Les petits poèmes d'amitié :

Envers et contre tous.

Recueil : La part du rêve - 1863.

Montre à tes amis ton cœur et ta bonne foi,
Montre ton front à tous tes adversaires.
Fidèle à ta nature et conforme à ta loi :
Laisse dire les sots, écoute les sincères,
Consulte les sensés et marche devant toi.

Henri-Frédéric Amiel Haut de page

Sans rancune.

Recueil : La part du rêve - 1863.

Au bonheur qui part sois fidèle,
Et souris-lui dès qu'il revient :
Le bonheur, comme une hirondelle,
De son nid parfois se souvient.


Henri-Frédéric Amiel Haut de page

Un ami est un soleil.

Recueil : L'amitié - 2014.

Un ami est un soleil en tes jours moroses,
Ton meilleur appui en tes heures d'ennuis ;
Un ami est celui qui te juger jamais n'ose
Et qui sans mot dire son épaule te propose.

Maxalexis Haut de page

L'amitié ne veut que ton bien.

Recueil : Des vers à coeur ouvert - 1997.

L'amitié est une main qui vous soutient,
Dans la douleur comme dans le désarroi ;
L'amitié est une oreille qui vous écoute,
Aussi bien dans la peine, que dans la joie.

Sabine Dubreuil Haut de page

Les faux amis.

Recueil : Poésies et sonnets (1750-1780)

Ainsi que les oiseaux, au retour des frimas,
Délaissent à l'envie les coteaux et les plaines,
Les prétendus amis, si vous avez des peines,
Loin de les partager, s'éloignent à grands pas.

Nicolas Joseph Florent Gilbert Haut de page

Les pires sourds.

Recueil : Il penseroso - 1858.

On méjuge de toi ; c'est dur, ami ; n'importe !
À te justifier ne passe point tes jours.
La justice vient tard ; suis ton chemin ; supporte :
Prêcher les malveillants c'est haranguer les sourds.

Henri-Frédéric Amiel Haut de page

Le mot d'ordre.

Recueil : Il penseroso - 1858.

Ne rien poursuivre, ami, c'est abdiquer sans joie :
Bataille fut toujours le mot d'ordre ici-bas.
Être libre, c'est vaincre ; il n'est pas d'autre voie ;
Vouloir, ne pas vouloir, c'est être ou n'être pas.

Henri-Frédéric Amiel Haut de page

La meilleure dorure.

Recueil : Il penseroso - 1858.

Sois en réalité tel que tu veux paraître ;
Paraître a bien son prix, être vaut mieux encor :
Ne préfères-tu pas qu'on gagne à te connaître ?
Il n'est bonne dorure, ami, que d'être d'or.

Henri-Frédéric Amiel Haut de page

Le talisman.

Recueil : Il penseroso - 1858.

Il est un feu discret qui se cache en ton âme,
Mais qui tremble et palpite à tous les coups du sort :
C'est l'espoir ! Défends bien cette petite flamme ;
Si la flamme s'éteint, ami, ton cœur est mort.

Henri-Frédéric Amiel Haut de page

Justice envers soi-même.

Recueil : Il penseroso - 1858.

Toujours plus qu'il ne faut l'on s'accuse ou l'on s'aime ;
Ami, sois juste aussi pour toi : ni faveur, ni dédain !
Comme tu vois autrui sache te voir toi-même ;
Apprends à te traiter comme un autre prochain.

Henri-Frédéric Amiel Haut de page

La patrie.

Recueil : Il penseroso - 1858.

Ami, ne déracine pas facilement ta vie ;
Où le chêne a germé, le chêne aime à grandir.
On se refait un toit, mais guère une patrie ;
Transplanter tue parfois, et toujours fait languir.

Henri-Frédéric Amiel Haut de page

L'amitié.

Recueil : Opuscules en prose et en vers - 1810.

L'amitié adoucit, calme nos peines,
En nous offrant un doux espoir :
Quand elle nous enlace de ses chaînes,
Nul être ne craint de les recevoir.

Louis Marie Patris de Breuil Haut de page

L'amitié.

Recueil : Opuscules en prose et en vers - 1810.

L'amitié, sur les épines de la vie,
Souvent de sa main sème des fleurs ;
Plus souvent encore elle essuie,
Les larmes du malheureux qui pleure.

Louis Marie Patris de Breuil Haut de page

L'amitié.

Recueil : Opuscules en prose et en vers - 1810.

L'homme, sans ami et sans aide,
Est un vain roseau battu du vent,
Qui tour à tour résiste et cède,
Et succombe le plus souvent.

Louis Marie Patris de Breuil Haut de page