Abel-François Villemain

Quelques mots sur l'auteur :

Abel-François Villemain

Écrivain et homme politique français né le 9 juin 1790 à Paris, Abel-François Villemain est décédé le 8 mai 1870 dans sa ville natale. Élu à l'Académie française le 24 avril 1821, il fit partie de la Commission du Dictionnaire de l'Académie et écrivit la préface de l'édition de 1835.

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Les 24 citations de Abel-François Villemain :

Le pouvoir apaise une sédition, un mouvement populaire, il ne fait rien sur les opinions, même en les réduisant. Elles se fortifient en attendant, et il arrive toujours quelque moment de relâche ou de faiblesse qui leur rend l'occasion d'agir.
Abel-François Villemain ; Histoire de Cromwell (1819)

Ce qu'il y a de pur, de noble, d'élevé dans le plus sublime des beaux-arts, n'est pas fait pour être senti par une âme rampante et avilie ; elle n'entend pas ce langage ; elle trouve dans sa propre bassesse une incrédulité toute prête contre les sentiments généreux.
Abel-François Villemain ; Discours et mélanges littéraires (1823)

Le faux, presque toujours, est la ressource et le déguisement de la faiblesse.
Abel-François Villemain ; Discours et mélanges littéraires (1823)

Il y a dans la faveur, dans la confidence du pouvoir, une sorte d'enivrement qui séduit jusqu'à la conscience, et qui fait encore plus de dupes que d'hypocrites.
Abel-François Villemain ; Histoire de Cromwell (1819)

Si la haute éloquence a besoin pour se produire d'un langage perfectionné, la perfection de langage ne mérite ce nom que lorsqu'elle est mise en usage pour graver des pensées profondes et de généreux sentiments. L'éloquence qui maîtrise le cœur de l'homme lui est réciproquement soumise ; pour montrer toute sa force, pour atteindre son plus haut point de sublime, elle doit s'exercer sur l'intérêt général, sur l'affection la plus vive du peuple qui l'écoute.
Abel-François Villemain ; Discours et mélanges littéraires (1823)

Les mœurs ne gouvernent plus l'Europe, les traditions se sont effacées, les usages ont disparu.
Abel-François Villemain ; Éloge de Montesquieu (1816)

La loi n'est que le supplément de la modération qui manque aux hommes.
Abel-François Villemain ; Éloge de Montesquieu (1816)

Il faut avoir de l'âme pour avoir du goût.
Abel-François Villemain ; Cours de littérature française (1829)

Un homme médiocre peut avoir un sot orgueil, mais il est impossible qu'un homme doué de quelque talent n'ait pas l'âme fière, sensible, impatiente du mépris.
Abel-François Villemain ; Discours et mélanges littéraires (1823)

Une remarque fausse mais polie n'est jamais un affront.
Abel-François Villemain ; Discours et mélanges littéraires (1823)

Que la critique évite toujours l'ironie, elle embarrassera les amours-propres les plus intraitables.
Abel-François Villemain ; Discours et mélanges littéraires (1823)

La raillerie est l'expression irrévocable du dédain.
Abel-François Villemain ; Discours et mélanges littéraires (1823)

De nos jours, les abus sont partout.
Abel-François Villemain ; Discours et mélanges littéraires (1823)

Le blâme n'exclut pas l'estime, il laisse la consolation de discuter, de contredire.
Abel-François Villemain ; Discours et mélanges littéraires (1823)

Le plus grand ridicule est de trouver tous les genres de mérite à l'homme dont on fait l'éloge.
Abel-François Villemain ; Éloge de Montaigne (1812)

L'imagination humaine est moins puissante à peindre la félicité que la souffrance.
Abel-François Villemain ; Cours de littérature française (1829)

L'amour-propre consent bien à être blâmé, mais il ne peut souffrir d'être raillé.
Abel-François Villemain ; Discours et mélanges littéraires (1823)

Le vrai génie de l'éloquence séditieuse, qui mêle la raillerie, le raisonnement et la colère, sait avilir par le ridicule celui qu'elle veut écraser sous la haine.
Abel-François Villemain ; Discours et mélanges littéraires (1823)

Le philosophe use ses esprits à démêler les vices et le ridicule des hommes.
Abel-François Villemain ; Cours de littérature française (1829)

Telle est l'influence d'un grand homme, il anime le génie de ceux qu'il éclaire.
Abel-François Villemain ; Discours et mélanges littéraires (1823)

Rien n'est inépuisable comme l'admiration que le sublime inspire.
Abel-François Villemain ; Discours et mélanges littéraires (1823)

Par le degré de liberté se mesure la richesse d'un État.
Abel-François Villemain ; Éloge de Montesquieu (1816)

Pour être un excellent critique, il faudrait pouvoir être un bon auteur.
Abel-François Villemain ; Cours de littérature française (1829)

À force d'abuser de sa conscience, on parvient à se fausser l'esprit.
Abel-François Villemain ; Cours de littérature française (1829)

La liste des auteurs populaires :