Charles-Augustin Sainte-Beuve

Quelques mots sur l'auteur :

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Critique littéraire, académicien, poète et écrivain français né le 23 décembre 1804 à Boulogne-sur-Mer dans le Pas-de-Calais, Charles-Augustin Sainte-Beuve est décédé le 13 octobre 1869 à Paris.

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Les 37 citations de Charles-Augustin Sainte-Beuve :

Aimer, être aimé, unir le plaisir à l'amour, me sentir libre en restant fidèle ; garder ma secrète chaîne jusqu'en de passagères infidélités ; ne polir mon esprit, ne l'orner de lumières ou de grâces que pour me rendre amant plus cher, pour donner davantage à l'être aimée et lui expliquer le monde, tel était le plan de vie auquel en définitive je rattachais tout bonheur.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Volupté (1835)

La critique, c'est le plaisir de connaître les esprits, non de les régenter.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Les cahiers de Sainte-Beuve (1876)

Le souvenir d'une amitié glorieuse remplit, illumine toute une vie.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Nouveaux portraits et critiques littéraires (1836)

La bonté ingénieuse, surtout si une fois elle a été unie à la beauté souveraine, et n'a composé avec elle qu'un même parfum, est une grâce qui devient enchanteresse à son tour et qui ne périt pas.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Nouveaux portraits et critiques littéraires (1836)

Amour, amour, qui pourra sonder un seul de tes mystères ? Depuis la naissance du monde et son éclosion sous ton aile, tu les suscites toujours inépuisables dans les cœurs, et tu les varies. Chaque génération de jeunesse recommence comme dans Éden, et t'invente avec le charme et la puissance des premiers jours. Tout se perpétue, tout se ranime chaque printemps, et chaque coup de tes miracles est toujours nouveau. Le plus incompréhensible et le plus magique des amours c’est encore celui que l'on voit, et, s'il est possible, celui que l'on sent ; mais de tous, le plus parfait pourtant et le plus simple, à les bien comparer, sera toujours celui qui est né le plus sans cause.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Christel (1839)

Moins on parle, et bien souvent mieux l'on pense.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Lettre à la princesse Mathilde, le 8 février 1865.

L'art dans la force de génération qui lui est propre, a quelque chose de fixe, d'accompli, de définitif, qui crée à un moment donné, et dont le produit ne meurt plus.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Critiques et portraites littéraires (1833)

Puisqu'il faut avoir des ennemis, tachons d'en avoir qui nous fassent honneur.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Portraits littéraires, Pensées XXIII (1844)

En politique on n'est pas simplement ce qu'on est : on est ce qu'on paraît être.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Nouveaux lundis, Marie-Antoinette (1869)

Il est des maux passés que le bonheur oublie.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Les consolations, Sonnet à Madame L. (1830)

Un rien froisse souvent les cœurs et les délie.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Les consolations, Sonnet à Victor Hugo (1829)

Un bon gouvernement n'est que la garantie des intérêts.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Nouveaux lundis, Talleyrand (1869)

La solitude est chère à qui jamais n'en sort ; elle a mille douceurs qui rendent calme et fort.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Les consolations, À Fontaney (1829)

Quand on vit, qu'on s'aime, et que l'un a pleuré ; on pardonne, on oublie, et tout est réparé.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Les consolations, À Madame Victor Hugo (1829)

La vie est une foule où chacun tire à soi.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Les consolations, À Madame Victor Hugo (1829)

L'amitié se corrompt, tout est rêve et chimère ; on n'a pour vrais amis que son père et sa mère.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Les consolations, À Madame Victor Hugo (1829)

En cette vie, hélas ! rien n'est constant et sûr ; le ver se glisse au fruit, dès que le fruit est mûr.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Les consolations, À Madame Victor Hugo (1829)

On ne gagne pas toujours à s'élever, quand on ne s'élève pas assez haut.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Les consolations, À Victor Hugo (1829)

La plupart des amitiés humaines, même des meilleures, sont vaines et mensongères.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Les consolations, À Victor Hugo (1829)

La postérité, de plus en plus, me paraît ressembler à un voyageur pressé qui fait sa malle.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Causeries du lundi, le 15 septembre 1851.

Le comble du chagrin, c'est de trouver des torts sans excuse à ceux qu'on aime.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Portraits de femmes (1844)

II faut qu'en mourant chaque âge lègue au suivant ses souvenirs, son flambeau allumé, comme il est dit des générations. Il faut que chaque âge mort soit enseveli et honoré avec piété par son successeur, ou racheté ou expié par lui. De la sorte, les âges se suivent en nous, en n'étant pas étrangers les uns aux autres ni à nous qui les portons ; ils entretiennent et perpétuent l'esprit d'une même vie. Nous arrivons vieux en face d'un âge ami, qui a reçu de ses devanciers les traditions de notre enfance et qui sait de quoi nous parler longtemps ; nous vivons avec cette vieillesse, d'ordinaire fâcheuse, comme avec un saint vieillard qui nous présenterait chaque jour dans ses bras notre berceau.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Pensées diverses (1869)

L'âge venant, nous voudrions le voir de plus en plus se tourner.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Portraits contemporains (1846-1871)

Comment se tue en nous l'amour, trois degrés : Souffrance, indignation, puis indifférence. La souffrance use l'amour, l'indignation le brise, et on arrive ainsi à l'indifférence finale.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Mes poisons (1926)

Dis-moi qui t'admire, et je te dirai qui tu es.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; Causeries du lundi, le 20 avril 1850.