Marcel Jouhandeau (2)

Les citations célèbres de Marcel Jouhandeau :

La déception concerne celui-là seul qui l'éprouve.
Marcel Jouhandeau ; Les réflexions sur la vieillesse et la mort (1956)

On épouse une femme pour ses qualités, et on la quitte pour les défauts de ses qualités.
Marcel Jouhandeau ; Monsieur Godeau marié (1933)

Le mariage est une invention diabolique : enchaîné l'un à l'autre, on se hait avec le devoir ou l'illusion de s'aimer, à moins qu'il ne faille aimer, non pour le plaisir, mais pour la souffrance qu'on donne et qu'on reçoit.
Marcel Jouhandeau ; Monsieur Godeau marié (1933)

Quand un homme a la force de reculer devant son unique bonheur qui serait aussi son unique malheur, quand un homme a cette force de fer, il est déjà un dieu qui a trouvé le chemin de la perfection, là où tant de voyageurs enlisés abandonnent leurs corps que les autres retrouvent le long de la route fatale, comme des croix pour les avertir et les protéger contre le mal qui les condamne au même sort.
Marcel Jouhandeau ; Les Argonautes (1996)

Les êtres les plus cruels ont des revers si doux qu'il ne faut pas se les aliéner.
Marcel Jouhandeau ; L'école des filles (1960)

La politesse est une grande force, la forme viable de l'insolence, un art dont se servent les sots.
Marcel Jouhandeau ; Monsieur Godeau intime (1926)

Il n'y a qu'avec moi que je ne m'ennuie jamais.
Marcel Jouhandeau ; Une gifle de bonheur (1970)

L'absurdité est une surdité absolue, universelle et éternelle.
Marcel Jouhandeau ; Une gifle de bonheur (1970)

La suprême élégance, c'est de n'avoir aucune illusion et de se conduire quand même comme si l'on était dupe.
Marcel Jouhandeau ; La Malmaison (1965)

Ce ne sont pas ceux qui crient leur amour qui aiment le plus ni le plus longtemps.
Marcel Jouhandeau ; Le lien de ronces (1964)

Aujourd'hui les garçons qui aiment les femmes sont souvent plus efféminés qu'elles.
Marcel Jouhandeau ; Éloge de la volupté (1951)

Loin de vous, tout m'est exil ; avec vous seul, je ne suis pas seul.
Marcel Jouhandeau ; L'école des garçons (1953)

L'Enfer est un lieu d'exil où se rassemblent ceux qui n'ont pas permis à Dieu de les fréquenter.
Marcel Jouhandeau ; La mort d'Élise (1971)

On ne respire plus, si l'on s'écoute respirer.
Marcel Jouhandeau ; Les réflexions sur la vieillesse et la mort (1956)

Le paresseux fait semblant de faire tout ce qu'il fait.
Marcel Jouhandeau ; Ma classe de sixième (1966)

Les mêmes mots n'ayant pas le même sens pour tous, le langage ne peut conduire qu'à une dispute.
Marcel Jouhandeau ; La Malmaison (1965)

De discussion en dispute, les injures pleuvent et enfin les gifles !
Marcel Jouhandeau ; La faute plutôt que le scandale (1949)

Le Saint ferme ses sens à la multiplicité ; le Pécheur dispute à Dieu une infinité de solitudes.
Marcel Jouhandeau ; Le portrait de Don Juan (posthume, 1981)

Le désir, c'est l'infini dans un battement de cœur.
Marcel Jouhandeau ; Le portrait de Don Juan (posthume, 1981)

Dieu t'a donné un corps pour t'en réjouir jusqu'aux extrêmes limites de l'âge : c'est aller contre la nature que de te priver de moi, et de me priver de toi.
Marcel Jouhandeau ; Du singulier à l'éternel (Août 1972 - Décembre 1973)

Il n'est pas de bonne humeur sans abandon, sans un peu de relâchement.
Marcel Jouhandeau ; Gémonies (1972)

Il suffit pour être content de son cœur d'aimer autant qu'il est permis d'aimer.
Marcel Jouhandeau ; Magnificat (Mars - Juillet 1963)

L'extase est incompatible avec l'habitude.
Marcel Jouhandeau ; Du singulier à l'éternel (Août 1972 - Décembre 1973)

Une caresse ne touche certains êtres que dans la mesure où elle les tue.
Marcel Jouhandeau ; De l'abjection (1939)

Tous mes gestes sont des caresses, et tous mes regards des regards d'amour.
Marcel Jouhandeau ; Le lien de ronces (1964)