Paul Bernard, dit Tristan Bernard

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Tristan Bernard

Romancier, nouvelliste et auteur dramatique français né le 7 septembre 1866 à Besançon dans le Doubs, Tristan Bernard, nom de plume de Paul Bernard, est décédé le 7 décembre 1947 à Paris à l'âge de 81 ans.

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Les 47 citations de Tristan Bernard :

L'amour qu'il avait pour elle, l'amour qu'elle avait pour lui, se cherchèrent et se joignirent enfin sur leurs bouches unies. Ce baiser, enivrant pendant plusieurs secondes, dura très longtemps.
Tristan Bernard ; Les mémoires d'un jeune homme rangé (1899)

Lire chez soi, si loin de Paris qu'on habite, les œuvres dramatiques nouvelles, dont tout le monde parle et qu'on ne pourra entendre et applaudir que plus tard, c'est un des plus grands plaisirs intellectuels que l'on puisse éprouver.
Tristan Bernard ; Sa sœur, le 7 février 1907.

Je suis à un âge où l'on se fout bien d'être cocu, mais on ne se fout pas d'être plaqué !
Tristan Bernard ; Daisy, le 13 mai 1902.

De nos jours être cocu est le plus banal des accidents !
Tristan Bernard ; La partie de bridge, le 24 avril 1937.

C'est un temps si charmant que celui des fiançailles ! Si ça pouvait durer ! Ces moments d'attente délicieuse, on ne les retrouve jamais. Je ne profite pas des choses quand elles passent si vite.
Tristan Bernard ; Le danseur inconnu, le 29 décembre 1909.

Je ne suis pas de ceux qui s'imaginent qu'ils n'ont qu'à ouvrir la bouche pour que les alouettes y tombent toutes rôties... Non, mais tout de même j'ouvre la bouche de temps en temps... Le ciel peut m'aider d'ailleurs un peu, car je m'aide autant que je puis.
Tristan Bernard ; Silvérie ou Les fonds hollandais, le 19 mai 1898.

C'est curieux comme l'argent aide à supporter la pauvreté !
Tristan Bernard ; Silvérie ou Les fonds hollandais, le 19 mai 1898.

Une fois les cartes rangées, l'habileté du joueur intervient. Il s'agit de tirer d'un bon jeu le meilleur parti, ou de se défendre héroïquement, d'éviter le désastre complet avec un jeu lamentable.
Tristan Bernard ; Nicolas Bergère, joies et déconvenues d'un jeune boxeur (1911)

Rien n'émancipe un homme autant que le jeu. Comme, dès que l'on a un peu joué, on se sent moins esclave de l'argent.
Tristan Bernard ; Le marquis des stades (2017)

Si vous étiez Roi, que feriez-vous ? — Si j'étais Roi, je me méfierais des As.
Tristan Bernard ; Le marquis des stades (2017)

Pourquoi ont été faits les kilomètres ? Ils ont été faits pour être bouffés.
Tristan Bernard ; Le marquis des stades (2017)

Comme il a le cou très court, il a toujours l'air de hausser les épaules.
Tristan Bernard ; Les mémoires d'un jeune homme rangé (1899)

L'expérience, c'est de se dire : Mon Dieu, que j'ai été... bête !
Tristan Bernard ; L'esprit de Tristan Bernard (1925)

Prévoir, quand on ne fait que prévoir, c'est mourir d'inertie.
Tristan Bernard ; Le poil civil (1915)

La volonté des hommes contrarie souvent la bonne volonté du destin.
Tristan Bernard ; Triplepatte, le 30 novembre 1905.

Il n'est qu'un plaisir plus grand que celui de se laver, c'est celui de ne pas se laver.
Tristan Bernard ; Les veillées du chauffeur (1909)

On ne voyage vraiment que par les grands chemins.
Tristan Bernard ; Les veillées du chauffeur (1909)

Il y a des imprudents qui, pour ne pas avoir peur de leur imprudence, préfèrent en tirer un certain orgueil.
Tristan Bernard ; L'enfant prodigue du Vésinet (1921)

Les hommes ne sont pas tout à fait bons, ni carrément méchants.
Tristan Bernard ; Les contes, répliques et bons mots (1964)

Les hommes détestent ataviquement les résolutions à prendre. Au cours de longs siècles de liberté et de responsabilité totale, ils ont trop souvent connu l'ennui d'être obligés d'agir.
Tristan Bernard ; L'enfant prodigue du Vésinet (1921)

Je suis à l'âge où l'on goûte le mieux le plaisir d'aimer, et où l'on apprécie le plus la satisfaction de ne pas aimer. C'est pour moi un très grand agrément qu'une tendre conversation avec une jolie femme. Il n'y en a qu'un de plus grand : c'est d'être seul dans un bon lit où l'on est bien tranquille.
Tristan Bernard ; L'esprit de Tristan Bernard (1925)

Les mensonges nous entraînent dans des complications à n'en plus finir !
Tristan Bernard ; Sa sœur, le 7 février 1907.

Pour être heureux avec les êtres, il ne faut leur demander que ce qu'ils peuvent donner.
Tristan Bernard ; L'enfant prodigue du Vésinet (1921)

Le costume d'académicien coûte cher, trop cher, j'attends qu'il en meure un qui ait ma taille.
Tristan Bernard ; L'esprit de Tristan Bernard (1925)

Vous allez voir qu'un jour on va nous déclarer la paix et que nous ne serons pas prêts.
Tristan Bernard ; L'esprit de Tristan Bernard (1925)