Paul Auguste Brulat

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Paul Brulat

Écrivain et journaliste français né le 26 mai 1866 à Saint-Jean-de-Muzols, au lieu-dit du Furgon en Ardèche, Paul Brulat est décédé le 30 juin 1940 à Le Chesnay dans les Yvelines à l'âge de 74 ans.

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Les 50 citations de Paul Brulat :

Le bonheur n'est pas dans le mensonge et l'ignorance ; il est hors de l'illusion, du rêve creux qui amollit et désespère ; il est dans la vérité, l'effort sans cesse renouvelé, le désir de savoir encore et toujours davantage, dans le plein épanouissement de notre intelligence et de toutes nos facultés, dans l'acceptation courageuse de la vie, qui mérite d'être vécue pour elle-même et qu'on ne se lasse pas de croire bonne.
Paul Brulat ; L'histoire populaire d'Émile Zola (1909)

Quand on est jeune on se dit : « J'ai bien le temps. » Puis les années s'écoulent, l'intelligence se rouille ; on devient un fruit sec, une non-valeur sociale.
Paul Brulat ; L'histoire populaire d'Émile Zola (1909)

La misère est un stimulant, il est peu de vrais grands hommes qui n'aient été élevés seuls, sans maître, à l'école de la souffrance. Presque tous eurent des débuts extrêmement pénibles et auraient pu dire comme Figaro : Rien que pour vivre, j'ai dépensé plus de génie qu'il n'en faut pour gouverner toutes les Espagnes.
Paul Brulat ; L'histoire populaire d'Émile Zola (1909)

On peut être le fils de quelqu'un sans être quelqu'un soi-même.
Paul Brulat ; L'histoire populaire d'Émile Zola (1909)

Peu importe l'avenir qui peut ne pas être, si nous pouvons être heureux dans le présent.
Paul Brulat ; Méryem (1900)

L'amour s'en va, et la femme reste !
Paul Brulat ; Méryem (1900)

Je ne peux plus vivre un seul jour sans toi. Tu es mon rêve, ma religion, ma foi. Je n'aurai de joie et de souffrance désormais que par toi.
Paul Brulat ; Méryem (1900)

Les journalistes, ça vous exécute un artiste d'un trait de plume. Il y a chez eux encore plus d'ignorance et de bêtise que de mauvaise foi. Mais le malheur est que le public les lit.
Paul Brulat ; Méryem (1900)

Quel spectacle ! Paris la nuit m'enchante. Je voudrais le parcourir dans tous les sens, en connaître tous les quartiers, tous les bons coins, car l'aspect en varie avec chaque rue... Et puis j'aime me perdre, ne savoir où je suis ni où je vais.
Paul Brulat ; Méryem (1900)

Tu es très jolie, tu m'apportes un rayon de soleil et de gaieté dans ma solitude laborieuse.
Paul Brulat ; Méryem (1900)

Nos mœurs, nos conventions sociales ont fait de l'amour un art et une lutte. C'est devenu un sentiment complexe, où il entre un mélange de calcul et d'intérêt, de mensonge et d'hypocrisie. Et la plupart ne savent pas eux-mêmes quand ils sont sincères et quand ils ne le sont pas.
Paul Brulat ; Méryem (1900)

La beauté naît de l'amour.
Paul Brulat ; Méryem (1900)

La femme la plus vertueuse est celle qui répand le plus d'amour et de joie en ce monde.
Paul Brulat ; Méryem (1900)

Je t'aime, j'aime tes yeux, ta bouche, tes cheveux, je t'aime toute, jusqu'au plus léger de tes cils. Si j'étais riche, tu aurais des dentelles, des bijoux, tout le monde t'admirerait... mais je t'aime comme tu es, simple, sans un ruban, avec la robe que je t'ai toujours vue, parce que je serais jaloux des regards même de la foule si tu étais parée.
Paul Brulat ; Méryem (1900)

Méryem était la chose éphémère et jolie, la fleur qu'on cueille au passage et qu'on trouve évanouie le lendemain en s'éveillant. Elle disparaissait des jours, des semaines entières, puis reparaissait sous les mêmes chiffons légers, une mauvaise robe grise qui moulait son corps frêle, ses membres graciles, et sous laquelle ont eût cru voir courir les frisons de sa chair.
Paul Brulat ; Méryem (1900)

Le journalisme mène à tout, à la condition d'en sortir.
Paul Brulat ; Le reporteur (1898)

Il n'y a que le silence de grand, tout le reste est petit. Faites donc votre œuvre sans bruit, tôt ou tard vous serez récompensé.
Paul Brulat ; Le reporteur (1898)

Il y a des œuvres qui demandent à être vues deux fois.
Paul Brulat ; Le reporteur (1898)

En ces temps le médiocre seul, que rien ne révolte, que n'exaspère aucune lâcheté, a toutes les chances de réussir. Il bénéficie des haines et des jalousies, qui s'unissent contre toute originalité, toute indépendance, toute supériorité réelle. Son absence de personnalité lui permet de se plier à tout ; il est l'homme de tous les partis ; notre époque lui appartient, il en est le roi, le triomphateur, l'autocrate. Tout le pousse et le favorise, parce qu'il ne blesse personne. S'il n'est pas quelqu'un, il est quelque chose. Ce qui vaut infiniment mieux, car les hommes ne considèrent que le rang, le pouvoir et les honneurs. À leurs yeux, un individu n'a de valeur que par la situation qu'il occupe, et le plus niais est autrement respecté que le génie. Soyez donc médiocre !
Paul Brulat ; Le reporteur (1898)

La jalousie de l'amour n'est qu'un sentiment exaspéré de la propriété.
Paul Brulat ; Les pensées choisies (1919)

L'homme s'attache bien plus par ce qu'il donne que par ce qu'il reçoit.
Paul Brulat ; Les pensées choisies (1919)

Dans la littérature, la lutte pour la vie est plus féroce qu'ailleurs, car elle se complique de la lutte pour la gloire et de tout ce qu'enferme de vanité souffrante le cœur humain. Ainsi, la passion des lettres, la plus noble et la plus haute de toutes, dégénère en une âpre concurrence, où s'aigrissent et s'avilissent les meilleures âmes. Tout le monde aujourd'hui voulant de la gloire, c'est la faillite de la gloire même.
Paul Brulat ; Le reporteur (1898)

Quel que soit votre talent, si vous n'avez pas de succès, les confrères vous mépriseront ; si vous en avez, ils vous haïront, tout en vous caressant et en attendant le jour où ils pourront, sans se compromettre, vous tirer dans le dos. Ce sont des lâches, n'espérez de ces gens-là ni justice, ni générosité.
Paul Brulat ; Le reporteur (1898)

L'humanité repousse la vérité et se fâche quand on la lui dit, elle aime à être trompée !
Paul Brulat ; Le reporteur (1898)

On n'arrive qu'à force de patience, de ténacité et de persévérance.
Paul Brulat ; Le reporteur (1898)