Maurice Chapelan

Quelques mots sur l'auteur :

Maurice Chapelan

Journaliste, grammairien et scénariste français né le 1er janvier 1906 à Valence dans la Drôme, Maurice Chapelan est mort le 14 mars 1992 à son domicile de Coye-la-Forêt situé dans l'Oise.

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Les 74 citations de Maurice Chapelan :

La poussière, qui couvre la tête de chacun des livres de ma bibliothèque, n'est enlevée que par moi, d'un souffle, quand je dérange l'un d'eux, dont j'ai besoin. L'absence de cette poussière, ou les différentes épaisseurs de sa couche, selon les auteurs et les titres, témoignent assez justement de mes goûts, de mon savoir, de mes lacunes, de mes ferveurs et de mon mépris.
Maurice Chapelan ; Lire et écrire (1960)

Cela m'est égal que d'autres aient écrit avant moi ce que je suis en train d'écrire, car c'est à la vie et non dans les livres que je prends mon bien.
Maurice Chapelan ; Lire et écrire (1960)

Ce qui me charme le plus, en rouvrant les Pensées de Goethe, ce sont les feuilles et les petites fleurs des bois desséchées que j'avais mises un jour entre leurs pages.
Maurice Chapelan ; Lire et écrire (1960)

Je suis, tu es, il est, nous sommes tous des vaniteux, et sans vanité, la vie fade.
Maurice Chapelan ; Lire et écrire (1960)

Il y a les femmes avec qui on fait l'amour, et celles avec qui l'on en parle.
Maurice Chapelan ; Main courante (1957)

Je vous aime : que vous me plaisez ! vous m'avez déplu.
Maurice Chapelan ; Amours amour (1967)

L'absence est un arsenic : un peu fortifie l'amour, beaucoup le tue.
Maurice Chapelan ; Amours amour (1967)

Les chagrins d'amour sécrètent un poison qui le tue.
Maurice Chapelan ; Rien n'est jamais fini (1977)

Les fesses appellent la fessée, c'est là un sentiment universel qu'on éprouve du berceau à la tombe et que partagent les ecclésiastiques.
Maurice Chapelan ; Main courante (1957)

L'intrigant partout voit l'intrigue : il la porte dans son œil.
Maurice Chapelan ; Main courante (1957)

L'air de franchise est impénétrable, on ne sait jamais ce qu'il cache.
Maurice Chapelan ; Main courante (1957)

L'hypocrite est peut-être le premier à se prendre pour ce qu'il voudrait qu'on le prît.
Maurice Chapelan ; Main courante (1957)

L'âge, qui raréfie, aiguise.
Maurice Chapelan ; Main courante (1957)

Longtemps l'enfant persiste dans l'homme et l'accompagne, jusqu'au jour où il semble soudain lui lâcher la main et le voici qui s'éloigne, qui rapetisse et qui disparaît. C'est que nous avons franchi notre sommet, et commençons à descendre. Les rides, les poches sous les yeux, la calvitie, le pourrissement de la denture, le ramollissement des chairs, vus de l'intérieur de soi-même, c'est un petit garçon qui les supporte et s'en afflige, tout étonné du mauvais tour qu'a fini par lui jouer la vie.
Maurice Chapelan ; Main courante (1957)

Il faut beaucoup d'amour pour aller jusqu'au bout d'un peu.
Maurice Chapelan ; Amours amour (1967)

S'étendre est plus facile que s'entendre, et s'étreindre que s'atteindre.
Maurice Chapelan ; Amours amour (1967)

Plus de gens meurent ou tuent par amour-propre que par amour.
Maurice Chapelan ; Amours amour (1967)

La simplicité a toujours été l'attribut de la vérité.
Maurice Chapelan ; Amoralités familières (1964)

Que le bonheur qu'on prend ne soit pas du malheur qu'on donne.
Maurice Chapelan ; Amours amour (1967)

Je t'aime, tu t'aimes, on sème.
Maurice Chapelan ; Amours amour (1967)

Le bonheur est du sable entre les doigts du vent.
Maurice Chapelan ; Amante en abîme (1989)

La volupté, au même titre que l'ascétisme, est un devoir du corps envers l'esprit.
Maurice Chapelan ; Rien n'est jamais fini (1977)

De toutes les philosophies, la seule véritablement profonde, qui mérite le nom de sagesse, enseigne à l'homme de vivre au présent.
Maurice Chapelan ; Rien n'est jamais fini (1977)

Le drame d'aimer une femme beaucoup plus jeune que soi, et d'en être aimé, tient à la différence, non des âges, qui rend cet amour merveilleux, mais des vitesses auxquelles le temps l'emporte et vous emporte.
Maurice Chapelan ; Rien n'est jamais fini (1977)

Jeune, on pense à la mort sans l'attendre ; vieux, on l'attend sans y penser.
Maurice Chapelan ; Amours amour (1967)