Denys Amiel, dit Augusta Amiel-Lapeyre

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Augusta Amiel-Lapeyre

Auteur, dramaturge et critique dramatique français né le 5 octobre 1884 à Villegailhenc dans l'Aude, Augusta Amiel-Lapeyre est décédé le 8 février 1977 à La Gaude dans les Alpes-Maritimes.

Pour de plus amples informations, lisez sa biographie sur Wikipédia »

Les 60 citations de Augusta Amiel-Lapeyre :

Nos bonnes résolutions sont mues par des rouages défectueux.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Les grands écrivains à la recherche des vérités éternelles sont des ouvriers se livrant à des travaux de sondage pour découvrir la source d'eau vive.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Dans ses heures d'insomnie, la nuit est à l'intellectuel ce qu'est à l'arbre la terre obscure dans laquelle il plonge ses racines, et va chercher, avec le suc-aliment, la fraîcheur des eaux profondes.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Les yeux de la mère retardent : Quand l'enfant est déjà grand, longtemps encore elle cherche de la main les boucles soyeuses qui faisaient son orgueil.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Nos chers mots français, quand ils sont devenus vieux, la Fortune les écrase de sa roue impitoyable ; et ils vont mourir au fond d'une bibliothèque dans les plis d'un bouquin délaissé.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Actuellement l'homme n'absorbe plus la nourriture dans le calme et la sécurité. C'est la préoccupation de sa nourriture qui le ronge dans l'agitation et l'inquiétude.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Les hautes pensées produisent en nous les mêmes résultats que l'air et le soleil dans une chambre de malade, elles chassent les miasmes délétères.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

La lune de miel, c'est la période pendant laquelle deux êtres ne se connaissant pas épuisent jusqu'à la dernière syllabe le vocabulaire du « Tendre » Puis, ils se connaissent, et le vocabulaire est transformé.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Lorsque l'homme mûr se rencontre avec l'enfant, il retrouve soudain des impressions de sincérité exquise qu'il ne connaissait plus.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

La terre riche en principes de vie qui aideront à l'éclosion d'une moisson abondante reste longtemps solitaire et tassée. Le penseur obéit à cette loi.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Quand notre esprit peut se mouvoir dans la phrase avec souplesse et élégance, soyons satisfaits de la cage que nous lui construisons et ne demandons pas à la rime de venir y ajouter d'autres barreaux.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

L'homme - je n'ai pas dit la femme - exerce sa malignité sur l'infériorité intellectuelle de son semblable, mais il accorde un pardon inavoué à ses fautes morales.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Alignées le long des rues, dans la petite ville, les maisons se connaissent et de leurs yeux vitrés s'entreregardent. Maisons de Paris, vous ignorez ces petites intimités et n'êtes que des isolées dans vos entassements.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Nos joies ne sont pas cette gerbe de fleurs serrées que voudraient enlacer nos bras douloureux. Elles sont les rares fils d'or que nous arrachons à la trame sombre de nos jours.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Au déclin de la vie les gradins qui invitent l'homme à descendre ne sont pas d'égale hauteur.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

À la campagne, les jours de pluie et de bourrasque, si notre oisiveté le permet, nous abritons notre ennui au fond de notre « Moi » où d'ailleurs nous trouvons parfois d'autres rafales.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

La superstition s'attache aux natures simples à la façon de ces plantes sauvages qui s'enroulent autour d'un arbuste.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Entre femmes il est de ces petites amitiés qui prennent comme la poudre et s'éteignent avec la même rapidité : ce sont les fusées du cœur.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

À une heure de notre existence, nous croyons avoir des ailes. La vie les brise, et nous montre qu'elles sont destinées seulement à un monde prochain.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Auprès de grandes secousses morales le corps reprend sa marche, mais l'âme ne suit pas.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

À la rencontre des douleurs morales, nos souffrances physiques recherchent l'appui des vieux murs familiers.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Quand les ailes ont poussé aux petits oiseaux, le nid se désagrège.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Chaque âme rend un son particulier. C'est la rencontre de ces sons qui produit l'harmonie ou le désaccord.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

La souffrance de ceux qui vieillissent est le résultat du désaccord qui s'établit entre le corps et l'âme.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Pour des services rendus, l'être bon demandera une sourdine. Mais à celui qui n'est que serviable il faut la grosse caisse ou le trombone de la publicité.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Trop chercher à briller, n'est-ce pas vouloir coiffer les autres d'un éteignoir ?
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Il arrive que des personnes dont on ne convoitera jamais le cœur, le tiennent comprimé, comme si elles redoutaient un larcin.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

L'être physique n'est pas immortel, mais ses paroles peuvent le devenir, si elles partent de l'âme.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Quand notre esprit cherche à se mouvoir dans des milieux heureux, il est rare qu'il ne songe pas à des projets irréalisables.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)

Quand tes nerfs sont tendus comme des fils télégraphiques, saisis-les lentement, et, les enroulant autour de ton âme, donne leur ainsi le contact de sa douceur.
Augusta Amiel-Lapeyre ; Les pensées sauvages (1909)