Les citations d'Antoine-Louis Le Brun.

1 - Qui est Antoine-Louis Le Brun ?

Photo d'Antoine-Louis Le Brun Biographie courte : Poète, dramaturge et fabuliste français né le 7 septembre 1680 à Paris, Antoine-Louis Le Brun est décédé le 28 mars 1743 dans sa ville natale. Il meurt à l'âge de 63 ans, Antoine-Louis Le Brun est inhumé dans l'église Saint-Louis-en-l'Île à Paris.

2 - Ce dictionnaire vous propose 68 citations et pensées d'Antoine-Louis Le Brun :

Des préjugés de la jeunesse presque toujours on se ressent.

- Le vase et son maître (1722)

En nos cœurs la beauté verse un mortel poison, et c'est un piège redoutable que l'amour tend à la raison.

- La statue (1722)

Dans la jeunesse, où l'âme est encore flexible, le vice loin de nous peut être repoussé ; mais dans un âge plus avancé, il est souvent incorrigible.

- L'arbre et le jardinier (1722)

L'utile à l'agréable, chez les gens bien sensés, doit toujours être préférable.

- Le pâtre, l'orme et le noyer (1722)

Pacifique ou conquérant, régnez toujours en maître, et jamais en tyran.

- Le lion et l'homme (1722)

Le temps passe et coule avec rapidité ; sachez dans le bel âge en faire un bon usage.

- Le libertin et la pendule (1722)

La sympathie unit nos destinées, et sans raisonnement détermine nos cœurs.

- L'aimant et le fer (1722)

En violant les lois de la reconnaissance on se déclare indigne des bienfaits : de ce devoir rien ne nous dispense, ne nous en écartons jamais.

- Le lion et son bienfaiteur (1722)

Esprits présomptueux, souffrez que l'on vous parle avec franchise ; sachez, vous qui vous admirez, que tout le monde vous méprise.

- Le renard et le loup (1714)

De cet âge indocile à peine nous sortons, que nous ouvrons les yeux sur nos vrais avantages ; connaissons-les, et souhaitons de devenir plus vieux, pour devenir plus sages.

- La jeune bergère et le vieillard (1722)

Le jeu ne fut jamais ami de la prudence, il amuse moins qu'il ne nuit ; souvent par les rires il commence, et par la dispute il finit.

- Les deux poulains (1722)

Des demandeurs insatiables, les importunités méritent des refus.

- Le chien et la brebis (1722)

Réfléchissez longtemps, téméraires humains, avant que l'hymen vous engage ; faites un choix louable et sage : époux mal assortis, hélas ! que je vous plains.

- La linotte et le moineau (1722)

N'accablez jamais sous votre autorité ni la faiblesse ni l'innocence.

- Le lion et l'homme (1714)

De la suprême autorité, on n'abuse jamais avec impunité.

- La désobéissance louable (1722)

De ses habitudes premières toujours on se défait malaisément.

- Le valet devenu maître (1722)

La ruine de deux partis est bien souvent le fruit de la guerre.

- Le combat de coqs (1722)

Des grandeurs et des biens ne soyons jamais avides ; et jamais l'ambition ne voit ses vœux remplis, c'est le tonneau des Danaïdes.

- Le ruisseau (1722)

Les biens, les grandeurs d'ici-bas, s'évanouissent comme un songe.

- Les songes (1722)

Les grands de leur pouvoir doivent tout présumer, plus jaloux de se faire craindre que contents de se faire aimer.

- Le lion, le renard et le boeuf (1722)

Il est bien rare de trouver une âme généreuse et désintéressée.

- La perdrix et le chasseur (1722)

La fortune et l'amour n'ont qu'un temps, à des retours fâcheux leurs faveurs sont sujettes.

- L'aigle (1722)

Un langage trop flatteur n'est souvent qu'une adresse pour nous suborner mieux et nous mieux éblouir.

- Le berger, le loup et le renard (1722)

Bien souvent, quand on vous flatte et quand on vous caresse, c'est un piège adroit qu'on vous tend.

- La mouche et l'araignée (1722)

Qui d'un faux ornement fuyant la vaine amorce, joins l'exemple au précepte et la grâce à la force.

- L'ours et le lion (1722)

Il ne faut jamais rien entreprendre avant que de s'être éprouvé.

- L'aiglon (1722)

Quand un fourbe ennemi vous loue et vous caresse, prenez garde, il veut vous trahir.

- Le berger, le loup et le renard (1722)

Voulez-vous être en assurance contre vos ennemis ? Contre eux mettez la mésintelligence.

- Le loup, le renard, l'agneau et la brebis (1722)

Qui satisfait un emprunteur peut et doit s'attendre à la perte de la dette ou du débiteur.

- Le cheval et le taureau (1722)

Dans un poste élevé toujours mal affermis craignons une chute éclatante.

- Le saule et le chêne (1722)

On risque à se précipiter quand on est assez vain pour prendre l'essor d'un vol trop élevé.

- L'aiglon (1722)

Un noble par mainte bassesse souvent déroge et perd ses droits.

- L'aigle et le corbeau (1722)

L'envie et l'intérêt, inflexibles tyrans, chez nous ont été de tous temps les ministres de la discorde.

- L'aigle et le dragon (1722)

Les dieux doivent punir le crime et venger l'innocence.

- La colombe et le vautour (1714)

Les Dieux ne sont pas inflexibles, et ce n'est qu'à l'extrémité qu'ils font tomber sur nous leurs châtiments terribles.

- Le soleil en colère (1714)

Nous trouvons toujours à tous nos défauts des prétextes et des excuses.

- Les défauts palliés (1714)

Sachons excuser les défauts des autres, si nous voulons qu'on excuse les nôtres.

- L'amateur des jardins et son ami (1722)

Croyons le mal avec difficulté, et le bien avec facilité.

- Le cerf, le chien et le loup (1722)

Qui sait beaucoup se faire craindre, ne sait guère se faire aimer.

- Le serpent et la couleuvre (1722)

Contraignons-nous avec prudence, sachons, quand il le faut, nous faire violence ; ou craignons d'éprouver le sort des indiscrets.

- Diane et Actéon (1722)

Ne suivons pas aveuglément tous les conseils qu'on nous donne.

- Le chat sauvage et le chat domestique (1722)

De sa condition heureux qui se contente ; tenons-nous dans la sphère où le ciel nous a mis.

- Le saule et le chêne (1722)

Défions-nous de notre cœur ; que toujours l'esprit lui commande.

- Le cœur et l'esprit (1722)

Il est en ce monde des charlatans de toutes les espèces.

- Le renard et le coq (1722)

Tôt ou tard la vérité détruit l'ouvrage de la calomnie qui ne recueille pour tout fruit que la confusion et que l'ignominie.

- Le cerf, le chien et le loup (1722)

Tête creuse et folle souvent fait plus de bruit que la plus sage.

- Le tonneau vide et le tonneau plein (1722)

Tel brille avec éclat qui n'est qu'un vicieux, qu'un fanfaron, et qu'un stupide.

- Les deux chevaux (1722)

Une beauté quoique stupide, en tyran quelquefois de notre sort décide.

- La statue (1722)

Quelquefois on perd tout en voulant trop avoir.

- Le renard et le loup (1722)

L'amour est un tyran, l'amour est un poison, qui corrompt l'innocence et trouble la raison.

- La bergère et la brebis (1722)

En mainte occasion moins sert la force que l'adresse.

- Les éléphants et les lapins (1722)

On réussit rarement lorsque l'on veut trop entreprendre.

- Le chien et les deux lièvres (1722)

Il est plus honteux d'ignorer qu'il n'est honteux d'apprendre.

- Le vieillard ignorant (1722)

N'ayez avec les grands ni procès, ni querelle : Vous avez toujours tort, ils ont toujours raison.

- Le Seigneur et le lion (1722)

Un soupçon d'infidélité fait quelquefois une infidèle.

- Les épigrammes, madrigaux et chansons (1714)

Il n'est de bons repas que ceux qu'appétit assaisonne.

- Le prince et le pâtre (1722)

Quand on a même but, rarement on s'accorde.

- L'aigle et le dragon (1722)

Le repos et la liberté sont préférables aux richesses.

- Le riche et le pauvre (1722)

Il n'est de solides douceurs que dans l'amour de la sagesse.

- La fontaine du plaisir (1722)

Tout est énigme et problème ; le savant doute, l'ignorant résout : L'homme prétend connaître tout, et ne se connaît pas lui-même.

- Le chien et le philosophe (1722)

Soyez-en convaincu, toujours on meurt comme l'on a vécu.

- Le loup agonisant (1722)

On n'offense jamais les dieux impunément.

- Diane et Actéon (1722)

C'est la raison, et non pas l'habit, qui fait l'homme.

- Le singe vêtu en homme (1722)

L'amour-propre nous perd ; c'est un écueil flatteur qui porte à la raison de fâcheux préjudices.

- Narcisse et son image (1722)

Le véritable amour se doit d'être généreux.

- L'amour et l'intérêt (1722)

Ne jugez en nulle occurrence, ni de l'homme par l'apparence ni du cheval par le harnais.

- Les deux chevaux (1722)

Si vous voulez patiemment supporter les défauts des autres, vous le pouvez facilement ; par quel moyen ? Songez aux vôtres.

- La pie et le sansonnet (1722)

La volupté conduit au vice, et le vice aux plus grands malheurs.

- La fontaine du plaisir (1722)

3 - La liste des auteurs populaires :

Le dictionnaire des meilleurs auteurs français et étrangers »
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