Paul Auguste Brulat (2)

Les citations célèbres de Paul Brulat :

Si je ne vaux rien en dix lignes, je vaudrai peut-être quelque chose en cent pages ! Je pousserai mon bouquin jusqu'au bout, quitte à le jeter au feu après si c'est raté, pour en entreprendre un autre. J'en vois qui, à vingt-ans, ont du talent, ils savent écrire. Moi, je suis un esprit lent à se développer, un de ceux qui atteignent tard à leur épanouissement.
Paul Brulat ; Le reporteur (1898)

La page blanche me fait peur, mais dès que j'ai pris la plume, tout s'en va.
Paul Brulat ; Le reporteur (1898)

Le sommeil, il n'y a que ça de merveilleux sur terre !
Paul Brulat ; Le reporteur (1898)

Quel malheur de vivre trop longtemps, de n'être point mort avec les siens, ceux qui sentaient et pensaient comme vous, de vieillir lentement dans ce silence et cette solitude, de voir autour de soi la terre rajeunir et de jeunes gloires apparaître, dédaigneuses du passé !
Paul Brulat ; Le reporteur (1898)

La presse est fantasque, capricieuse, affolée parfois, voilà surtout son défaut. Mais, somme toute, elle fait plus de bien que de mal, et on doit y trouver autant d'honnêteté qu'ailleurs, et peut-être plus de spontanéité généreuse. Si elle n'a pas une réputation meilleure, c'est que leurs journalistes mettent toute leur canaillerie à se salir et à se dévorer les uns les autres. Puis, calomnier la presse, c'est calomnier la littérature, car presque tous les écrivains aujourd'hui font du journalisme.
Paul Brulat ; Le reporteur (1898)

Chacun aujourd'hui veut écrire, moi, j'estime qu'il vaudrait mieux vivre. Il y a déjà trop de livres ; il en paraît, à Paris, cinquante par semaine qu'on ne lit pas, et qui vont jaunir sur les quais de la Seine.
Paul Brulat ; Le reporteur (1898)

Si le succès vient un jour tant mieux, mais je ferai mon œuvre sans m'inquiéter de ça. Cette soif du succès est malsaine pour l'écrivain, c'est cela qui a gâté notre génération, qui la pousse à toutes les extravagances, à toutes les folies. Les plus heureux sont ceux qui réussissent tard.
Paul Brulat ; Le reporteur (1898)

La plus grosse sottise, placée dans la bouche d'autrui, captive le public !
Paul Brulat ; Le reporteur (1898)

Tous les prétextes sont bons quand on veut se débarrasser de quelqu'un.
Paul Brulat ; Le reporteur (1898)

La vie est large, il y a de la place pour tous.
Paul Brulat ; Le reporteur (1898)

Il est dangereux de s'attaquer au journalisme, qui seul, aujourd'hui, fait vivre l'écrivain, qui établit et détruit les réputations, distribue la gloire ou l'infamie, – puissance telle que les hommes et les évènements n'ont que l'importance qu'elle veut bien leur donner.
Paul Brulat ; Le reporteur (1898)

La presse, qui dénonce, attaque, flétrit, se donne le droit de relever les abus et les torts de chacun, ne peut prétendre demeurer invulnérable, se soustraire à toute critique. Car elle exercerait un despotisme inacceptable en notre temps et contre lequel un écrivain libre aurait le devoir de s'élever. Elle a, d'ailleurs, bec et ongle pour se défendre, tandis que ses victimes n'ont contre elle que des recours illusoires. Son silence seul peut être mortel.
Paul Brulat ; Le reporteur (1898)

Il faut aimer la vérité, ne trouver de joie qu'en elle et la dire, quoi qu'il en coûte.
Paul Brulat ; Le reporteur (1898)

Le talent réduit à lui-même ne suffit pas toujours s'il n'est soutenu par le savoir-faire.
Paul Brulat ; L'histoire populaire d'Émile Zola (1909)

L'action ne vaut que lorsqu'elle s'appuie sur l'idée.
Paul Brulat ; L'histoire populaire du général Galliéni (1920)

Ne plaignons pas trop les jeunes gens qui entrent dénués dans la vie et ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Ce n'est pas toujours un bien pour la jeunesse que d'avoir de l'argent, des protecteurs puissants, un avenir assuré. Beaucoup s'endorment dans ce bien-être et dans cette assurance.
Paul Brulat ; L'histoire populaire d'Émile Zola (1909)

Il faut vivre, vivre tout entier, vivre toute la vie, et plutôt la souffrance, la souffrance seule que le renoncement à ce qu'on a de vivant et d'humain en soi.
Paul Brulat ; L'histoire populaire d'Émile Zola (1909)

Une femme est souvent plus punie pour ses vertus que pour ses vices.
Paul Brulat ; Les pensées choisies (1919)

Un homme fait sa vie, une femme subit la sienne.
Paul Brulat ; Les pensées choisies (1919)

Le bien ne fait pas de bruit.
Paul Brulat ; Les tendances nouvelles, n°25 (1906)

La publicité a tué la critique : il faut que tout rapporte.
Paul Brulat ; Les tendances nouvelles, n°25 (1906)

La presse, toute puissante maîtresse de l'opinion, est capable de tout bien et de tout mal.
Paul Brulat ; Les tendances nouvelles, n°25 (1906)

L'imprévu seul arrive.
Paul Brulat ; Les pensées choisies (1919)

On s'illusionne d'abord, on se révolte ensuite, on se résigne enfin.
Paul Brulat ; Les pensées choisies (1919)

On détrousse au coin des lois plus sûrement qu'au coin des bois.
Paul Brulat ; Les pensées choisies (1919)

La liste des auteurs populaires :