Victor Cherbuliez

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Victor Cherbuliez

Romancier, journaliste, auteur dramatique, essayiste et critique littéraire français né le 19 juillet 1829 à Genève en Suisse, Victor Cherbuliez est décédé le 1er juillet 1899 à Combs-la-Ville dans le département de la Seine-et-Marne en région Île-de-France à l'âge de 69 ans. Cherbuliez repose au cimetière du Montparnasse à Paris.

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Les 124 citations de Victor Cherbuliez :

Quand on sait s'y prendre, il est aisé de donner à une prison un faux air de palais ; l'essentiel est qu'une fois dedans, personne n'en puisse plus sortir.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

L'exilé n'est rien moins qu'un mort sans sépulture.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

Quand l'amour est réellement mort, on ne le ressuscite pas.
Victor Cherbuliez ; L'aventure de Ladislas Bolski (1865)

L'homme qui n'a pas reçu quelque grâce d'en haut n'est qu'une machine.
Victor Cherbuliez ; La vocation du comte Ghislain (1888)

L'esclavage ne cessera dans certains pays que le jour où vous inventerez le moyen de retirer d'une feuille de papier brouillard toute l'encre qu'elle a bue.
Victor Cherbuliez ; Les profils étrangers (1889)

Une bonne petite dispute est le meilleur des apéritifs, le plus efficace des stimulants.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

Bien des gens font à leur Dieu le sacrifice de leur raison à laquelle ils tiennent peu, et n'ont garde de lui sacrifier la moindre de leurs passions auxquelles ils tiennent beaucoup.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

Le plus grand fléau de notre pauvre espèce, ce sont les idées confuses. Folles ambitions, sottes vanités, tout vient de là. Quiconque voit clair découvre que le bonheur est de vivre au fond d'une retraite avec sa bien-aimée.
Victor Cherbuliez ; Le roman d'une honnête femme (1865)

Il y a des esprits pénétrants à qui leur pénétration ne sert de rien.
Victor Cherbuliez ; Le prince Vitale (1864)

Il est plus doux de donner des leçons que d'en recevoir.
Victor Cherbuliez ; La vocation du comte Ghislain (1888)

Les folies des sages sont la meilleure école pour les fous.
Victor Cherbuliez ; Meta Holdenis (1873)

Nul n'est parfait, la perfection n'est pas de ce monde.
Victor Cherbuliez ; Olivier Maugant (1885)

Il faut toujours s'arranger pour faire d'une pierre deux coups.
Victor Cherbuliez ; La ferme du Choquard (1883)

On s'égratigne quelquefois en voulant égratigner autrui.
Victor Cherbuliez ; La vocation du comte Ghislain (1888)

Les jeunes filles commencent presque toutes par le roman de l'amitié, qui prépare celui de l'amour, et qui n'est pas toujours le moins romanesque des deux.
Victor Cherbuliez ; La vocation du comte Ghislain (1888)

Dans tout homme il y a plus d'un homme.
Victor Cherbuliez ; L'art et la nature (1892)

Une vieille querelle est toujours prête à se rallumer.
Victor Cherbuliez ; La bête (1887)

Je meurs de soif auprès de la fontaine !
Victor Cherbuliez ; Le secret du précepteur (1893)

Le mariage est une institution, et l'amour un reste de la vie sauvage.
Victor Cherbuliez ; Le roman d'une honnête femme (1865)

Le fond des choses dans le mariage, c'est la crémaillère, qu'à le bien prendre c'est même à cela que se réduit cette admirable institution.
Victor Cherbuliez ; Le roman d'une honnête femme (1865)

La discipline ! la discipline ! Quand elle s'en va d'un pays, tout s'en va !
Victor Cherbuliez ; La bête (1887)

Les pipes dont on est le plus fier sont celles qu'on ne fume pas.
Victor Cherbuliez ; La ferme du Choquard (1883)

Les sœurs aînées servent de tutrices à leurs cadettes.
Victor Cherbuliez ; Une gageure (1890)

Défiez-vous de vos scrupules ; les scrupules énervent la volonté.
Victor Cherbuliez ; L'aventure de Ladislas Bolski (1865)

La mort est une halte dans la vie, un temps de jachères, auquel succèdent de nouvelles moissons !
Victor Cherbuliez ; Le comte Kostia (1863)

Les âges de l'ignorance inspirée sont à jamais passés ; celui même qui est né de nos jours avec le don de poésie est obligé de mériter son inspiration par l'assiduité de son labeur, et de la conquérir à la sueur de son intelligence.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

Le fond de l'amour est une curiosité toujours renaissante et toujours déçue. On se croit à chaque instant sur la voie d'une découverte ; mais en arrivant à la dernière ligne du chapitre, on s'aperçoit qu'on l'avait déjà lu : il n'y avait de changé que la vignette du frontispice.
Victor Cherbuliez ; Le grand œuvre (1867)

Les erreurs sont très coûteuses pour les gens d'esprit.
Victor Cherbuliez ; L'idée de Jean Têterol (1878)

Il у a des génies qui, méconnus de leur vivant, ont besoin de quelques années de cercueil pour se faire rendre par un monde ingrat une tardive justice.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

Le plus sceptique des hommes est sceptique en femmes, sceptique en affaires, sceptique en religion.
Victor Cherbuliez ; Noirs et rouges (1881)

Un scepticisme précoce démêle trop tôt l'envers de toute chose.
Victor Cherbuliez ; Le fiancé de Mademoiselle Saint-Maur (1876)

Les peines de cœur, c'est une affaire de trois semaines, comme les rhumes.
Victor Cherbuliez ; Le fiancé de Mademoiselle Saint-Maur (1876)

Les embarras du style trahissent parfois les embarras de la conscience.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

À force de voir des sapins, on finit par trouver de l'esprit aux platanes.
Victor Cherbuliez ; Le roman d'une honnête femme (1865)

Le serpent ne devient dragon qu'après avoir mangé un serpent.
Victor Cherbuliez ; Les études de littérature et d'art (1873)

Il faut toujours se défier des esprits pointus.
Victor Cherbuliez ; La revanche de Joseph Noirel (1882)

Aujourd'hui les hommes de caractère sont facilement suspects.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

Il ne suffit pas d'aimer son prochain comme soi-même, il faut l'aimer comme il désire qu'on l'aime.
Victor Cherbuliez ; L'Allemagne politique depuis la paix de Prague (1866-1870)

L'imprévu est un maître aux fantaisies changeantes ; on ne peut l'aimer sans le redouter un peu.
Victor Cherbuliez ; Le roman d'une honnête femme (1865)

Les aigles a qui on interdit de regarder le soleil se dévorent et prennent la vie en dégoût.
Victor Cherbuliez ; Le prince Vitale (1864)

Les poltrons sont toujours bien aise qu'on leur accorde un sursis ; ils se flattent que le lendemain le courage leur viendra.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

Certaines peurs ont leurs délices.
Victor Cherbuliez ; Noirs et rouges (1881)

C'est une race très dangereuse que celle des artistes sans talent.
Victor Cherbuliez ; Les amours fragiles (1880)

La poésie est une chose qu'on porte avec soi partout.
Victor Cherbuliez ; Paule Méré (1864)

La discipline de la volonté est le secret des conquêtes durables et des longs bonheurs.
Victor Cherbuliez ; Meta Holdenis (1873)

Ce n'est pas assez d'attendre l'occasion, il faut la flairer et la guetter.
Victor Cherbuliez ; Les hommes et les choses du temps présent (1883)

On prend son parti de la solitude, mais on ne se fait guère à l'isolement.
Victor Cherbuliez ; Meta Holdenis (1873)

Ce que nous avons de meilleur est souvent la source de nos plus grands embarras.
Victor Cherbuliez ; Meta Holdenis (1873)

La diplomatie est un art qui en comprend quatre : l'art de s'informer, lequel demande des yeux et des oreilles ; l'art de renseigner, dont la première condition est de savoir se mettre à la place des autres ; l'art de conseiller, le plus délicat de tous, et enfin l'art de négocier, où le caractère doit venir en aide à l'esprit.
Victor Cherbuliez ; Meta Holdenis (1873)

Un grain de foi transporte les montagnes.
Victor Cherbuliez ; Le roman d'une honnête femme (1865)