Augusta Amiel-Lapeyre.

1 - Qui est Augusta Amiel-Lapeyre ?

Photo de Augusta Amiel-Lapeyre Biographie courte : Augusta Amiel-Lapeyre est la mère de Denys Amiel, un écrivain, dramaturge et critique dramatique français. Denys Amiel est né le 5 octobre 1884 à Villegailhenc dans l'Aude, il est mort à 92 ans le 8 février 1977 à La Gaude dans le département des Alpes-Maritimes. (Denys Amiel sur Wikipédia)

2 - Ce dictionnaire vous propose 87 citations et pensées d'Augusta Amiel-Lapeyre :

Une âme fermée, deux âmes fermées.

- Les pensées sauvages (1923)

La distance - qui rapetisse l'aspect des objets - agrandit celui des âmes.

- Les pensées sauvages (1923)

Un bonheur nouveau est comme un vêtement neuf : on le porte avec une certaine coquetterie.

- Les pensées sauvages (1923)

Quand le bonheur vient vers nous, il ne porte pas toujours le vêtement sous lequel nous pensions le rencontrer.

- Les pensées sauvages (1923)

Ne prenez pas à autrui les fruits de son jardin, volez-lui plutôt son bonheur, les lois ne vous atteindront pas.

- Les pensées sauvages (1923)

Ceux qui ont peur de la mort sont moins malheureux que ceux qui ont peur de la vie.

- Les pensées sauvages (1923)

Revoir des amis, mais ne retrouver ni leur cœur ni leur âme, c'est visiter la maison de notre enfance déménagée.

- Les pensées sauvages (1923)

Quand tu souffres, ne formule pas de plaintes ; revêtir de mots la douleur, c'est donner un corps à ce qui n'était peut-être qu'une ombre.

- Les pensées sauvages (1923)

Le souvenir, c'est l'eau vive qu'on remonte du puits profond.

- Les pensées sauvages (1923)

Vieillir, c'est stationner devant une nécropole.

- Les pensées sauvages (1923)

Quelle troublante chose que l'angoisse, quand elle est emprisonnée par le silence et que mille obstacles s'opposent à sa délivrance.

- Pensées sauvages (1909)

Dans le voisinage des torrents bruissent de petites cascades que leurs eaux ont fait surgir.

- Pensées sauvages (1909)

Le besoin de nier Dieu précède toujours cette négation.

- Pensées sauvages (1909)

L'homme ne connaît pas l'homme ; et souvent ne veut même pas le connaître : d'où les conflits qui déchirent le monde.

- Pensées sauvages (1909)

Nous appliquons plus notre intelligence à connaître les choses qu'à comprendre l'être humain.

- Pensées sauvages (1909)

Pareille à un chien de chasse racé, la femme mauvaise est douée d'un flair particulier pour découvrir un bonheur caché et le détruire.

- Pensées sauvages (1909)

La superstition s'attache aux natures simples à la façon de ces plantes sauvages qui s'enroulent autour d'un arbuste.

- Pensées sauvages (1909)

Le présent dédaigne le passé, et celui-ci lui rend avec usure ses marques d'indifférence.

- Pensées sauvages (1909)

Les oiseaux migrateurs emplissent leurs yeux d'images diverses et oublient vite l'horizon qu'ils ont fui.

- Pensées sauvages (1909)

Nous affectionnons les déplacements, les voyages souvent sans charme ; afin de nous bien assurer, au retour, que notre coin habituel est le meilleur.

- Pensées sauvages (1909)

La femme privée subitement de l'amour total d'une créature, et ne pouvant plus donner son grand cœur qu'à des animaux, fait songer à ces enfants séparés brusquement de leur mère et qui, au milieu de leurs cris, pressent contre leur cœur une poupée, un mouton en carton.

- Pensées sauvages (1909)

La terre est toujours belle, mais en cultiver sans cesse le même coin borne singulièrement les horizons de la pensée.

- Pensées sauvages (1909)

Puisque Dieu est bon, puisque la mort est une loi inéluctable, pourquoi les êtres « de bonne volonté » l'enveloppent-ils de tant de crainte.

- Pensées sauvages (1909)

La mer qui transporte au loin les espoirs énergiques ou les grandes détresses est aussi le véhicule de la vigueur physique.

- Pensées sauvages (1909)

Se recueillir profondément dans la solitude c'est donner une âme à cette solitude.

- Pensées sauvages (1909)

Les méchants, heureux de dire ce qui est, le sont bien plus encore de raconter ce qui n'est pas.

- Pensées sauvages (1909)

Dans les assemblées orageuses, l'être impartial possède en lui un régulateur puissant dont l'influence peut gagner de proche en proche.

- Pensées sauvages (1909)

Les mots dédaigneux, railleurs, peut-être méchants, que la bouche retient, sont dessinés dans un sourire. - Ah ! ce sourire !

- Pensées sauvages (1909)

Bizarrerie de l'espèce humaine : les petits aiment jouer aux grands ; les grands trouvent parfois amusant de jouer aux petits.

- Pensées sauvages (1909)

Les hommes renonçant à se comprendre, après l'insuccès de la tour de Babel, construisirent chacun la leur et y vécurent. Tous leurs descendants ont fait comme eux. Et chacun de nous ignore donc, au fond, le langage de ses semblables.

- Pensées sauvages (1909)

Il y a des femmes qui se penchent sur leurs malheurs avec grâce et séduction. Telles leurs arrière-grands-mères enlaçant leur guitare.

- Pensées sauvages (1909)

Si quelques mots lumineux n'ont pas suffi à convaincre ton interlocuteur, dis-toi bien que des flots de paroles t'auraient servi moins encore.

- Pensées sauvages (1909)

Un retard forcé dans notre correspondance avec nos amis, c'est une façon impérieuse de les avoir toujours présents à notre souvenir.

- Pensées sauvages (1909)

En médecine, la doctoresse ne peut se défendre, dans son étude psychologique de la femme, de l'étudier en femme, de fouiller curieusement dans son moi intime.

- Pensées sauvages (1909)

Les mots doux ou violents nous les empruntons au vocabulaire éternel, persuadés que personne avant nous ne leur donna cette douceur ou cette force.

- Pensées sauvages (1909)

La lune de miel, c'est la période pendant laquelle deux êtres ne se connaissant pas épuisent jusqu'à la dernière syllabe le vocabulaire du « Tendre » Puis, ils se connaissent, et le vocabulaire est transformé.

- Pensées sauvages (1909)

Ne dédaigne pas les phrases, les pensées qui semblent usées par le temps. Fouille-les : Elles te montreront la vérité en un relief puissant.

- Pensées sauvages (1909)

Celui qui plante un clou où il s'installe croit toujours plus ou moins y fixer le bonheur.

- Pensées sauvages (1909)

Écoute cette conversation intime. Ce sont tes deux « Moi » qui discutent. Crois-tu que celui qui est fils de ta raison convaincra l'autre ?

- Pensées sauvages (1909)

L'homme qui la cultive et la possède se dit éternellement déçu par les infidélités de son amie : La terre.

- Pensées sauvages (1909)

La tyrannie a bien des esclaves, mais l'amour reste un affranchi.

- Pensées sauvages (1909)

Nos bonnes résolutions sont mues par des rouages défectueux.

- Pensées sauvages (1909)

Les grands écrivains à la recherche des vérités éternelles sont des ouvriers se livrant à des travaux de sondage pour découvrir la source d'eau vive.

- Pensées sauvages (1909)

Dans ses heures d'insomnie, la nuit est à l'intellectuel ce qu'est à l'arbre la terre obscure dans laquelle il plonge ses racines, et va chercher, avec le suc-aliment, la fraîcheur des eaux profondes.

- Pensées sauvages (1909)

Les yeux de la mère retardent : Quand l'enfant est déjà grand, longtemps encore elle cherche de la main les boucles soyeuses qui faisaient son orgueil.

- Pensées sauvages (1909)

Nos chers mots français, quand ils sont devenus vieux, la Fortune les écrase de sa roue impitoyable ; et ils vont mourir au fond d'une bibliothèque dans les plis d'un bouquin délaissé.

- Pensées sauvages (1909)

Actuellement l'homme n'absorbe plus la nourriture dans le calme et la sécurité. C'est la préoccupation de sa nourriture qui le ronge dans l'agitation et l'inquiétude.

- Pensées sauvages (1909)

Les hautes pensées produisent en nous les mêmes résultats que l'air et le soleil dans une chambre de malade, elles chassent les miasmes délétères.

- Pensées sauvages (1909)

Trop chercher à briller, n'est-ce pas vouloir coiffer les autres d'un éteignoir ?

- Pensées sauvages (1909)

Il arrive que des personnes dont on ne convoitera jamais le cœur, le tiennent comprimé, comme si elles redoutaient un larcin.

- Pensées sauvages (1909)

Lorsque l'homme mûr se rencontre avec l'enfant, il retrouve soudain des impressions de sincérité exquise qu'il ne connaissait plus.

- Pensées sauvages (1909)

L'attente d'une joie n'est-elle pas meilleure que le souvenir ?

- Pensées sauvages (1909)

La terre riche en principes de vie qui aideront à l'éclosion d'une moisson abondante reste longtemps solitaire et tassée. Le penseur obéit à cette loi.

- Pensées sauvages (1909)

La banalité, c'est le vêtement de sortie des timides.

- Pensées sauvages (1909)

Le confessionnal c'est la boîte aux lettres de la conscience.

- Pensées sauvages (1909)

L'enfance bercée par nous, berce parfois aussi notre peine.

- Pensées sauvages (1909)

Quand notre esprit peut se mouvoir dans la phrase avec souplesse et élégance, soyons satisfaits de la cage que nous lui construisons et ne demandons pas à la rime de venir y ajouter d'autres barreaux.

- Pensées sauvages (1909)

L'homme - je n'ai pas dit la femme - exerce sa malignité sur l'infériorité intellectuelle de son semblable, mais il accorde un pardon inavoué à ses fautes morales.

- Pensées sauvages (1909)

Alignées le long des rues, dans la petite ville, les maisons se connaissent et de leurs yeux vitrés s'entreregardent. Maisons de Paris, vous ignorez ces petites intimités et n'êtes que des isolées dans vos entassements.

- Pensées sauvages (1909)

Au déclin de la vie les gradins qui invitent l'homme à descendre ne sont pas d'égale hauteur.

- Pensées sauvages (1909)

À la campagne, les jours de pluie et de bourrasque, si notre oisiveté le permet, nous abritons notre ennui au fond de notre « Moi » où d'ailleurs nous trouvons parfois d'autres rafales.

- Pensées sauvages (1909)

Entre femmes il est de ces petites amitiés qui prennent comme la poudre et s'éteignent avec la même rapidité : ce sont les fusées du cœur.

- Pensées sauvages (1909)

À une heure de notre existence nous croyons avoir des ailes, la vie les brise, et nous montre qu'elles sont destinées seulement à un monde prochain.

- Pensées sauvages (1909)

Dans le domaine de la sensibilité, l'indifférence est une paralysie du cœur.

- Pensées sauvages (1909)

Auprès de grandes secousses morales le corps reprend sa marche, mais l'âme ne suit pas.

- Pensées sauvages (1909)

À la rencontre des douleurs morales, nos souffrances physiques recherchent l'appui des vieux murs familiers.

- Pensées sauvages (1909)

Chaque âme rend un son particulier. C'est la rencontre de ces sons qui produit l'harmonie ou le désaccord.

- Pensées sauvages (1909)

Comme un vent violent décuplé par la distance, les mots contenus dans les lettres au long parcours ont cette force et ce sens profond qui donne l'éloignement.

- Pensées sauvages (1909)

La souffrance de ceux qui vieillissent est le résultat du désaccord qui s'établit entre le corps et l'âme.

- Pensées sauvages (1909)

Beaucoup n'aiment pas les amis de ceux qu'ils détestent et souvent, moins encore les amis de ceux qu'ils aiment fortement.

- Pensées sauvages (1909)

Il arrive que des personnes dont on ne convoitera jamais le cœur le tiennent comprimé, comme si elles redoutaient un larcin.

- Pensées sauvages (1909)

D'où est ton âme ? Du Nord ou du Midi ? De la montagne ou de la plaine ? À certaines heures tu as dû le savoir. Habite le pays de ton âme.

- Pensées sauvages (1909)

L'esprit de l'homme est parfois si orienté vers le mal qu'il donne un sens péjoratif à tout acte qu'il ne comprend pas.

- Pensées sauvages (1909)

Avant d'entrer dans la vieillesse, souvent aussi dans la vie chrétienne, l'homme traverse une sorte de tunnel mystérieux plein de dangers.

- Pensées sauvages (1909)

La connaissance de Dieu échappe à notre âme enfermée dans la matière, mais ce qui s'exhale de son essence, nous le sentons parfois et nous disons : C'est Dieu.

- Pensées sauvages (1909)

L'être physique n'est pas immortel, mais ses paroles peuvent le devenir, si elles partent de l'âme.

- Pensées sauvages (1909)

L'activité qui en ce moment agite le monde est alimentée en partie par les besoins factices que l'homme et surtout la femme se sont créés.

- Pensées sauvages (1909)

Un esprit tourmenté n'apprécie que les joies auxquelles il sait ne pouvoir atteindre.

- Pensées sauvages (1909)

Quand notre esprit cherche à se mouvoir dans des milieux heureux, il est rare qu'il ne songe pas à des projets irréalisables.

- Pensées sauvages (1909)

Quand tes nerfs sont tendus comme des fils télégraphiques, saisis-les lentement, et, les enroulant autour de ton âme, donne leur ainsi le contact de sa douceur.

- Pensées sauvages (1909)

Les mots aussi enivrent ! Dans les assemblées populaires, les hommes ne voient pas qu'ils sont surtout des buveurs de mots.

- Pensées sauvages (1909)

Quand les mots affectueux de nos amis nous sont transmis par des indifférents ou des hostiles, ils nous paraissent déformés.

- Pensées sauvages (1909)

Quand nous la demandons à Dieu ou à nos semblables, la pitié est la dernière et la plus haute limite de nos supplications.

- Pensées sauvages (1909)

Dans les recherches de l'âme, la seule lumière qui éclaire pleinement le penseur vient d'en haut.

- Pensées sauvages (1909)

Pour des services rendus, l'être bon demandera une sourdine. Mais à celui qui n'est que serviable il faut la grosse caisse ou le trombone de la publicité.

- Pensées sauvages (1909)

Nos jours se superposent comme les feuilles d'un missel ; le texte change, mais ce qui l'inspire demeure.

- Pensées sauvages (1909)

La peine emprisonnée en nous trouve souvent en nous-mêmes un gardien trop vigilant.

- Pensées sauvages (1909)

3 - La liste des auteurs populaires :

Le dictionnaire des meilleurs auteurs français et étrangers »
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