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Charles-Albert Demoustier

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Charles-Albert DemoustierÉcrivain, poète et dramaturge français né le 13 mars 1760 à Villers-Cotterêts dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France, Charles-Albert Demoustier est décédé le 2 mars 1807 à Paris à l'âge de 46 ans. Pour de plus amples informations, lisez sa biographie sur Wikipédia.

Les 47 pensées et citations de Charles-Albert Demoustier :

Les arts sont un besoin de l'esprit et du cœur ; aimer et s'occuper, voilà le vrai bonheur.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Le conciliateur (1791)

Le véritable amour est le noviciat de la véritable amitié. Elle ressemble à ces vins généreux, qui, après une longue fermentation, perdant leur bouillante effervescence, deviennent par degrés un nectar bienfaisant, qui, sans enflammer nos esprits, fait circuler dans nos veines une chaleur salutaire, et rajeunit en nous le sentiment de l'existence. Et c'est ainsi qu'au sein de la vertu, le bonheur présent prépare le bonheur de l'avenir.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Le cours de morale (1804)

L'économie, que tant de personnes regardent comme une source continuelle de privations, est au contraire l'art de multiplier ses jouissances. Parmi les hommes même les plus riches et les plus raisonnables, il en existe peu dont les désirs n'excèdent souvent les facultés. Or, ne serait-ce point un secret inappréciable, que celui qui, en centuplant la valeur de la plus modique fortune, étendrait ses ressources presque au-delà de nos désirs ? Tel est l'art de l'économie, vertu subalterne, dit-on, mais dont l'exercice appartient à tout homme sensé, et surtout à ces femmes vraiment bonnes et sensibles, qui, tandis que nous travaillons à la sûreté de leur existence, recueillent pour nous en détail cette aisance et ce bonheur journalier de la vie.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Le cours de morale (1804)

L'amitié, lorsqu'elle est bien sentie, est de toutes les jouissances du cœur la plus précieuse et la plus délicate. C'est une aimable sympathie qui nous porte l'un vers l'autre par une pente douce et naturelle. Cette passion (car pour les bons cœurs c'en est une), exempte des chagrins de l'amour, garde toujours les charmes de l'amour naissant. Elle est la compagne de l'innocence, l'appui de la raison, le soutien de la vie et le premier aliment du cœur. Le lait ranime un corps épuisé ; l'amitié seule ranime un cœur languissant.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Le cours de morale (1804)

Les ridicules de la jeunesse ressemblent à ces insectes qui voltigent sur les roses du printemps. Comme eux, ils n'ont souvent qu'une origine fort obscure ; comme eux, la frivolité les amène ; comme eux, ils brillent parfois d'un éclat passager ; et si, de même que ces insectes éphémères, le jour qui les vit naître ne les voit pas aussi s'évanouir, c'est que par une sorte d'attrait particulier à la beauté, il semble qu'après s'être reposés sur vos charmes, ils veuillent y prolonger leur fugitive existence.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Le cours de morale (1804)

Si les prétentions de la vanité sont moins vastes que celles de l'ambition, ses désirs sont plus multipliés. L'ambition ne s'alimente que d'objets important ; la vanité se nourrit des moindres détails. L'une est une maladie violente, dont le premier accès nous emporte au milieu du délire ; l'autre est une fièvre continue, qui par degrés nous consume, et finit par nous dessécher le cœur. Aussi ne faut-il souvent qu'un grand revers pour abattre et étouffer l'ambition ; tandis que la vanité fermente au sein même de l'infortune, et renaît après un siècle d'adversité.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Le cours de morale (1804)

Pour être heureux, cherchez l'obscurité.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Le cours de morale (1804)

Le champ de l'amitié, tout fertile qu'il est, a besoin de culture, et ne rapporte en automne que les fruits qu'on y a semés au printemps.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Le cours de morale (1804)

Il y a dans l'honnête simplicité je ne sais quel charme tranquille qui repose les yeux fatigués du désordre de la magnificence. Une maison simple, mais bien ordonnée, vous fait sentir que l'on y sait jouir du peu que l'on y possède. Un palais brillant d'un luxe désordonné, vous annonce que l'on y possède tout, et qu'on n'y jouit de rien.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Le cours de morale (1804)

Le plaisir n'est qu'une légère partie du bonheur ; et la marque la plus certaine à laquelle on puisse les distinguer, c'est que le plaisir n'occupe qu'une portion de nous-mêmes, tandis que le bonheur s'empare de notre être tout entier.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Le cours de morale (1804)

Si, malgré le mal qu'on nous dit d'une femme, nous devons souvent bien penser d'elle, à plus forte raison devons-nous en croire du bien quand on ne nous en a pas dit de mal.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Le cours de morale (1804)

L'art de la parure consiste moins dans la recherche des ajustements que dans l'ornement de l'esprit et du cœur.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Le cours de morale (1804)

La solitude n'est vraiment une jouissance que pour l'homme qui, se retournant vers le passé, le parcourt d'un œil satisfait, porte sur le présent un regard paisible, et contemple l'avenir comme un horizon tranquille, éclairé par le déclin d'un beau jour.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Le cours de morale (1804)

L'indulgence, qui nous sert si mal pour autrui, est si officieuse pour nous-mêmes, que non contente de nous dissimuler nos défauts, elle nous fait voir à leur place des qualités dont notre vanité s'applaudit, mais que nous taisons par modestie.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Le cours de morale (1804)

Notre raison peut nous tromper, mais notre conscience ne nous trompe jamais ; et quelque compliqué que soit le dédale du mensonge, il n'a pas un seul sentier dont les détours n'aboutissent au chemin de la vérité.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Le cours de morale (1804)

Lorsque les glaces de l'âge ont refroidi les amours, près du feu dans son ménage, en rappelant ses beaux jours, souvent un couple fidèle, malgré ses cheveux grisons, fait jaillir quelque étincelle en rapprochant ses tisons.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les lettres à Émilie (1786-1798)

L'amour, caché sous le voile de l'amitié, est un bouton de rose renfermé dans son enveloppe.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les lettres à Émilie (1786-1798)

La vanité est souvent le chemin du cœur d'une femme.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les lettres à Émilie (1786-1798)

L'amitié seule véritable est l'histoire de notre cœur, et l'amour n'en est que la fable.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les lettres à Émilie (1786-1798)

Mieux vaut être heureux un peu tard que jamais.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les femmes (1793)

On ne peut vivre heureux qu'auprès de ce qu'on aime.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les femmes (1793)

L'hommage des amis, c'est la fidélité.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les femmes (1793)

Tout homme est sujet à l'erreur.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Le conciliateur (1791)

On n'aime pas toujours tout ce que l'on admire.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Le conciliateur (1791)

L'esprit croit aisément ce que le cœur désire.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Le conciliateur (1791)

Les raisonnements ne parlent qu'à l'esprit, les exemples parlent au cœur.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les consolations (1804)

De la crainte à la haine, le pas n'est que trop glissant.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les consolations (1804)

Les larmes attirent les larmes.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les consolations (1804)

La douleur même a ses jouissances.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les consolations (1804)

La vie la plus heureuse est une alternative à peu près égale de jouissances et de peines.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les consolations (1804)

La jeunesse est un temps d'épreuve bien dur, bien cruel à passer !
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les lettres à Émilie (1786-1798)

Pardonnez ma peine secrète ; plaisirs, bonheur, j'ai tout perdu ! Vous jouissez, moi je regrette ; vous vivez, et moi j'ai vécu.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les lettres à Émilie (1786-1798)

La beauté véritable est dans les sentiments.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les lettres à Émilie (1786-1798)

Quand je vois vos attraits, c'est pour moi le Printemps ; quand je cueille un baiser, c'est l'Été, je moissonne ; quand vous me prodiguez, dans vos discours charmants, les fruits de votre esprit, j'amasse ; c'est l'Automne ; mais si dans vos yeux, dans votre petit air, je vois de la froideur, je tremble ; c'est l'Hiver.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les lettres à Émilie (1786-1798)

S'il existe des caprices aimables, ce sont assurément les caprices de l'amour.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les lettres à Émilie (1786-1798)

Sans rien oser, sans rien prétendre, près de vous je me trouve heureux ; un mot, un regard un peu tendre, un sourire comble mes vœux.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les lettres à Émilie (1786-1798)

L'amour exige qu'on le flatte, les faveurs sont ses aliments, mais l'amitié, plus délicate, vit de la fleur des sentiments.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les lettres à Émilie (1786-1798)

Il est si naturel, ce me semble, que l'Hymen de l'Amour attiédisse l'ardeur ! du chaud, du froid unis ensemble, que résulte-t-il ? La tiédeur.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les lettres à Émilie (1786-1798)

Que l'amitié de mes maux me délivre : accorde-moi la faveur de mourir, puisqu'un mortel sans aimer ne peut vivre, et ne peut aimer sans souffrir.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les lettres à Émilie (1786-1798)

Du bouquet que je vous compose durant mes heures de loisirs, je ne détache aujourd'hui qu'une rose, pour multiplier mes plaisirs.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les lettres à Émilie (1786-1798)

Lorsque de la jouissance les doux moments sont perdus, l'amour ne se soutient plus que par la reconnaissance.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les lettres à Émilie (1786-1798)

Un pauvre amant dit ce qu'il pense, sans trop penser à ce qu'il dit ; le désordre est son éloquence ; quand le cœur parle, adieu l'esprit.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les lettres à Émilie (1786-1798)

Pour séduire une belle, au lieu de lui parler de soi, il est plus adroit, selon moi, et plus doux de lui parler d'elle.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les lettres à Émilie (1786-1798)

Est-on jolie ? À l'âge de quinze ans l'on veut régner ; c'est là le bien suprême. Devient-on mère ? On a pour ses enfants la vanité qu'on avait pour soi-même.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les lettres à Émilie (1786-1798)

L'on est faite pour aimer quand on est faite pour plaire.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les lettres à Émilie (1786-1798)

Des hommages, quoiqu'on soit femme, on se fatigue au bout d'un jour ; la vanité chatouille l'âme, mais ne remplace pas l'amour.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Les lettres à Émilie (1786-1798)

La gaîté de l'hymen écarte les orages, et des jours ténébreux éclaircit les nuages.
Charles-Albert Demoustier - Œuvre : Le conciliateur (1791)

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