Marcel Jouhandeau (2)

Les citations de Marcel Jouhandeau :

Les êtres les plus cruels ont des revers si doux qu'il ne faut pas se les aliéner.
Marcel Jouhandeau ; L'école des filles (1960)

La politesse est une grande force, la forme viable de l'insolence, un art dont se servent les sots.
Marcel Jouhandeau ; Monsieur Godeau intime (1926)

Il n'y a qu'avec moi que je ne m'ennuie jamais.
Marcel Jouhandeau ; Une gifle de bonheur (1970)

L'absurdité est une surdité absolue, universelle et éternelle.
Marcel Jouhandeau ; Une gifle de bonheur (1970)

La suprême élégance, c'est de n'avoir aucune illusion et de se conduire quand même comme si l'on était dupe.
Marcel Jouhandeau ; La Malmaison (1965)

Ce ne sont pas ceux qui crient leur amour qui aiment le plus ni le plus longtemps.
Marcel Jouhandeau ; Le lien de ronces (1964)

Aujourd'hui les garçons qui aiment les femmes sont souvent plus efféminés qu'elles.
Marcel Jouhandeau ; Éloge de la volupté (1951)

Loin de vous, tout m'est exil ; avec vous seul, je ne suis pas seul.
Marcel Jouhandeau ; L'école des garçons (1953)

L'Enfer est un lieu d'exil où se rassemblent ceux qui n'ont pas permis à Dieu de les fréquenter.
Marcel Jouhandeau ; La mort d'Élise (1971)

On ne respire plus, si l'on s'écoute respirer.
Marcel Jouhandeau ; Réflexions sur la vieillesse et la mort (1956)

Le paresseux fait semblant de faire tout ce qu'il fait.
Marcel Jouhandeau ; Ma classe de sixième (1966)

Il arrive que deux êtres se comprennent, qu'ils s'aiment, exception qui ressemble au miracle.
Marcel Jouhandeau ; La Malmaison (1965)

Les mêmes mots n'ayant pas le même sens pour tous, le langage ne peut conduire qu'à une dispute.
Marcel Jouhandeau ; La Malmaison (1965)

De discussion en dispute, les injures pleuvent et enfin les gifles !
Marcel Jouhandeau ; La faute plutôt que le scandale (1949)

Le Saint ferme ses sens à la multiplicité ; le Pécheur dispute à Dieu une infinité de solitudes.
Marcel Jouhandeau ; Le portrait de Don Juan (posthume, 1981)

Le désir, c'est l'infini dans un battement de cœur.
Marcel Jouhandeau ; Le portrait de Don Juan (posthume, 1981)

Dieu t'a donné un corps pour t'en réjouir jusqu'aux extrêmes limites de l'âge : c'est aller contre la nature que de te priver de moi, et de me priver de toi.
Marcel Jouhandeau ; Du singulier à l'éternel (Août 1972 - Décembre 1973)

Il n'est pas de bonne humeur sans abandon, sans un peu de relâchement.
Marcel Jouhandeau ; Gémonies (1972)

Il suffit pour être content de son cœur d'aimer autant qu'il est permis d'aimer.
Marcel Jouhandeau ; Magnificat (Mars - Juillet 1963)

L'extase est incompatible avec l'habitude.
Marcel Jouhandeau ; Du singulier à l'éternel (Août 1972 - Décembre 1973)

Une caresse ne touche certains êtres que dans la mesure où elle les tue.
Marcel Jouhandeau ; De l'abjection (1939)

Tous mes gestes sont des caresses, et tous mes regards des regards d'amour.
Marcel Jouhandeau ; Le lien de ronces (1964)

Hélas ! on ne se venge souvent d'une misère qu'en donnant dans une autre !
Marcel Jouhandeau ; Écrits secrets, Tirésias (posthume, 1988)

Que Dieu fût la politesse même et le Diable un garçon mal élevé, on s'en doutait !
Marcel Jouhandeau ; Être inimitable (1964)

Qui n'a qu'un talent peut être un génie ; qui en a plusieurs est plus aimable.
Marcel Jouhandeau ; Divertissements (1965)