Victor Cherbuliez (2)

Les citations célèbres de Victor Cherbuliez :

Le plus sceptique des hommes est sceptique en femmes, sceptique en affaires, sceptique en religion.
Victor Cherbuliez ; Noirs et rouges (1881)
Un scepticisme précoce démêle trop tôt l'envers de toute chose.
Victor Cherbuliez ; Le fiancé de Mademoiselle Saint-Maur (1876)
Les peines de cœur, c'est une affaire de trois semaines, comme les rhumes.
Victor Cherbuliez ; Le fiancé de Mademoiselle Saint-Maur (1876)
Les embarras du style trahissent parfois les embarras de la conscience.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)
Il n'est point de bonheur ici-bas où il n'entre une part d'obéissance.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)
À force de voir des sapins, on finit par trouver de l'esprit aux platanes.
Victor Cherbuliez ; Le roman d'une honnête femme (1865)
Le serpent ne devient dragon qu'après avoir mangé un serpent.
Victor Cherbuliez ; Les études de littérature et d'art (1873)
Il faut toujours se défier des esprits pointus.
Victor Cherbuliez ; La revanche de Joseph Noirel (1882)
Aujourd'hui les hommes de caractère sont facilement suspects.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)
Il ne suffit pas d'aimer son prochain comme soi-même, il faut l'aimer comme il désire qu'on l'aime.
Victor Cherbuliez ; L'Allemagne politique depuis la paix de Prague (1866-1870)
L'imprévu est un maître aux fantaisies changeantes ; on ne peut l'aimer sans le redouter un peu.
Victor Cherbuliez ; Le roman d'une honnête femme (1865)
Les aigles a qui on interdit de regarder le soleil se dévorent et prennent la vie en dégoût.
Victor Cherbuliez ; Le prince Vitale (1864)
Les poltrons sont toujours bien aise qu'on leur accorde un sursis ; ils se flattent que le lendemain le courage leur viendra.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)
Certaines peurs ont leurs délices.
Victor Cherbuliez ; Noirs et rouges (1881)
C'est une race très dangereuse que celle des artistes sans talent.
Victor Cherbuliez ; Les amours fragiles (1880)
La poésie est une chose qu'on porte avec soi partout.
Victor Cherbuliez ; Paule Méré (1864)
La discipline de la volonté est le secret des conquêtes durables et des longs bonheurs.
Victor Cherbuliez ; Meta Holdenis (1873)
Ce n'est pas assez d'attendre l'occasion, il faut la flairer et la guetter.
Victor Cherbuliez ; Les hommes et les choses du temps présent (1883)
On prend son parti de la solitude, mais on ne se fait guère à l'isolement.
Victor Cherbuliez ; Meta Holdenis (1873)
Ce que nous avons de meilleur est souvent la source de nos plus grands embarras.
Victor Cherbuliez ; Meta Holdenis (1873)
La diplomatie est un art qui en comprend quatre : l'art de s'informer, lequel demande des yeux et des oreilles ; l'art de renseigner, dont la première condition est de savoir se mettre à la place des autres ; l'art de conseiller, le plus délicat de tous, et enfin l'art de négocier, où le caractère doit venir en aide à l'esprit.
Victor Cherbuliez ; Meta Holdenis (1873)
Un grain de foi transporte les montagnes.
Victor Cherbuliez ; Le roman d'une honnête femme (1865)
On a beau ne pas s'aimer, on se rencontre quelquefois dans la même pensée.
Victor Cherbuliez ; Meta Holdenis (1873)
Le monde ne convient pas aux cœurs sérieusement occupés, car il est lui-même une occupation et une affaire, et c'est ainsi qu'il faut le prendre quand on veut véritablement s'y plaire. Ceux qui ne lui demandent que d'amuser leur ennui et de les distraire d'eux-mêmes ne tardent pas à s'en lasser ; ses plaisirs sont monotones, ses fêtes se ressemblent toutes : elles tournent toujours dans le même cercle que leur tracent les conventions et la tyrannie de la mode. Une imagination vive trouve plus de ressources dans les circonstances les plus ordinaires de la vie domestique : libre de toute gêne, elle s'en empare pour les varier à l'infini, et se livre au bonheur de faire de rien quelque chose.
Victor Cherbuliez ; Le roman d'une honnête femme (1865)
Je connais des femmes qui mentent ; mais les unes mentent quand elles affirment qu'elles aiment, les autres quand elles soutiennent qu'elles n'aiment pas. Ces dernières méritent votre indulgence. Elles se défendent comme elles peuvent contre l'homme qu'elles redoutent et peut-être contre elles-mêmes. Leurs mensonges sont un bouclier derrière lequel s'abritent leur repentir et leur faiblesse.
Victor Cherbuliez ; Le fiancé de Mademoiselle Saint-Maur (1876)
Il y a des gens qui n'ont que des vertus négatives, mais il y en a qui ne les ont même pas.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)
Une tête bien faite vaut mieux qu'une tête bien pleine.
Victor Cherbuliez ; Les hommes et les choses du temps présent (1883)
Comme l'avarice, la jalousie endurcit le cœur.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)
Bien des gens continuent de tourner leur meule, mais il ne faut pas leur demander de l'aimer.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)
L'orgueil est, selon les cas, un grand stimulant ou un grand empêchement.
Victor Cherbuliez ; Une gageure (1890)
Un paresseux qui a beaucoup d'amour-propre en devient encore plus paresseux.
Victor Cherbuliez ; Une gageure (1890)
Quand on a tâté de la mort, on s'aperçoit que vivre est une fatigue.
Victor Cherbuliez ; Miss Rovel (1875)
Les maris oisifs font le malheur de leur femme et de leurs enfants.
Victor Cherbuliez ; Le fiancé de Mademoiselle Saint-Maur (1876)
Les solitaires manquent de souplesse, c'est une qualité ou un défaut qu'ils n'ont pas eu l'occasion d'acquérir.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)
Eh oui ! les chats plaisantent en étranglant leur souris ; elle est déjà à demi-morte qu'ils lui proposent encore de jouer, et si elle refuse, ils se plaignent de son humeur maussade.
Victor Cherbuliez ; Olivier Maugant (1885)
Il y a des gens à qui la science vient en boulevardant.
Victor Cherbuliez ; Le fiancé de Mademoiselle Saint-Maur (1876)
Un ajournement équivaut presque toujours à une renonciation.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)
Il y a des lendemains qui n'arrivent jamais.
Victor Cherbuliez ; Une gageure (1890)
Quand on est très heureux, on ne se fâche pas facilement.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)
La nature déteste les alignements.
Victor Cherbuliez ; L'idée de Jean Têterol (1878)