Denys Amiel, dit Augusta Amiel-Lapeyre

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Augusta Amiel-Lapeyre

Auteur, dramaturge et critique dramatique français né le 5 octobre 1884 à Villegailhenc dans l'Aude, Augusta Amiel-Lapeyre est décédé le 8 février 1977 à La Gaude dans les Alpes-Maritimes.

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Les 62 citations de Augusta Amiel-Lapeyre :

Nous appliquons plus notre intelligence à connaître les choses qu'à comprendre l'être humain.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Pareille à un chien de chasse racé, la femme mauvaise est douée d'un flair particulier pour découvrir un bonheur caché et le détruire.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Dans les assemblées orageuses, l'être impartial possède en lui un régulateur puissant dont l'influence peut gagner de proche en proche.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Les mots dédaigneux, railleurs, peut-être méchants, que la bouche retient, sont dessinés dans un sourire. - Ah ! ce sourire !
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Bizarrerie de l'espèce humaine : les petits aiment jouer aux grands ; les grands trouvent parfois amusant de jouer aux petits.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Les hommes renonçant à se comprendre, après l'insuccès de la tour de Babel, construisirent chacun la leur et y vécurent. Tous leurs descendants ont fait comme eux. Et chacun de nous ignore donc, au fond, le langage de ses semblables.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Il y a des femmes qui se penchent sur leurs malheurs avec grâce et séduction. Telles leurs arrière-grands-mères enlaçant leur guitare.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Si quelques mots lumineux n'ont pas suffi à convaincre ton interlocuteur, dis-toi bien que des flots de paroles t'auraient servi moins encore.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Un retard forcé dans notre correspondance avec nos amis, c'est une façon impérieuse de les avoir toujours présents à notre souvenir.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

En médecine, la doctoresse ne peut se défendre, dans son étude psychologique de la femme, de l'étudier en femme, de fouiller curieusement dans son moi intime.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Les mots doux ou violents nous les empruntons au vocabulaire éternel, persuadés que personne avant nous ne leur donna cette douceur ou cette force.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

La lune de miel, c'est la période pendant laquelle deux êtres ne se connaissant pas épuisent jusqu'à la dernière syllabe le vocabulaire du « Tendre » Puis, ils se connaissent, et le vocabulaire est transformé.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Celui qui plante un clou où il s'installe croit toujours plus ou moins y fixer le bonheur.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Nos bonnes résolutions sont mues par des rouages défectueux.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Les grands écrivains à la recherche des vérités éternelles sont des ouvriers se livrant à des travaux de sondage pour découvrir la source d'eau vive.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Dans ses heures d'insomnie, la nuit est à l'intellectuel ce qu'est à l'arbre la terre obscure dans laquelle il plonge ses racines, et va chercher, avec le suc-aliment, la fraîcheur des eaux profondes.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Les yeux de la mère retardent : Quand l'enfant est déjà grand, longtemps encore elle cherche de la main les boucles soyeuses qui faisaient son orgueil.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Nos chers mots français, quand ils sont devenus vieux, la Fortune les écrase de sa roue impitoyable ; et ils vont mourir au fond d'une bibliothèque dans les plis d'un bouquin délaissé.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Actuellement l'homme n'absorbe plus la nourriture dans le calme et la sécurité. C'est la préoccupation de sa nourriture qui le ronge dans l'agitation et l'inquiétude.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Les hautes pensées produisent en nous les mêmes résultats que l'air et le soleil dans une chambre de malade, elles chassent les miasmes délétères.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Lorsque l'homme mûr se rencontre avec l'enfant, il retrouve soudain des impressions de sincérité exquise qu'il ne connaissait plus.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

La terre riche en principes de vie qui aideront à l'éclosion d'une moisson abondante reste longtemps solitaire et tassée. Le penseur obéit à cette loi.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Quand notre esprit peut se mouvoir dans la phrase avec souplesse et élégance, soyons satisfaits de la cage que nous lui construisons et ne demandons pas à la rime de venir y ajouter d'autres barreaux.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

L'homme - je n'ai pas dit la femme - exerce sa malignité sur l'infériorité intellectuelle de son semblable, mais il accorde un pardon inavoué à ses fautes morales.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Alignées le long des rues, dans la petite ville, les maisons se connaissent et de leurs yeux vitrés s'entreregardent. Maisons de Paris, vous ignorez ces petites intimités et n'êtes que des isolées dans vos entassements.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Nos joies ne sont pas cette gerbe de fleurs serrées que voudraient enlacer nos bras douloureux. Elles sont les rares fils d'or que nous arrachons à la trame sombre de nos jours.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Au déclin de la vie les gradins qui invitent l'homme à descendre ne sont pas d'égale hauteur.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

À la campagne, les jours de pluie et de bourrasque, si notre oisiveté le permet, nous abritons notre ennui au fond de notre « Moi » où d'ailleurs nous trouvons parfois d'autres rafales.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

La superstition s'attache aux natures simples à la façon de ces plantes sauvages qui s'enroulent autour d'un arbuste.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Entre femmes il est de ces petites amitiés qui prennent comme la poudre et s'éteignent avec la même rapidité : ce sont les fusées du cœur.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)