Recueil de poésie et de citations ainsi que des proverbes.

Les citations d'Auguste Guyard.

1 — Qui est Auguste Guyard ?

Photo de Auguste Guyard Biographie courte : Pédagogue, journaliste, publiciste et écrivain français né le 9 septembre 1808 à Frotey-lès-Vesoul en Haute-Saône, Auguste Guyard est décédé le 27 août 1882 à Barmouth au Pays de Galles. À sa demande, l'épitaphe suivante est gravée sur sa tombe : Ci-gît un semeur qui sema jusqu'au tombeau le vrai, le bien, le beau avec idolâtrie à travers mille combats de la plume et des bras. Tels travaux en ce monde ne se compensent pas.

2 — Les 96 pensées et citations d'Auguste Guyard :

Les critiques, les moralistes et les rhéteurs ressemblent à ces index barbouillés sur des poteaux aux carrefours des chemins, ils montrent la route qu'ils ne peuvent suivre.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Puisque la parole divise, il faut en user sobrement. Tout ce qui n'est pas nécessaire à formuler une pensée est de trop. L'éloquence est le sauf-conduit du mensonge. L'erreur a besoin de se cacher sous l'abondance et la superfluité des mots ; la vérité s'exprime brièvement ; les axiomes sont toujours courts.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Ô femmes ! C'est à vous, après Dieu, que je dois et la vie et tout le bonheur de ma vie ! Une femme m'a porté neuf mois dans son sein et a subi, pour me donner le jour, l'auguste martyr de la maternité ! Une femme a bercé dans ses bras mon enfance et l'a endormie au bruit de ses caresses et de ses chants ! Une femme m'a nourri de sa substance ! C'est à sa blanche et rose mamelle que j'ai sucé, avec le lait, cet amour et cette tendresse que plus tard mes lèvres brûlantes lui rendirent en voluptueux baisers ! C'est dans les enivrements et les transports d'un premier amour, qu'à seize ans, j'ai goûté, sur la terre, les plaisirs et les joies du ciel ; ces plaisirs et ces joies que le cœur suffit à peine pour sentir et qu'aucune langue ne saurait exprimer. C'est à l'affection, au dévouement et à la tendre amitié d'une femme que je devrai les jouissances plus calmes et non moins douces de l'âge mûr, les consolations et les adoucissements de la vieillesse. Merci donc, ô femmes ! merci, trois fois merci de tout le bonheur que j'ai reçu et de celui qui m'est réservé encore ! La reconnaissance la plus vive, une reconnaissance éternelle me voue pour jamais à votre défense, à votre amour et à votre culte, légitime comme celui des anges. Car, vous aimer, c'est aimer les plus charmants et les plus doux attributs de Dieu ; vous honorer et vous défendre, c'est honorer et défendre les anges de Dieu ; vous posséder enfin, c'est posséder le ciel de Dieu.

Auguste Guyard - L'hymne à la femme (1844)

Apprendre et oublier, c'est perdre son temps, On n'est pas savant par cela qu'on a appris, mais par cela qu'on a retenu. La répétition est donc d'une haute importance, elle est nécessaire, elle doit être incessante et se faire toujours sous un point de vue nouveau, afin d'apprendre à chaque fois quelque chose de plus.

Auguste Guyard - Jacotot et sa méthode (1840)

S'il est dans la nature de l'homme d'apprendre et de retenir, il est aussi dans sa nature d'oublier. Or il n'y a qu'un seul moyen de fixer d'une manière durable et indélébile dans notre mémoire les idées qui lui ont été confiées, c'est la répétition. La répétition est le plus puissant de tous les exercices mnémoniques, il est la base de tous les autres.

Auguste Guyard - Jacotot et sa méthode (1840)

L'Émancipation est un bien que tous les parents devraient ambitionner de laisser, en mourant, à leurs enfants, comme le trésor le plus réel et le plus précieux, comme un anneau magique et préservateur qui peut tenir lieu de tout, mais que rien ne peut remplacer !

Auguste Guyard - Jacotot et sa méthode (1840)

L'Émancipation est le premier besoin de l'homme, la seule chose qui lui soit nécessaire, indispensable ; l'homme peut se passer de la science, de la fortune, d'un rang élevé, il peut se passer de tout, mais il a toujours besoin d'être lui-même, d'être émancipé, d'être homme.

Auguste Guyard - Jacotot et sa méthode (1840)

Ce n'est pas le métier qui dégrade l'homme, mais bien l'homme qui dégrade le métier.

Auguste Guyard - Jacotot et sa méthode (1840)

Non contente de persécuter ses bienfaiteurs, la société d'aujourd'hui repousse d'abord et sans examen toutes les idées nouvelles et providentielles qui, plus tard, deviennent pour elle une source inépuisable de biens et de plaisirs.

Auguste Guyard - Jacotot et sa méthode (1840)

L'enfant est un artiste qui cherche le pourquoi de tout et qui le trouve.

Auguste Guyard - Jacotot et sa méthode (1840)

S'il est nécessaire que les occupations, les conditions et les fortunes soient diverses et inégales parmi des citoyens, il faut que l'éducation et l'instruction soient égales et uniformes parmi des hommes ; parce que l'homme est fait pour comprendre son semblable et pour en être compris ; parce qu'il est né pour le progrès et une perfection indéfinie qu'il ne peut atteindre que par le développement intégral de toutes les facultés de sa triple nature matérielle, intellectuelle et morale, c'est-à-dire par l'éducation et l'instruction les plus élevées.

Auguste Guyard - La médecine jugée par les médecins (1841)

L'instruction que l'on donne au peuple sous le nom d'instruction primaire, et qui consiste à enseigner à lire, à écrire et à chiffrer à un être capable de com prendre comme Newton les lois de l'équilibre des mondes, de recomposer avec un os une race éteinte comme Cuvier, ou de lire comme lui, sur des débris, l'âge de notre planète, est une véritable dérision ; c'est une goutte d'eau jetée à un malheureux que dévore une soif ardente, une miette de pain à un homme affamé.

Auguste Guyard - La médecine jugée par les médecins (1841)

Il n'est pas toujours bon dans une société corrompue d'exprimer ses sympathies, c'est même souvent un devoir de ne le point faire. La volonté ne peut pas empêcher la combinaison fatale de deux fluides, mais elle peut toujours en empêcher la déclaration et l'aveu.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

L'amour et les scrupules s'alimentent par les efforts même qu'on fait pour les détruire. Dans les deux cas, le traitement par les contraires est funeste. Amants et scrupuleux ! point de salut pour vous hors de l'homéopathie. L'amour de Dieu ou de l'humanité vous guérira de l'amour qui vous pèse, et vous ne guérirez de vos scrupules que par celui d'être scrupuleux.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Couper court et sans s'arrêter : voilà comment il faut passer un torrent à la nage. Le traverser en biais c'est allonger le chemin, et l'on se noie lorsqu'on s'arrête ou qu'on se laisse aller mollement au courant. Ah ! coupons court aussi le torrent du malheur !

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Rien ne pare une femme qui aime comme le sentiment religieux, il ajoute à la beauté, et embellirait la laideur si une femme qui aime pouvait être laide.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

L'amitié d'un sot est cent fois plus dangereuse que la haine d'un homme d'esprit. Un sot ami vous nuit toujours, et vous le verrez, tôt ou tard, devenir un de vos plus chauds ennemis.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

L'amitié n'est, hélas ! pour la généralité des hommes, qu'un vil commerce dans lequel chacun espère retirer un intérêt usuraire de ses avances.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

L'amitié est un nuage transparent derrière lequel l'amour se lève dans le cœur des femmes.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Un refus fait de bonne grâce appelle plutôt la reconnaissance qu'un service rendu de mauvaise humeur. En certaines choses, la forme vaut mieux que le fond.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Le vent de la fortune souffle par bouffées ; tantôt elle envoie les biens et les maux un à un ; tantôt elle les fait tomber comme la grêle. Si elle vous maltraite, espérez ; si elle vous favorise, ne vous réjouissez qu'à demi, car les inconvénients ne sont pas loin. Vient-il une pluie de contrariétés, laissez patiemment tomber l'ondée ; elle est tombée, passez, passez vite.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

S'il est vrai que les espèces évoluent et progressent, c'est-à-dire que les hommes d'aujourd'hui sont des singes d'hier, le meurtre d'un animal, pour s'en nourrir, est un homicide et une anthropophagie anticipés.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

La pudeur est le plus bel ornement des femmes. L'impudicité les dégrade.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Les femmes, en général, sont de belles petites bêtes qui mettent dans la toilette et les colifichets l'unique intérêt de la vie.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Pourquoi la plus douce amitié est-elle celle qui lie les personnes d'un sexe différent ? C'est que cette amitié est toujours, à notre insu, parfumée d'un peu d'amour.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Les animaux les plus doux, les plus courageux, les plus intelligents du globe se nourrissent de végétaux. Le mouton, le bœuf, le cheval, l'éléphant, le singe, etc., sont herbivores. Le chien, qui vit parfaitement de soupe et de pain, est plus féroce au service du boucher qu'à celui du berger.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Avant sa chute, l'homme vivait heureux dans un jardin de délices, c'est-à-dire plein de fruits exquis ; depuis sa déchéance, qui fut sans doute le meurtre d'un animal, il vit malheureux sur la terre transformée par lui en une immense boucherie. II engloutit dans ses entrailles une chair qui a souffert et il s'étonne, et il se plaint de souffrir. Le bonheur n'est que dans les jardins, retournons-y.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Ce qu'on appelle justice n'a guère été jusqu'ici, dans le monde, que l'injustice formulée en lois.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

La terre nous emporte dans l'espace avec une vitesse de 379 lieues par seconde ! C'est à peine si deux hommes ont le temps de se donner la main avant de mourir ; et nous trouvons le temps de nous disputer, de nous haïr, de nous proscrire et de nous entretuer pour des mots mal définis !

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Les ténèbres, le froid , la haine, la laideur, la méchanceté, le désordre, la maladie, la douleur, la mort, l'erreur et le mal, dans toutes leurs nuances, ne sont point nécessairement les contraires de la lumière, de la chaleur, de l'amour, de la beauté, de la bonté, de l'ordre, de la santé, du plaisir, de la vie, de la vérité et du bien ; ils n'en sont que des contrastes, des diminutifs, des doses variées, des degrés différents. Absolument parlant, les ténèbres et le mal n'existent pas, pas plus que le néant. Rien n'est absolument que l'être ou le bien ; et l'être ou le bien absolu ne peut produire, à son tour, que des êtres ou des biens relatifs.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Sans doute, l'homme est fait pour la vérité absolue ; mais en sa qualité de sujet du temps et de l'espace, il ne peut y arriver que par les mille sentiers de la vérité relative ou de l'erreur. Oui, c'est en errant, c'est-à-dire en courant à travers le temps et l'espace, après chaque forme successive de la vérité qui passe ; c'est en prenant faussement la succession pour la synthèse ; la partie pour le tout ; un des infinis et fugitifs aspects de l'être, pour l'être lui-même ; une vérité, enfin, pour la vérité, que l'homme arrivera, non pas à la pratique, mais à la contemplation de l'absolu. Ainsi, le mathématicien détermine la perpendiculaire au moyen des obliques ; ainsi, par ses chutes réitérées, l'enfant apprend à se tenir debout et à marcher.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Les vérités métaphysiques, nécessaires à l'homme, se perçoivent directement par les sens de l'âme, comme les vérités physiques, qui nous entourent, se perçoivent directement par les sens du corps. Ceux qui veulent démontrer par le raisonnement les vérités intuitives, bien plus nombreuses qu'on ne pense, ressemblent à des astronomes qui s'en iraient à l'Opéra munis de leurs télescopes. Qui veut trop voir ne voit rien. Télescope de l'esprit, le raisonnement ne doit s'appliquer qu'aux objets peu visibles à l'œil nu de l'âme, ou perdus dans l'immensité des espaces intellectuels.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Rendre le mal pour le mal est une vengeance vulgaire qui nous fait descendre au niveau de ceux qui nous ont offensés et qui les venge eux-mêmes. La plus cruelle manière de se venger, c'est de se montrer supérieur à l'offenseur par la générosité, par le pardon, par des services rendus. Cette vengeance est celle des grands orgueils et des âmes élevées.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Le mariage est la grande épreuve des sages. Le célibat, comme la richesse, ne fait que des demi-philosophes. Celui-là, seul, mérite le beau nom de sage, qui a su résister à la triple épreuve du mariage, de la famille et de la pauvreté.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Qu'est-ce que le mariage ? C'est, le plus souvent, un sacrement qui en vaut deux : le mariage et la pénitence ; c'est un lien contradictoirement indissoluble qui unit les corps, désunit les âmes, et dissous les mœurs ; c'est un pays désolé que les étrangers visitent et que les habitants fuient ; c'est une sottise à deux et une galère à trois ; c'est l'extrême-onction de l'amour et le tombeau de l'enthousiasme et de l'idéal ; c'est... c'est... on ne finirait point ! Il faut avouer, cependant, que le mariage est un bien social relatif comparé au concubinage, en ce qu'il assure une assistance légale aux femmes et aux enfants.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Coquette de corps, c'est bien ; coquette d'esprit, c'est mieux ; coquette de cœur, c'est très mal !

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

La sympathie entre deux corps est d'autant plus grande que leur électricité contraire est plus prononcée. Il en est, tel que le potassium et l'oxygène, qui ne peuvent être mis en contact sans s'unir immédiatement. Certains hommes sont à certaines femmes, et tous les hommes sont à toutes les femmes, dans certaines circonstances ce que l'oxygène est au potassium.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

L'amour est la loi de tous les règnes. Dans tous les règnes, l'amour n'est pas libre. Voilà un morceau de marbre : c'est un composé, un mariage de chaux et d'acide carbonique. La chaux et l'acide carbonique sympathisent assez pour s'unir ; mais si l'on vient à verser sur ce marbre de l'acide sulfurique, l'affinité de la chaux pour cet acide étant plus grande que pour l'acide carbonique, elle quitte celui-ci pour s'unir à celui-là. Il en est absolument de même des affinités ou sympathies humaines.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Un solitaire aimé d'un chien, ou d'un animal quelconque, n'est plus un solitaire.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Le cœur est fait pour aimer ainsi que l'eau pour couler ; un cœur peut bien avoir ses hivers, ses cristallisations, ses léthargies, mais il se dilate, se fond et se remet en mouvement aux premières chaudes brises du printemps, au premier rayon de soleil.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Distinguons l'amour de la passion. La passion, née du hasard, délire, folie du cœur ou des sens, ainsi que toute maladie aiguë, dure peu. L'amour, au contraire, basé sur les qualités morales, sur l'estime et la vertu, est éternel : c'est un morceau de cire qui peut changer de forme et de nom, mais jamais de fond.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

N'en déplaise aux psychologues, l'amour n'est point une faculté ; c'est un mouvement de rotation de l'âme sur elle-même pour s'élancer vers l'objet qui l'attire ; c'est bien un commencement de vouloir, mais non le mouvement de locomotion de la volonté qui, étant une faculté, peut toujours commander, sinon à l'amour lui-même, du moins à l'expression de l'amour.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Notre cœur est toujours à la hauteur de notre esprit, car l'amour est l'enfant de la pensée.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Les mots sympathie, affection, amitié, amour n'expriment que les degrés, les nuances diverses d'un même sentiment qui est inexprimable parce qu'il est infini. Aimons donc sans nous inquiéter de donner à nos sentiments un nom qui les mesure ; aimons toujours : tout le temps que nous passons dans l'indifférence ou la haine est un temps perdu pour notre amélioration et pour notre bonheur.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Femmes ! ne l'oubliez point ; la bonne tenue et la décence sont les sentinelles de votre vertu. Prenez garde au laisser-aller ! du laisser-aller au laisser-faire il n'y a guère que l'épaisseur d'un fichu mal mis.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Les métaux les plus oxidables, le fer, le cuivre, par exemple, sont aussi les plus répandus et les plus utiles : ils sont l'image des classes laborieuses. L'or, l'argent, le platine qui ne s'oxident point et ne se mêlent à rien sont rares et d'une utilité restreinte : c'est l'image des riches avares et des conservateurs inintelligents.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Si la fortune fuit et méprise tant les gens d'esprit, qui le lui rendent bien, n'est-ce point par jalousie de les savoir plus riches qu'elle ?

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Généralement, il est plus honorable pour un riche de devenir pauvre que pour un pauvre de devenir riche, car on se ruine surtout par ses bonnes qualités, et l'on s'enrichit par ses mauvaises. Il est aussi difficile à une nature généreuse et rayonnante de demeurer ou de devenir riche qu'à une nature égoïste et absorbante de rester ou de devenir pauvre.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

On peut arriver à son but par les deux contraires. Souvent, l'extrême audace est l'extrême prudence : l'homme prudent passe tard et sans être aperçu ; l'homme audacieux passe vite et sans qu'on ose l'apercevoir : cela revient au même.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)

Malgré le proverbe : rien de trop, pour avoir suffisamment de certaines choses, il faut en avoir plus qu'assez. La vertu qui ne fait que remplir un cœur est une vertu stérile pour la société. Semblables à certains fleuves, la bienveillance ne devient bienfaisance ; la charité, l'amitié, ne sont vraiment utiles que lorsqu'elles débordent. On n'est donc assez bienveillant, assez bon ami, assez vertueux que lorsqu'on l'est trop.

Auguste Guyard - Quintessences (1847)
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