Victor Cherbuliez (2)

Les citations célèbres de Victor Cherbuliez :

C'est une race très dangereuse que celle des artistes sans talent.
Victor Cherbuliez ; Les amours fragiles (1880)

La poésie est une chose qu'on porte avec soi partout.
Victor Cherbuliez ; Paule Méré (1864)

La discipline de la volonté est le secret des conquêtes durables et des longs bonheurs.
Victor Cherbuliez ; Meta Holdenis (1873)

Ce n'est pas assez d'attendre l'occasion, il faut la flairer et la guetter.
Victor Cherbuliez ; Les hommes et les choses du temps présent (1883)

On prend son parti de la solitude, mais on ne se fait guère à l'isolement.
Victor Cherbuliez ; Meta Holdenis (1873)

Ce que nous avons de meilleur est souvent la source de nos plus grands embarras.
Victor Cherbuliez ; Meta Holdenis (1873)

La diplomatie est un art qui en comprend quatre : l'art de s'informer, lequel demande des yeux et des oreilles ; l'art de renseigner, dont la première condition est de savoir se mettre à la place des autres ; l'art de conseiller, le plus délicat de tous, et enfin l'art de négocier, où le caractère doit venir en aide à l'esprit.
Victor Cherbuliez ; Meta Holdenis (1873)

Un grain de foi transporte les montagnes.
Victor Cherbuliez ; Le roman d'une honnête femme (1865)

On a beau ne pas s'aimer, on se rencontre quelquefois dans la même pensée.
Victor Cherbuliez ; Meta Holdenis (1873)

Le monde ne convient pas aux cœurs sérieusement occupés, car il est lui-même une occupation et une affaire, et c'est ainsi qu'il faut le prendre quand on veut véritablement s'y plaire. Ceux qui ne lui demandent que d'amuser leur ennui et de les distraire d'eux-mêmes ne tardent pas à s'en lasser ; ses plaisirs sont monotones, ses fêtes se ressemblent toutes : elles tournent toujours dans le même cercle que leur tracent les conventions et la tyrannie de la mode. Une imagination vive trouve plus de ressources dans les circonstances les plus ordinaires de la vie domestique : libre de toute gêne, elle s'en empare pour les varier à l'infini, et se livre au bonheur de faire de rien quelque chose.
Victor Cherbuliez ; Le roman d'une honnête femme (1865)

Je connais des femmes qui mentent ; mais les unes mentent quand elles affirment qu'elles aiment, les autres quand elles soutiennent qu'elles n'aiment pas. Ces dernières méritent votre indulgence. Elles se défendent comme elles peuvent contre l'homme qu'elles redoutent et peut-être contre elles-mêmes. Leurs mensonges sont un bouclier derrière lequel s'abritent leur repentir et leur faiblesse.
Victor Cherbuliez ; Le fiancé de Mademoiselle Saint-Maur (1876)

Il y a des gens qui n'ont que des vertus négatives, mais il y en a qui ne les ont même pas.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

Une tête bien faite vaut mieux qu'une tête bien pleine.
Victor Cherbuliez ; Les hommes et les choses du temps présent (1883)

Comme l'avarice, la jalousie endurcit le cœur.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

Bien des gens continuent de tourner leur meule, mais il ne faut pas leur demander de l'aimer.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

L'orgueil est, selon les cas, un grand stimulant ou un grand empêchement.
Victor Cherbuliez ; Une gageure (1890)

Un paresseux qui a beaucoup d'amour-propre en devient encore plus paresseux.
Victor Cherbuliez ; Une gageure (1890)

Quand on a tâté de la mort, on s'aperçoit que vivre est une fatigue.
Victor Cherbuliez ; Miss Rovel (1875)

Les maris oisifs font le malheur de leur femme et de leurs enfants.
Victor Cherbuliez ; Le fiancé de Mademoiselle Saint-Maur (1876)

Les solitaires manquent de souplesse, c'est une qualité ou un défaut qu'ils n'ont pas eu l'occasion d'acquérir.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

Eh oui ! les chats plaisantent en étranglant leur souris ; elle est déjà à demi-morte qu'ils lui proposent encore de jouer, et si elle refuse, ils se plaignent de son humeur maussade.
Victor Cherbuliez ; Olivier Maugant (1885)

Il y a des gens à qui la science vient en boulevardant.
Victor Cherbuliez ; Le fiancé de Mademoiselle Saint-Maur (1876)

Un ajournement équivaut presque toujours à une renonciation.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

Il y a des lendemains qui n'arrivent jamais.
Victor Cherbuliez ; Une gageure (1890)

Quand on est très heureux, on ne se fâche pas facilement.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

La nature déteste les alignements.
Victor Cherbuliez ; L'idée de Jean Têterol (1878)

Les femmes les plus compatissantes ont leur férocité.
Victor Cherbuliez ; Olivier Maugant (1885)

Les philosophes enjoués sont une espèce rare.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

Quand il y a de l'à-peu-près, il n'y a plus de certitude.
Victor Cherbuliez ; La bête (1887)

Ayant commencé par railler les autres, on finit par se railler soi-même.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

Il existe une bonhomie fourrée de malice qui ne prend le change sur rien.
Victor Cherbuliez ; Paule Méré (1864)

Les grandes douleurs sont les serres chaudes de l'âme.
Victor Cherbuliez ; Noirs et rouges (1881)

Il en est qui parlent de Dieu en hommes d'affaires, et des affaires avec une sorte de religieuse onction.
Victor Cherbuliez ; Paule Méré (1864)

Les faiseurs de phrases sont souvent des faiseurs d'affaires.
Victor Cherbuliez ; Paule Méré (1864)

On tient parfois davantage à ses intérêts qu'à ses colères.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

Quand ils s'y mettent, les écus font des petits.
Victor Cherbuliez ; La bête (1887)

Si les millions donnent quelquefois le spleen à ceux qui les ont, ils procurent des griseries d'imagination à ceux qui ne les ont pas.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

L'espérance doit savoir patienter.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)

Le secret de l'art d'écrire est de ne pas tout dire.
Victor Cherbuliez ; Les hommes et les choses du temps présent (1883)

Une seule chose est bien à nous dans ce monde, c'est notre passé.
Victor Cherbuliez ; Paule Méré (1864)