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Henri-Frédéric Amiel

Quelques mots sur l'auteur :

Henri-Frédéric AmielÉcrivain et philosophe suisse romand, Henri-Frédéric Amiel est né le 27 septembre 1821 à Genève. Connu pour son journal intime monumental (16 867 pages), Henri-Frédéric Amiel est mort à l'âge de 59 ans le 11 mai 1881 à Genève. Pour de plus amples informations, lisez sa biographie sur Wikipédia.

Les 179 pensées et citations d'Henri-Frédéric Amiel :

Parfois je m'étonne de moi-même, et je m'étonne de m'étonner.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 22 octobre 1879.

Suis-je un vieillard débarrassé de la passion par les années, ou une âme philosophique qui tend à secouer par elle-même cet esclavage ? Il est probable que l'âge, l'esprit critique, et la satisfaction aidant, je suis arrivé dans la région des calmes. Gare aux ouragans qui peuvent la traverser encore !
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 13 décembre 1861.

Je sens que ma vie s'en va comme l'eau, que ma destinée s'épuise rapidement et que je n'ai rien fait de bon et que l'irréparable m'envahit comme la marée montante. Diminué, affaibli, déchu, je n'ai pas même goût à exploiter mes restes. Je ronge mon frein avec grâce et pour ne plus être dépecé malgré moi, j'abandonne toute prétention en bloc.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 15 octobre 1880.

Bien souvent on croit être véridique et on a tout transformé, les uns en bien, les autres en mal.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 21 octobre 1880.

Chacun poursuit le bonheur et le bonheur esquive la poursuite de chacun.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 18 mars 1869.

Le vulgaire c'est la majorité du public. Seulement le public est chatouilleux dans son orgueil comme le peuple roi ; il faut incliner les faisceaux consulaires devant sa prétendue majesté.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 16 juin 1878.

J'ai besoin de fréquenter davantage mes compagnons d'âge. Je sens que je m'isole, j'ai peu de points de contact. Pour l'éloquence ou pour l'influence, il faut maintenir ouverts les pores magnétiques de communication avec vos semblables.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 10 février 1846.

J'ai trop aimé et fréquenté les femmes, mais il n'est jamais trop tard pour être sage.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Les fragments d'un journal intime (1821-1881)

Ma mémoire est un crible qui ne retient plus que les gros cailloux.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 16 juin 1874.

Le temps perdu pour le bonheur et le devoir, ni le ciel ni la terre ne me sauront le moindre gré et ne me rendront la moindre parcelle. En un mot, ces retards sont une pure sottise, s'ils ne sont pas une indispensable nécessité. — Mais que faire quand on redoute l'irréparable, et qu'on a horreur des regrets ? Ecouter les appels extérieurs, les suggestions amicales, les avertissements affectueux, et ne pas s'endurcir quand on entend la voix de la bienveillance pure et l'unanimité du bon sens.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Les fragments d'un journal intime (1821-1881)

Heureux mortel qui vit dans un milieu merveilleusement adapté à ses goûts et à ses préférences !
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 3 janvier 1873.

J'ai été aimé, sans l'avoir su ni voulu, et plus d'une fois. J'ai donc fait souffrir et beaucoup. Mais ai-je trompé, ai-je torturé sciemment ? En conscience, non. J'ai été aveugle, stupide, incrédule, en fait de passions ; je n'ai jamais deviné à l'avance et j'ai à peine pu croire, à l'épreuve, que je fusse dangereux, qu'on pût s'attacher à moi d'une façon énergique, quand je n'étais qu'aimable, amical et bienveillant, sans préférence ni trouble. J'ai fait du mal, comme un hérisson pique, sans m'en douter.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 3 septembre 1860.

Le destin fait l'homme, mais l'homme fait aussi son destin.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 27 juin 1848

Les grimauds venimeux qui abritent leur insignifiance derrière le paravent d'un journal prennent pour de la compétence leur fatuité ou leur animosité. En théorie, la presse est un sacerdoce ; en pratique elle est souvent un chantage, une vendetta, une perfidie, en un mot une chose ignoble et qui s'abuse sur ses droits comme sur sa valeur.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Les fragments d'un journal intime (1821-1881)

Quand je n'aime plus du tout, je n'aime bientôt plus rien. D'un grain noir dans mon ciel je tire involontairement une tempête ; d'un atome de fiel j'empoisonne toute ma vie intérieure ; d'une semence invisible je fais germer toute une moisson de plantes vénéneuses.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 8 juillet 1853.

Je vis l'ombre d'un esprit qui traçait l'ombre d'un système avec l'ombre de l'ombre même.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 10 janvier 1868.

Gare aux commencements ! ils décident de tout le reste.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 25 mars 1868.

Les droits d'autrui sont aussi sacrés que les droits personnels.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 6 mars 1872.

On apprend quelque chose avec ceux qui savent.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 3 juin 1877.

L'impatience de la chèvre dans un esprit de tortue, cela se voit assez fréquemment.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 13 mai 1865.

À esprit borné, cœur plus large, à esprit plus large, cœur plus borné.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Les fragments d'un journal intime (1821-1881)

La vie c'est souffrir puis mourir, on n'a pas le temps de vivre.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 31 juillet 1854.

S'il est deux choses qui abondent en ce monde, c'est l'égoïsme et la paresse.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 3 avril 1865.

Les femmes ont un instinct céleste pour le malheur.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 30 mars 1872.

Avoir de la vitalité, c'est avoir frais sous la canicule et chaud sous le Sagittaire, c'est porter sa saison avec soi, et braver celle du dehors. La santé est l'indépendance du climat et du dehors. La santé de l'âme est la vraie liberté, c'est-à-dire l'équilibre dans la joie.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 22 mai 1870.

Un travail à échéance lointaine est absurde. On ne vit plus qu'au jour le jour.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 4 février 1881.

Mieux vaut la qualité que la quantité.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 11 mai 1877.

La pédanterie, c'est de châtier le prochain au lieu de soi-même, et d'entrer dans le monde avec une férule au lieu de la laisser au vestiaire.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 29 août 1879.

Une bonne épouse est une bénédiction de Dieu.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Les fragments d'un journal intime (1821-1881)

Il faut être le remorqueur de sa vie, et non la remorque.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 21 février 1865.

La malveillance et l'ineptie marchent volontiers ensemble.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 19 juillet 1879.

Le rire est un palliatif, un émulsif ; la gaieté est un bon génie, qui entretient la santé du cœur.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 30 juillet 1848.

L'amour, c'est la mort du moi pour la naissance du nous.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Les fragments d'un journal intime (1821-1881)

J'aime mieux ma propre considération que quelques milliers de francs ; il ne me semble pas que cette bagatelle puisse être interdite, car elle ne fait tort qu'à moi-même.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 27 octobre 1875.

Quand le ménage ne donne aucun bonheur, l'homme est très exposé à bifurquer.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 17 janvier 1876.

Je suis bien toujours le même, l'être errant sans nécessité, l'exilé volontaire, l'éternel voyageur, l'homme sans repos, qui, chassé par une voix intérieure, ne construit, n'achète et ne laboure nulle part, mais passe, regarde, campe et s'en va.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 21 juillet 1856.

La haine a beau être un meurtre ; le haineux n'y veut voir qu'une hygiène. C'est pour se faire du bien qu'il fait du mal, comme un chien enragé mord pour s'ôter la soif.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Les fragments d'un journal intime (1821-1881)

J'ai la passion du suicide sans en avoir le courage. Je m'enferme avec le démon de l'hypocondrie et je m'amuse à le voir sucer mes moelles.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 23 août 1863.

Qui n'espère point est à l'état chronique de démoralisation.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 7 novembre 1864.

Le manque d'amour me rend stérile, le bonheur me rendrait fécond.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 12 février 1853.

Mieux vaut échouer par le concours que d'être nommé par faveur.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 15 novembre 1848.

La bêtise cherche la bêtise, comme l'oxygène cherche le plomb.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 22 juin 1876.

Aimer, se faire aimer, voilà le but qu'il ne faudrait jamais oublier.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 10 août 1849.

L'esprit égalitaire est le contraire du goût ; il ne perçoit pas les nuances et n'admet pas la diversité des rangs intellectuels. Il rend niais en fait d'art.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 12 juin 1876.

Le mariage doit être une éducation mutuelle et infinie.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 31 mai 1848.

Un coin de ciel bleu reparaît à l'Orient, c'est comme un rideau de théâtre qui remonte.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 26 août 1873.

L'inertie, volontaire ou non, est le crépuscule funéraire de l'individu, et la société est pleine de malheureux qui se sont ensevelis eux-mêmes tout vivants sous la chape de plomb de l'homicide oisiveté.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 6 janvier 1853.

Qui aime bien égratigne sans scrupule.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 20 janvier 1880.

Ne prends au sérieux que les gens sérieux et les choses sérieuses.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Journal intime, le 28 juillet 1848.

Rien de grand sans un grand amour, mais pas de grand amour sans calvaire.
Henri-Frédéric Amiel - Œuvre : Il penseroso (1858)

Quelques œuvres de Henri-Frédéric Amiel :

La liste des auteurs populaires :