Victor Cherbuliez

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Victor Cherbuliez

Romancier, journaliste, auteur dramatique, essayiste et critique littéraire français né le 19 juillet 1829 à Genève en Suisse, Victor Cherbuliez est décédé le 1er juillet 1899 à Combs-la-Ville dans le département de la Seine-et-Marne en région Île-de-France à l'âge de 69 ans. Cherbuliez repose au cimetière du Montparnasse à Paris.

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Les 76 citations de Victor Cherbuliez :

Les esclandres produisent toujours des éclaboussures qui rejaillissent sur tout le monde.
Victor Cherbuliez ; Samuel Brohl et compagnie (1877)

La discipline de la volonté est le secret des conquêtes durables et des longs bonheurs.
Victor Cherbuliez ; Meta Holdenis (1873)

Ce n'est pas assez d'attendre l'occasion, il faut la flairer et la guetter.
Victor Cherbuliez ; Les hommes et les choses du temps présent (1883)

On prend son parti de la solitude, mais on ne se fait guère à l'isolement.
Victor Cherbuliez ; Meta Holdenis (1873)

Ce que nous avons de meilleur est souvent la source de nos plus grands embarras.
Victor Cherbuliez ; Meta Holdenis (1873)

La diplomatie est un art qui en comprend quatre : l'art de s'informer, lequel demande des yeux et des oreilles ; l'art de renseigner, dont la première condition est de savoir se mettre à la place des autres ; l'art de conseiller, le plus délicat de tous, et enfin l'art de négocier, où le caractère doit venir en aide à l'esprit.
Victor Cherbuliez ; Meta Holdenis (1873)

Un grain de foi transporte les montagnes.
Victor Cherbuliez ; Le roman d'une honnête femme (1865)

On a beau ne pas s'aimer, on se rencontre quelquefois dans la même pensée.
Victor Cherbuliez ; Meta Holdenis (1873)

Le monde ne convient pas aux cœurs sérieusement occupés, car il est lui-même une occupation et une affaire, et c'est ainsi qu'il faut le prendre quand on veut véritablement s'y plaire. Ceux qui ne lui demandent que d'amuser leur ennui et de les distraire d'eux-mêmes ne tardent pas à s'en lasser ; ses plaisirs sont monotones, ses fêtes se ressemblent toutes : elles tournent toujours dans le même cercle que leur tracent les conventions et la tyrannie de la mode. Une imagination vive trouve plus de ressources dans les circonstances les plus ordinaires de la vie domestique : libre de toute gêne, elle s'en empare pour les varier à l'infini, et se livre au bonheur de faire de rien quelque chose.
Victor Cherbuliez ; Le roman d'une honnête femme (1865)

Le plus grand fléau de notre pauvre espèce, ce sont les idées confuses. Folles ambitions, sottes vanités, tout vient de là. Quiconque voit clair découvre que le bonheur est de vivre au fond d'une retraite avec sa bien-aimée.
Victor Cherbuliez ; Le roman d'une honnête femme (1865)

Je connais des femmes qui mentent ; mais les unes mentent quand elles affirment qu'elles aiment, les autres quand elles soutiennent qu'elles n'aiment pas. Ces dernières méritent votre indulgence. Elles se défendent comme elles peuvent contre l'homme qu'elles redoutent et peut-être contre elles-mêmes. Leurs mensonges sont un bouclier derrière lequel s'abritent leur repentir et leur faiblesse.
Victor Cherbuliez ; Le fiancé de Mademoiselle Saint-Maur (1876)

Il y a des gens qui n'ont que des vertus négatives, mais il y en a qui ne les ont même pas.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

Une tête bien faite vaut mieux qu'une tête bien pleine.
Victor Cherbuliez ; Les hommes et les choses du temps présent (1883)

Comme l'avarice, la jalousie endurcit le cœur.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

Bien des gens continuent de tourner leur meule, mais il ne faut pas leur demander de l'aimer.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

L'orgueil est, selon les cas, un grand stimulant ou un grand empêchement.
Victor Cherbuliez ; Une gageure (1890)

Un paresseux qui a beaucoup d'amour-propre en devient encore plus paresseux.
Victor Cherbuliez ; Une gageure (1890)

Les petites folies multipliées sauvent des grandes folies.
Victor Cherbuliez ; Les amours fragiles (1880)

Quand on a tâté de la mort, on s'aperçoit que vivre est une fatigue.
Victor Cherbuliez ; Miss Rovel (1875)

Les maris oisifs font le malheur de leur femme et de leurs enfants.
Victor Cherbuliez ; Le fiancé de Mademoiselle Saint-Maur (1876)

Les solitaires manquent de souplesse, c'est une qualité ou un défaut qu'ils n'ont pas eu l'occasion d'acquérir.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

Il y a des gens à qui la science vient en boulevardant.
Victor Cherbuliez ; Le fiancé de Mademoiselle Saint-Maur (1876)

Un ajournement équivaut presque toujours à une renonciation.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

Les femmes les plus compatissantes ont leur férocité.
Victor Cherbuliez ; Olivier Maugant (1885)

Les philosophes enjoués sont une espèce rare.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)