Reynaud de Montlosier (2)

Les citations célèbres de Reynaud de Montlosier :

On ne veut que ce qu'on aime ; on n'aime que ce qu'on connaît. L'homme moral est composé de ces trois facultés, connaître, aimer et vouloir.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

La haine s'assouvit en donnant la mort, comme l'amour en donnant la vie.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

L'enfant ne doit pas donner, il ne doit que recevoir.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

Il y en a que l'argent rend malheureux, il y en a d'autres qu'il rend stupides.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

La réciprocité des communications fait le bonheur de l'amitié ; plus réservé, plus sage que l'amour, l'amitié a moins de vivacité, elle donne avec moins d'abondance : elle ne tarit jamais. L'amitié peut attendre, elle est généreuse ; l'amour est impatient. L'amitié n'a pas d'orgueil, l'amour en est hérissé.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

Un ton faux, dans nos communications, en détruit l'effet.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

La grâce est un accord dans les mouvements ; la beauté est un accord dans les traits.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

Une volonté déréglée ou injuste nous met en guerre avec nos semblables ; elle nous fait tomber dans les habitudes qu'on appelle vices, ou dans les actes qu'on appelle crimes. Elle nous entoure de haine et de dangers.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

Un peu de liberté donne à notre âme de l'élévation et de l'essor. Un peu de dépendance augmente la douceur des communications, elle est le lien qui forme les sociétés.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

Annoncer ouvertement ses volontés est un parti qui peut réussir à un homme fort.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

L'attrait vif des plaisirs, le sentiment vif des peines ; tels sont les deux grands écueils qui se trouvent sur la route de la vie. La sagesse les a marqués depuis longtemps. Elle nous recommande de dominer l'attrait des plaisirs par l'habitude de les dédaigner, par des mœurs et une éducation austères, c'est-à-dire par la tempérance.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

Tout ce qui nous donne des jouissances très vives est presque toujours un excès. Une heure de plaisir peut détruire notre bonheur, comme une heure d'ivresse peut altérer notre santé.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

Un peu de philosophie éloigne de la connaissance de Dieu, mais que plus approfondie, elle y ramène. Un peu d'art nous éloigne de même de la nature. Il nous en rapproche à mesure qu'il se perfectionne.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

Les manières d'un homme violent font sur un homme calme la même impression que celles d'un homme ivre. Le ton violent dérange notre repos, désorganise notre accord. On aborde rarement les hommes avec un ton de ce genre. L'amour même quand il débute par des formes trop impétueuses est rarement heureux.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

La douceur est une disposition générale produite par la bonté ; c'est la condescendance et la flexibilité de notre ton au ton des autres. Mais cette flexibilité doit être volontaire, elle doit être produite avec ressort. Sans ressort l'homme n'est plus doux, il est faible. Il n'y a pas d'abandon de sa part, il n'y a point de sacrifice ; il y a soumission, servitude.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

Un homme du monde peut avoir de l'aménité sans être doux.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

La douceur qui descend jusqu'à la soumission devient de la faiblesse.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

Heureux ceux qui peuvent se contenter de communications obscures ; la douce paix n'abandonnera pas leur vie. Il est des âmes agitées et impatientes auxquelles il faut un plus grand théâtre. Le peintre, le musicien appellent de tout côté le bruit, l'admiration, les suffrages ; le guerrier qui vend sa vie à un peu de renommée, le penseur qui confie à de vaines feuilles le fruit de ses méditations, le vent qui transporte les semences de l'automne ou les poussières fécondantes des étamines des fleurs au printemps, obéissent au même mouvement.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

Nos communications, pour avoir de la valeur, doivent d'abord être sincères, c'est là leur premier caractère. Si elles ont ensuite de la modestie dans leurs formes, et de la bonté dans leur objet, ce second caractère en augmentera le prix.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

Comme on a soupiré pour s'unir, on soupire pour se séparer.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

Nous attribuons souvent aux autres l'art que nous mettons nous-mêmes à nous tromper.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

Une discordance dans le ton de la voix trahit presque toujours la bouche faussaire.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

Les hommes quand ils veulent communiquer ensemble semblent avoir absolument besoin de la parole. Quelle est cette singularité qui fait, lorsque tout le reste de la nature s'entend et correspond en silence, que l'homme a besoin de donner un son à ce qu'il pense, une image à ce qu'il désire ? Si nous avions plus de calme, ah ! sans doute, nous nous entendrions les uns les autres intérieurement, l'attention suffirait. Le langage serait inutile.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

Au moment d'un orage, le maître a rarement besoin de presser le moissonneur. La nuée qui se montre sur l'horizon commande encore plus que le maître.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

La bombe lancée par l'effet de la poudre à canon a beau s'élever dans les airs, à un moment donné, il faut qu'elle redescende et qu'elle cède à cette force générale de gravité contre laquelle elle a lutté et qu'elle n'a pu vaincre. La vie de l'homme suit la même loi, et décrit la même parabole. Elle s'élève avec la jeunesse, elle a un moment de station avec l'âge mûr, puis elle tombe avec la décrépitude.
François de Reynaud de Montlosier ; Les mystères de la vie humaine (1829)

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