Virginia Woolf

Quelques mots sur l'auteur :

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Nouvelliste, romancière, essayiste et femme de lettres anglaise née le 25 janvier 1882 à Londres, Virginia Woolf, née Adeline Virginia Alexandra Stephen, se suicide le 28 mars 1941 à Rodmell au Royaume-Uni à l'âge de 59 ans. Virginia Woolf est l'un des principaux auteurs modernistes du XXe siècle, et une féministe.

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Les 50 citations de Virginia Woolf :

Aucun de nous n'est complet en lui seul.
Virginia Woolf ; Les vagues (1931)

Que c'est agréable de n'être plus jeune ! Agréable de ne plus se préoccuper de ce que pensent les gens ! On peut vivre à sa guise... quand on a soixante-dix ans !
Virginia Woolf ; Les années (1937)

Quand on est très jeune l'ignorance nourrit l'espoir.
Virginia Woolf ; Nuit et jour (1919)

Loin de briser la solitude fondamentale de l'être, le mariage l'accroît de celle de l'autre.
Virginia Woolf ; Virginia Woolf par elle-même (1956)

Laissez vivre votre âme, c'est la seule vie qui en somme ne soit pas un attrape-nigaud.
Virginia Woolf ; Entre les livres (1925)

J'aime les conversations d'hommes réunis dans les clubs ou dans les bars ; les paroles échangées dans la mine par des travailleurs à demi nus ; l'individu complètement dénué de prétentions, et sans autre but dans la vie que son dîner du soir, l'amour, l'argent, c'est-à-dire sans grandes espérances, sans idéal, sans rien de supérieur, et dont la seule ambition est de se débrouiller sans trop d'ennuis.
Virginia Woolf ; Les vagues (1931)

Je reste paresseusement au lit des jours entiers. Je dîne en ville, j'ouvre la bouche pour bâiller, comme un cabillaud. Je ne prends pas la peine de terminer mes phrases, et mes actions, le plus souvent si incertaines, acquièrent une précision toute mécanique.
Virginia Woolf ; Virginia Woolf par elle-même (1956)

Le Temps, ce pâturage ensoleillé où s'étale la lumière dansante. Le Temps, cette étendue plate comme les champs à midi, soudain se creuse, se change en gouffre. Le Temps s'écoule comme un lourd liquide s'égoutte hors d'un verre, laissant un dépôt.
Virginia Woolf ; Les vagues (1931)

L'intolérance offre son aide, mais c'est le pouvoir qu'elle désire ; brutale, elle écarte de son chemin les dissidents, les mécontents, mais elle accorde ses grâces à ceux qui, l'adorant, reçoivent d'elle, avec soumission, la lumière de leurs propres yeux.
Virginia Woolf ; Mrs. Dalloway (1925)

L'argent, sujet sordide s'il en est, qui joue un rôle si capital dans notre destin, n'est plus sordide mais tragique quand sont en question non pas l'aisance et le statut social, mais l'honneur, la sincérité, la vie même.
Virginia Woolf ; Virginia Woolf par elle-même (1956)

Je veux la solitude pour y déposer en paix mes possessions.
Virginia Woolf ; Virginia Woolf par elle-même (1956)

L'âme s'amuse d'un rien alors même que la mort s'en vient.
Virginia Woolf ; Les essais choisis (2015)

La beauté est partout, et la bonté n'est qu'à deux doigts de la beauté.
Virginia Woolf ; Les essais choisis (2015)

Nous, qui sommes des hommes et des femmes ordinaires, rendons grâce à la nature pour sa générosité en faisant bon usage de tous les sens dont elle nous a dotés ; sachons faire varier notre humeur ; tournons-nous de ce côté, puis de celui-là vers la chaleur et sachons profiter pleinement, avant que le soleil ne se couche, des baisers de la jeunesse et des échos d'une belle voix chantant Catulle. Chaque saison est aimable, tout comme les jours pluvieux et les jours ensoleillés, le vin rouge et le vin blanc, la compagnie et la solitude.
Virginia Woolf ; Les essais choisis (2015)

Le sommeil, ce frein déplorable aux joies de la vie, peut s'emplir de rêves.
Virginia Woolf ; Les essais choisis (2015)

La seule vie qui soit passionnante est la vie imaginaire.
Virginia Woolf ; Le journal d'un écrivain (1915-1941)

L'amour, la haine, la paix : voilà les trois émotions qui forment la trame de la vie humaine.
Virginia Woolf ; Entre les actes (1941)

Nous devrions prendre la route sans idée définie de l'endroit où nous allons passer la nuit, ni de la date de notre retour ; seul importe le chemin. Plus essentiel encore, quoique ce soit un bonheur des plus rares, nous devrions, avant de nous mettre en route, tenter de trouver un compagnon de voyage qui nous ressemble et à qui nous pourrons dire tout ce qui nous vient à l'esprit. Car nous ne saurions goûter notre plaisir sauf à le partager.
Virginia Woolf ; Les essais choisis (2015)

La vie est un rêve, c'est le réveil qui nous tue.
Virginia Woolf ; Orlando (1928)

Il est des gens qui, quand ils voyagent, se couvrent soigneusement par le silence et le soupçon. Ils veulent qu'on leur serve à dîner la même nourriture que chez eux. Ils trouvent à redire à tout ce qu'ils voient, à toutes les façons de faire, à moins que cela ne ressemble à ce qu'ils trouvent dans leur propre village. Ils ne voyagent que pour pouvoir s'en retourner.
Virginia Woolf ; Les essais choisis (2015)

J'ai cherché le bonheur pendant bien des siècles et je ne l'ai pas trouvé.
Virginia Woolf ; Orlando (1928)

La plus belle des proses est celle à laquelle se mêle le plus de poésie.
Virginia Woolf ; Les essais choisis (2015)

La communication est santé ; la communication est vérité ; la communication est bonheur. Partager est notre devoir ; plonger courageusement et ramener à la lumière ces pensées cachées qui sont les plus malades ; ne rien dissimuler, ne rien prétendre ; si nous sommes ignorants, l'avouer ; si nous aimons nos amis, le leur faire savoir.
Virginia Woolf ; Les essais choisis (2015)

Le mouvement et le changement sont l'essence de notre être ; la rigidité est la mort ; le conformisme est la mort : exprimons ce qui nous passe par l'esprit, n'ayons crainte ni de nous répéter, ni de nous contredire, lançons à la ronde les absurdités les plus farfelues, et laissons-nous guider par les rêveries les plus extravagantes sans nous préoccuper de ce que le monde fait, pense ou dit. Car rien ne compte, si ce n'est la vie ; et bien sûr l'ordre.
Virginia Woolf ; Les essais choisis (2015)

Le poème est fendu par le milieu, il tombe en morceaux entre mes mains.
Virginia Woolf ; La lettre à un jeune poète (1932)