Les citations de Félicité Robert de Lamennais.

1 - Qui est Félicité Robert de Lamennais ?

Photo / portrait de Félicité Robert de Lamennais Biographie courte : Homme politique, philosophe et prêtre français né le 19 juin 1782 à Saint-Malo en Bretagne, Félicité Robert de Lamennais est décédé le 27 février 1854 à Paris. Conformément à ses dernières volontés, Lamennais est enterré le 1er mars 1854 dans la fosse commune du cimetière du Père-Lachaise à Paris. (Félicité Robert de Lamennais sur Wikipédia)

2 - Ce dictionnaire vous propose 97 citations et pensées de Félicité Robert de Lamennais :

Censurer est le besoin de tous ; c'est un soulagement pour l'orgueil, et aussi une vengeance.

- Pensées diverses (1854)

Vouloir, c'est régner.

- Pensées diverses (1854)

Également dédaignés, le droit et le devoir sont de vains mots dont la foule se rit. On ne connaît plus aujourd'hui que les intérêts ; et comme ils se résolvent dans les biens matériels, les désirs se portent vers ces seuls biens, oubliant tous les autres.

- De la religion (1841)

Les jours passent et emportent dans les muettes ténèbres les générations successives.

- De la religion (1841)

Le bon vouloir n'est jamais sans fruit : à travers un cœur droit, il passe toujours quelque rayon de la lumière de Dieu.

- De la religion (1841)

Tout se lie et s'enchaîne tellement dans les sociétés humaines comme dans l'univers que l'on ne saurait traiter une question de quelque importance sans en remuer un grand nombre d'autres.

- Pensées diverses (1854)

Le désir instinctif qui pousse les peuples à la liberté n'est au fond que le désir de l'ordre, puisqu'il n'est que le besoin senti de subordonner la force au droit, la matière à l'intelligence.

- Questions politiques et philosophiques (1840)

Ceci est remarquable : réunis les hommes valent mieux qu'isolés. Non seulement ils ne veulent pas se montrer les uns aux autres par ce qu'ils ont de mauvais ; mais le rapprochement réveille, excite ce que leur nature contient de généreux et de bon. Les plus faibles alors sont capables de tout ce qu'il y a de grand.

- Pensées diverses (1854)

Aujourd'hui tout semble également ébranlé, et la foi commune qui unissait les hommes, et les principes qui les divisaient.

- Pensées diverses (1854)

Il est aisé d'être en certains moments héroïque et généreux ; ce qui coûte, c'est d'être constant et fidèle.

- Pensées diverses (1854)

Le cœur du vrai chrétien est une fête continuelle ; il jouit plus de ce qu'il se refuse que l'incrédule ne jouit de ce qu'il se permet.

- Essais sur l'indifférence (1817-1823)

Le premier devoir de l'homme est d'être humain pour tous les âges, pour tout ce qui n'est pas étranger à l'homme.

- Pensées diverses (1854)

Le bonheur n'est pas de posséder beaucoup, mais d'espérer et d'aimer beaucoup.

- Paroles d'un croyant (1834)

L'amour repose au fond des âmes pures comme une goutte de rosée dans le calice d'une fleur.

- Paroles d'un croyant (1834)

Quand la main d'une épouse essuie le visage mouillé de sueur de son mari, toutes ses fatigues sont à l'instant oubliées.

- Le livre du peuple (1837)

On respire un air plus pur loin de la bassesse, de la fourberie et de l'hypocrisie.

- Pensées diverses (1854)

La véritable joie, et par conséquent la vie heureuse, ne se trouve qu'en Dieu.

- Pensées diverses (1854)

Chacun, maître de sa raison, de son cœur, de ses actions, ne connaît de loi que sa volonté.

- Pensées diverses (1854)

L'amour excessif de soi a étouffé l'amour des autres.

- Le Livre du peuple (1837)

Le calme, la sérénité, l'inaltérable contentement sont le partage de la conscience pure. Elle ressemble au passereau, qui repose doucement sur son nid lorsqu'au dehors la tempête secoue et brise les cimes de la forêt.

- Le Livre du peuple (1837)

Il y aune grande puissance dans la conscience du devoir.

- Le Livre du peuple (1837)

La mère doit à ses enfants son lait et les soins assidus et le dévouement infatigable d'où dépend leur conservation dans les premières années. Le père doit à ses enfants, avec sa tendresse et sa protection vigilante, le pain et le vêtement, le père doit pourvoir à tous leurs besoins jusqu'à ce qu'ils puissent y pourvoir eux-mêmes.

- Le Livre du peuple (1837)

L'homme et la femme ne forment en deux corps qu'une même unité, et les enfants qui procèdent d'eux ne sont en réalité qu'un prolongement, une continuation de leur être commun ; ils revivent en eux, et par les générations successives, se perpétuent indéfiniment.

- Le Livre du peuple (1837)

La patience émousse peu à peu les aspérités les plus rudes. Que rien ne l'épuise en vous, ni les mots irritants, ni les vivacités provocantes.

- Le Livre du peuple (1837)

Supportez les autres pour qu'ils vous supportent.

- Le Livre du peuple (1837)

Les tristesses de la vie se dissipent aux rayons de l'amour fraternel comme les gelées d'automne fondent le matin quand le soleil se lève.

- Le Livre du peuple (1837)

Faire pour autrui ce que nous voudrions qu'il fît pour nous, voilà la charité.

- Le Livre du peuple (1837)

Le devoir est la base de la société, l'indispensable condition de l'existence commune.

- Le Livre du peuple (1837)

Le devoir pur est le pur dévouement, ou la justice et l'amour suprême.

- Le Livre du peuple (1837)

Nul homme ne peut se passer de l'aide et du secours d'autrui ! Nous en avons tous besoin dans l'enfance, nous en avons besoin dans la maladie, nous en avons besoin en tout et toujours. Représentez-vous un homme seul, sans relations avec ses semblables, n'en recevant rien, et ne leur rendant rien. Cet homme ne serait qu'un sauvage au milieu des bois, il serait bien moins qu'un sauvage.

- Le Livre du peuple (1837)

Le droit est la garantie de notre existence individuelle et de notre liberté, il est notre liberté même ; il fait que nous sommes une personne et non une pure chose dont le premier venu est maître d'user à sa fantaisie.

- Le Livre du peuple (1837)

Toute loi à laquelle le peuple n'a point concouru, qui n'émane point de lui, est nulle de soi.

- Le Livre du peuple (1837)

Tous les hommes naissent égaux, et par conséquent indépendants les uns des autres : nul ici-bas, en venant au monde, n'apporte avec soi le droit de commander autrui.

- Le Livre du peuple (1837)

La femme est le complément de l'homme.

- Le Livre du peuple (1837)

Mari, vous devez à votre femme respect, amour et protection ; femme, vous devez à votre mari déférence, amour et respect.

- Le livre du peuple (1837)

Quand on prend du galon, on n'en saurait trop prendre.

- Esquisse d'une philosophie (1840)

Le fou croit voir ce qu'on ne voit pas, et entend ce qu'on n'entend pas.

- Esquisse d'une philosophie (1840)

Le christianisme apprend à l'homme à plier, sans jamais rompre.

- Esquisse d'une philosophie (1840)

La liberté est le fruit de l'intelligence et de l'amour.

- Esquisse d'une philosophie (1840)

On peut s'aimer dans l'idée qu'on se fait de soi-même, de sa supériorité personnelle, de ses avantages de tout genre ; mais cet amour désordonné est l'orgueil, d'où le désir effréné de commander et de dominer, avec toutes ses suites si fatales à la race humaine.

- Esquisse d'une philosophie (1840)

L'homme doit aimer l'homme jusqu'à tout sacrifier, et sa vie même.

- Pensées diverses (1854)

Le bonheur des grands, des riches, des heureux du siècle ressemble de loin à ces palais magiques que l'on croit découvrir à l'horizon des mers qui baignent les rivages de Naples : Approchez, que trouvez-vous ? Des vapeurs stagnantes et des nuages chargés de tempête.

- Pensées diverses (1854)

La prière et le dernier lien qui nous attache au ciel : quand il se rompt, l'enfer s'ouvre, et reçoit son nouveau sujet.

- Pensées diverses (1854)

Le plus haut degré de crédulité est la foi en soi-même.

- Pensées diverses (1854)

Croire sincèrement être ce qu'on est, voilà toute l'humilité, cette vertu si rare et si pénible à l'homme.

- Pensées diverses (1854)

Dans le jeune âge on aime beaucoup, parce qu'on croit beaucoup et qu'on espère ; on n'a l'expérience ni des hommes, ni des choses, ni du temps. Plus tard le cœur se resserre, parce que la foi diminue, et quand elle s'éteint tout à fait, le cœur se ferme.

- Pensées diverses (1854)

Quand on ne porte pas l'amour de soi jusqu'à la haine des autres, on est tranquille, on se croit en règle.

- Pensées diverses (1854)

Toutes nos joies sont soudaines, jamais elles ne naissent de la réflexion : on dirait qu'elles ne peuvent entrer dans l'âme que par surprise.

- Pensées diverses (1854)

La plus grande misère de l'homme n'est pas l'incertitude de ses jugements, mais l'inconstance de sa volonté.

- Pensées diverses (1854)

L'homme qui est seul cherche la société, la parole, la vie ; l'esprit qui est seule cherche Dieu.

- Pensées diverses (1854)

La morale est une plante dont la racine est dans le ciel, et dont les fleurs et les fruits parfument et embellissent la terre.

- Pensées diverses (1854)

Une société est bien malade, lorsqu'au lieu de voir dans l'avenir la succession du présent, on n'y voit que sa destruction.

- Pensées diverses (1854)

La vie est une sorte de mystère triste, dont la foi seule a le secret.

- Pensées diverses (1854)

La vie est comme une nuit d'hiver, triste et longue; la philosophie la fait haïr, la religion la fait supporter, ce n'est pas son moins beau triomphe.

- Pensées diverses (1854)

La curiosité, si naturelle à l'homme, a des racines dans sa grandeur ; mais il faut de l'application pour les y découvrir : elle en a de moins cachées dans sa misère.

- Pensées diverses (1854)

La preuve que nul esprit n'est juste de tout point, c'est l'estime que chacun fait de soi-même.

- Pensées diverses (1854)

Il ne faut pas fouler d'impôts les pays stériles, ni demander aux hommes trop de délicatesse.

- Pensées diverses (1854)

L'esprit de Jésus est un esprit de paix, de miséricorde et d'amour. Ceux qui persécutent en son nom, qui scrutent les consciences avec l'épée, qui torturent le corps pour convertir l'âme, qui font couler les pleurs au lieu de les essuyer ; ceux-là n'ont pas l'esprit de Jésus.

- Paroles d'un croyant (1834)

Toute perfection relative suppose une perfection absolue.

- Pensées diverses (1854)

Le passé est une lampe placée à l'entrée de l'avenir, pour dissiper les ténèbres qui le couvrent.

- Pensées diverses (1854)

La prière est le langage de l'espérance, la plus tendre expression de l'amour.

- Pensées diverses (1854)

Si tu as des frères et des sœurs, que rien n'altère jamais la paix entre vous ni l'affection que vous vous devez mutuellement. Vous êtes sortis des mêmes entrailles et le même lait vous a nourris. Est-il un lien plus fort et plus sacré que celui-là ? Fais-en sorte que les années le resserrent toujours davantage. Notre sentier sur la terre est difficile et rude, pour y marcher avec assurance, pour n'y point trébucher à chaque pas, appuyez-vous les uns sur les autres.

- Le Livre du peuple (1837)

Repoussez l'injustice faite à votre frère avec la même fermeté, la même constance que si elle l'était à vous-même ; étendez votre main entre l'oppresseur et l'opprimé. Votre frère c'est vous, et quand on l'opprime n'êtes-vous pas opprimé aussi ?

- Le Livre du peuple (1837)

Il y a place pour tous sur la terre, et Dieu l'a rendue assez féconde pour fournir abondamment aux besoins de tous. Si plusieurs manquent du nécessaire, c'est donc que l'homme a troublé l'ordre établi de Dieu, c'est qu'il a rompu l'unité de la famille primitive, c'est que les membres de cette famille sont devenus premièrement étrangers les uns aux autres, puis ennemis les uns des autres.

- Le Livre du peuple (1837)

Quand la délicatesse s'en va, la probité se lève pour la suivre.

- Pensées diverses (1854)

Le père connaît les besoins de son fils. Faut-il pour cela que le fils n'ait jamais une parole de requête ou d'action de grâce pour son père ?

- Pensées diverses (1854)

La terre est une grande ruche, et les hommes sont des abeilles : chaque abeille a droit à la portion de miel nécessaire à sa subsistance, et si, parmi les hommes, il en est qui manquent de ce nécessaire, c'est que la justice et la charité ont disparu de ce monde.

- Paroles d'un croyant (1834)

L'amour est inépuisable, il vit et renaît de lui-même, et plus il s'épanche, plus il surabonde.

- Paroles d'un croyant (1834)

Qu'est-ce que la mort ? Le lendemain des grandeurs, des richesses, des plaisirs. On se couche dans les pompes et dans les voluptés, on se réveille dans le sépulcre, sous un froid linceul, entre l'oubli de la terre et l'éternité de l'enfer ou du ciel.

- Pensées diverses (1854)

Pour la philosophie le crime est une erreur ; pour la religion l'erreur est un crime.

- Pensées diverses (1854)

La plupart des erreurs sont des vérités égarées.

- Pensées diverses (1854)

Au moment où la foi sort du cœur, la crédulité entre dans l'esprit.

- Pensées diverses (1854)

Qui à trente ans ne s'est pas désabusé d'apprendre ne se doutera jamais de ce que c'est que savoir.

- Pensées diverses (1854)

L'amour est infatigable, il ne se lasse jamais.

- Paroles d'un croyant (1834)

Si vous ne pouvez supporter vos frères, comment vos frères vous supporteront-ils ?

- Paroles d'un croyant (1834)

Nul homme n'est parfait en ce monde, tous ont leurs défauts.

- Paroles d'un croyant (1834)

La paix est le fruit de l'amour, car pour vivre en paix, il faut savoir supporter bien des choses.

- Paroles d'un croyant (1834)

On peut et l'on doit avancer sans cesse dans les sciences naturelles ou d'observation ; mais leur objet étant infini, il n'y a point de vrai progrès. En marchant toujours, on est toujours à la même distance du but. Cependant, trompé par ce mouvement continu, on se persuade qu'on arrivera. C'est un leurre donné aux esprits faibles pour amuser leur curiosité et consoler leur orgueil.

- Pensées diverses (1854)

Qui se connaît se méprise, et qui se méprise est libre, car il est affranchi de l'opinion : le plus pesant joug est celui que l'orgueil nous impose.

- Pensées diverses (1854)

Comme les vers dévorent un cadavre, les vices dévorent l'homme.

- Paroles d'un croyant (1834)

Le voyageur c'est l'homme, le voyage c'est la vie, le rocher se sont les misères que l'homme rencontre à chaque pas sur sa route. Aucun homme ne saurait soulever seul ce rocher, mais Dieu, qui aime ceux qui s'entraident, en a mesuré le poids de manière qu'il n'arrête jamais ceux qui voyagent ensemble.

- Paroles d'un croyant (1834)

Celui qui est plus fort qu'un seul, sera moins fort que deux.

- Paroles d'un croyant (1834)

Lorsqu'un arbre est seul, il est battu des vents et dépouillé de ses feuilles ; ses branches, au lieu de s'élever, s'abaissent comme si elles cherchaient la terre. Lorsqu'une plante est seule, ne trouvant point d'abri contre l'ardeur du soleil, elle languit et se dessèche, et meurt. Lorsque l'homme est seul, le vent de la puissance le courbe vers la terre, et l'ardeur de la convoitise des grands de ce monde absorbe la sève qui le nourrit. Ne soyez donc point comme la plante et comme l'arbre qui sont seuls : mais unissez-vous les uns aux autres, et appuyez-vous, et abritez-vous mutuellement.

- Paroles d'un croyant (1834)

La prière est la rosée qui rafraîchit l'âme de l'homme.

- Paroles d'un croyant (1834)

Il y a toujours des vents brûlants, qui passent sur l'âme de l'homme, et la dessèchent.

- Paroles d'un croyant (1834)

La prière rend l'affliction moins douloureuse, et la joie plus pure.

- Paroles d'un croyant (1834)

Quiconque, le pouvant, ne soulage pas son frère qui souffre, est l'ennemi de son frère.

- Paroles d'un croyant (1834)

Quiconque, le pouvant, ne nourrit pas son prochain qui a faim, est son meurtrier.

- Paroles d'un croyant (1834)

Vous dites que vous aimez votre prochain, et il y a, en grand nombre, des malades qui languissent, privés de secours, sur leur pauvre couche ; des malheureux qui pleurent sans que personne pleure avec eux ; des petits enfants qui s'en vont, tout transis de froid, de porte en porte, demander aux riches une miette de leur table, et qui ne l'obtiennent pas. Vous dites que vous aimez vos frères : et que feriez-vous donc si vous les haïssiez ?

- Paroles d'un croyant (1834)

Le temps fuit de nos jours avec une telle rapidité qu'en quelques années l'on voit s'accomplir ce qui jadis eût été l'œuvre d'un siècle ou même de plusieurs.

- Pensées diverses (1854)

Celui qui verse le sang de son frère est maudit sur la terre et maudit au ciel.

- Le livre du peuple (1837)

Ne croyez jamais trop faire pour garder la paix ; la paix, fondement de tout bien, en est aussi le couronnement.

- Pensées diverses (1854)

Insouciance, paresse, amour d'une vie molle, peur surtout, la tremblante peur, voilà ce qui aveugle ou corrompt les débiles consciences de tant d'hommes.

- Pensées diverses (1854)

Qui donne à propos un bon conseil, un sage avertissement, une instruction utile, donne plus que s'il donnait de l'or.

- Pensées diverses (1854)

L'indolence est la sœur de la paresse.

- Pensées diverses (1854)

Chez certaines nations que consume la fièvre des jouissances, le mariage n'est plus qu'un calcul, un moyen prompt de s'enrichir, une affaire ; on s'achète, on se vend.

- Le livre du peuple (1837)

Les fleurs se fanent, elles passent ; vient un jour où ni la rosée ne les rafraichit, ni la lumière ne les colore plus. Il n'y a sur la terre que la vertu qui jamais ne se fane ni se passe.

- Paroles d'un croyant (1834)

3 - La liste des auteurs célèbres :

Le dictionnaire des meilleurs auteurs français et étrangers »
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