Dictionnaire des meilleures citations et proverbes du monde ainsi que des poèmes français.

Benjamin Constant de Rebecque

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Benjamin ConstantRomancier et homme politique français né le 25 octobre 1767 à Lausanne en Suisse, Benjamin Constant est décédé le 8 décembre 1830 à Paris. Il meurt à l'âge de 63 ans, et repose après qu'un hommage national lui soit rendu, le 12 décembre 1830, au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Pour de plus amples informations, lisez sa biographie sur Wikipédia.

Les 60 pensées et citations de Benjamin Constant :

La peur de l'ennui est mon impulsion dominante.
Benjamin Constant - Œuvre : Journal intime, le 6 janvier 1803.

Le monde se dépeuple pour ceux qui avancent dans la vie, tout ce qui leur était cher les abandonne au fil des années, et la terre n'est plus pour eux qu'une vaste solitude qu'il faut traverser avec courage, mais le courage n'est pas du bonheur.
Benjamin Constant - Œuvre : Lettre à Charles de Constant, le 11 avril 1830.

Il faut prendre la vie comme elle vient, mais il n'y a pas que du plaisir à la prendre ainsi.
Benjamin Constant - Œuvre : Lettre à Rosalie de Constant, le 15 février 1830.

Les années s'écoulent et elles emportent nos forces et nous amènent les infirmités ; elles nous ôtent pièce à pièce tous nos moyens de plaisir ; elles nous laissent pour nourriture le passé qui est triste, et pour perspective l'avenir qui est court.
Benjamin Constant - Œuvre : Lettre à Rosalie de Constant, le 18 novembre 1828.

Rien n'est jamais aussi mal qu'on le craint ni aussi bien qu'on l'espère.
Benjamin Constant - Œuvre : Lettre à Rosalie de Constant, le 2 avril 1821.

L'avenir est toujours douteux et quelquefois sombre, mon présent monotone, mon passé n'est pas gai. Avec cela la vie avance, et la mort tire de tout.
Benjamin Constant - Œuvre : Lettre à Rosalie de Constant, le 5 septembre 1816.

La société est un vaisseau sur lequel nous sommes tous passagers.
Benjamin Constant - Œuvre : Les mélanges de littérature et de politique (1829)

Le cours des choses est bien plus fort que la volonté des hommes.
Benjamin Constant - Œuvre : Lettre à Samuel de Constant, 20 janvier 1800.

L'Histoire est comme le soleil, un flambeau allumé pour tout le monde.
Benjamin Constant - Œuvre : Les mélanges de littérature et de politique (1829)

Le ridicule attaque tout, et ne détruit rien.
Benjamin Constant - Œuvre : L'esprit de conquête et de l'usurpation (1814)

Quand la corruption peut se justifier par la nécessité, elle n'a plus de bornes.
Benjamin Constant - Œuvre : Les principes de politique (1806)

L'amour est de tous les sentiments le plus égoïste, et lorsqu'il est blessé le moins généreux.
Benjamin Constant - Œuvre : Adolphe, VI (1816)

Sans en dire jamais assez pour la satisfaire, j'en disais toujours assez pour l'abuser.
Benjamin Constant - Œuvre : Adolphe, V (1816)

La reconnaissance a la mémoire courte.
Benjamin Constant - Œuvre : Cours de politique constitutionnelle (1818-1820)

La sensibilité pour les malheurs qui ne sont pas personnels est d'une mince épaisseur !
Benjamin Constant - Œuvre : Journal intime (1804)

Gardons-nous de faire une folie pour nous consoler d'avoir fait une sottise.
Benjamin Constant - Œuvre : Journal intime (1813)

Il y a quelque chose de niais à ne rien tenter avec une femme dont on est fort amoureux et avec qui on se trouve souvent en tête à tête-à-deux heures du matin. Persévérons.
Benjamin Constant - Œuvre : Journal intime (1814)

Le courage inutile a cela de mauvais, outre ses inconvénients immédiats, qu'il ôte le moyen d'être courageux inutilement.
Benjamin Constant - Œuvre : Journal intime, le 16 janvier 1804.

Toutes situations ont leurs peines secrètes que l'on ne juge que lorsqu'on s'y trouve.
Benjamin Constant - Œuvre : Journal intime (1804)

Pour avoir raison contre quelqu'un et être approuvé, il faut être dur, ou être injuste, ou être un sot. Quand on est dur, on profite de tous ses avantages sans être ému par la douleur des autres. Quand on est injuste, on accueille les exagérations des ennemis de son adversaire, qui accourent à notre secours avec bien plus de zèle que nos propres amis ! Quand on est sot, on a tous les sots pour soi et ils sont légion !
Benjamin Constant - Œuvre : Journal intime (1804)

La peur est un mauvais conseiller, là surtout où il n'y a pas de conscience : il n'y a dans l'adversité, comme dans le bonheur, de mesure que dans la morale. Où la morale ne gouverne pas, le bonheur se perd par la démence, l'adversité par l'avilissement.
Benjamin Constant - Œuvre : L'esprit de conquête et de l'usurpation (1814)

Qui s'obstine à ne consulter que son cœur est condamné tôt ou tard à écouter la raison.
Benjamin Constant - Œuvre : Adolphe, VI (1816)

Ce qu'on ne dit pas n'en existe pas moins, et tout ce qui est se devine.
Benjamin Constant - Œuvre : Adolphe, III (1816)

Qui que vous soyez, ne remettez jamais à un autre les intérêts de votre cœur ; le cœur seul peut plaider sa cause : il sonde seul ses blessures ; tout intermédiaire devient un juge ; il analyse, il transige ; il conçoit l'indifférence ; il l'admet comme possible, il la reconnaît pour inévitable ; par là même il l'excuse, et l'indifférence se trouve ainsi, à sa grande surprise, légitime à ses propres yeux.
Benjamin Constant - Œuvre : Adolphe, VIII (1816)

Confiez au passé sa propre défense, à l'avenir son propre accomplissement.
Benjamin Constant - Œuvre : Cours de politique constitutionnelle (1818-1820)

Le plus grand malheur, c'est de n'être pas aimé quand on aime.
Benjamin Constant - Œuvre : Adolphe, V (1816)

Je hais la douleur, et je crains la douleur de coeur par-dessus tout.
Benjamin Constant - Œuvre : Lettre à Mme Lindsay, le 23 novembre 1800.

Je serai toujours ton ami ; j'aurai toujours pour toi l'affection la plus profonde. Ces deux années de notre liaison ne s'effaceront jamais de ma mémoire ; elles seront à jamais l'époque la plus belle de ma vie. Mais l'amour, vois-tu, ce transport des sens, cette ivresse involontaire, cet oubli de tous les intérêts et de tous les devoirs, je ne l'ai plus.
Benjamin Constant - Œuvre : Adolphe, VI (1816)

Songez que, en amour, l'on ne gagne rien à prolonger une situation dont on rougit. Vous consumez inutilement les plus belles années de votre jeunesse, et cette perte est irréparable.
Benjamin Constant - Œuvre : Adolphe, VI (1816)

On est si peu maître du rôle qu'on jouera dans le monde que ce n'est qu'à la fin de sa propre carrière qu'on peut réellement regretter son choix ou s'en applaudir.
Benjamin Constant - Œuvre : Les mémoires de Constant (1830)

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