui de ne rien sentir elles-mêmes.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Nos principes grandissent loin des hommes, nos actions se développent au milieu d'eux. Les théories solitaires se mûrissent hors de la cloche du savoir, et s'appliquent à l'avantage de la société. Parmi les hommes, on ne peut devenir meilleur, si l'on n'était déjà bon auparavant.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Les femmes aiment la force sans l'imiter ; les hommes aiment la tendresse sans la payer de retour.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
La politique a beau se voiler à nos regards, elle montre au monde ses morts, ses champs de bataille, et ses fleuves dont le sang et les larmes marquent le cours. C'est ainsi que les membres de la confrérie des morts à Rome marchent revêtus d'une longue robe blanche qui cache jusqu'à leur visage ; mais ils portent les cadavres à découvert, le soleil éclaire ces traits livides et ces yeux fermés pour toujours.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Jean-Paul Richter ; Les pensées et réflexions (1829)
Le désespoir est le suicide du cœur.
Jean-Paul Richter ; Quintus fixlein (1796)
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