Les citations d'André Hardellet.

1 - Qui est André Hardellet ?

Photo de André Hardellet Biographie courte : Poète, scénariste et écrivain français né le 13 février 1911 à Vincennes dans le département du Val-de-Marne en région Île-de-France, André Léon Georges Hardellet est décédé à Paris le 24 juillet 1974 à l'âge de 63 ans. Son œuvre fut globalement couronnée par le prix des Deux-Magots en 1973. André Hardellet repose au cimetière parisien de Pantin dans le département de la Seine-Saint-Denis. (Source : Wikipédia)

2 - Ce dictionnaire vous propose 24 citations et pensées d'André Hardellet :

Cette femme m'a pris dans ses bras et me parle de si près que son haleine tiède, exquise, frôle ma bouche à chaque parole. Je me sens fondre.

- Lady Long Solo (1971)

Te donner toutes les étoiles du ciel en un baiser sur les yeux, tous les baisers de la terre en une étoile sur la bouche.

- La cité Montgol (1952)

L’enfance, c’est la clef rouillée que cachent les buis, celle qui forcerait toutes les serrures.

- La cité Montgol (1952)

Le désir, c’est la flèche de rubis qui voie par-dessus l’Orénoque en flammes et décochée sans bruit.

- La cité Montgol (1952)

L'amour, c'est ce pays à l'infini ouvert par deux miroirs qui se font face.

- La cité Montgol (1952)

La peur, c'est un roulement de tombereau, la nuit, dans un bois où ne passe aucune route.

- La cité Montgol (1952)

La douceur, c'est un vol de chouette, sous le taillis, au crépuscule.

- La cité Montgol (1952)

Le contentement, c'est l'odeur d'une blonde qui, lente, efface ses bas noirs.

- La cité Montgol (1952)

L'angoisse, c'est la congestion, comme émeute violette, sur le bitume où bouge un soleil ahurissant.

- La cité Montgol (1952)

L'été, c'est l'ombre de la jarre qu'emperle son frais et cette parole qui traverse encore le dédale des vacances.

- La cité Montgol (1952)

Chacun lutte comme il peut contre l'angoisse de la mort et la solitude ; tracer des mots pour les écarter ne constitue pas l'un des plus mauvais moyens inventés par l'Homme. Aujourd'hui, alors que mon capital de sable a dangereusement baissé dans le haut du sablier, il m'arrive de sentir avec une acuité poignante cette incessante hémorragie de temps vivant qui s'écoule de moi ; je perds mon temps comme un sang précieux, alors que je n'en ai jamais eu autant besoin.

- Donnez-moi le temps (1973)

Il se produit chez moi un curieux phénomène : ce qui se trouve derrière moi, sur la ligne temporelle, me paraît aussi se situer dans l'avenir. Je m'en vais vers cela, je le projette dans le futur, comme s'il me fallait attendre encore pour en découvrir la véritable nature et l'aboutissement. Jadis, je n'ai fait qu'entrevoir. Le passé n'annonce pas seulement le futur, il fait corps avec lui, il est achèvement différé.

- Donnez-moi le temps (1973)

La plus belle récompense de l'homme, c'est encore son sommeil, et le mien tarde bien à venir.

- La cité Montgol (1952)

L'homme meurt de ses désirs insatisfaits.

- Le seuil du jardin (1958)

Les années : J'ai pris du flacon mais pas trop de poussière.

- Le parc des Archers (1962)

Une photographie est un souvenir en hibernation qui nie l'écoulement du temps.

- Le parc des Archers (1962)

Il faut parler pour ne rien dire puisque nous pensons le plus souvent pour ne pas penser.

- Le parc des Archers (1962)

Elle avait une belle gueule, des roberts comme le mont Blanc et des cuisses, fallait la voir en maillot.

- Le parc des Archers (1962)

Tu joues le caïd avec ta gueule de fausse couche, eh bien, ici, on t'enseignera la politesse, guignol.

- Le parc des Archers (1962)

J'ai reçu, dans ma vie, plusieurs leçons de savoir-vivre quand je voulais exprimer mon point de vue, mais ceux qui me les donnaient savaient encore moins vivre, ou bien vivre, que moi, ce qui me consolait.

- Le parc des Archers (1962)

Le souvenir est la tentative d'insubordination pour rendre actuel ce que le passé a englouti dans sa trappe.

- L'essuyeur de tempêtes (1979)

Un jour ou l'autre, pense aux bonheurs qui sont passés, là, simplement, comme les nôtres.

- La cité Montgol (1952)

Ce qu'on aime on l'aime depuis toujours.

- Lourdes, lentes (1969)

Le rêve, c'est l'instant où tombe enfin la robe des clairières.

- La cité Montgol (1952)

3 - La liste des auteurs populaires :

Le dictionnaire des meilleurs auteurs français et étrangers »
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