2 - Ce dictionnaire vous propose 80 citations et pensées de Gabriel Girard :
L'ambitieux ne voit pas de place vacante qu'il n'y aspire.
Que la sagesse conduise nos pas et nos paroles afin que personne n'ait l'occasion de nous blâmer.
Il ne faut jamais négliger les petits secours au défaut des grands.
C'est une chose difficile que d'aimer ce qui déplaît et se refuser à ce qui plait.
Il n'est pas de bonnes qualités par lesquelles on ne puisse déplaire, ni de mauvaises par lesquelles on ne puisse plaire à quelqu'un.
Ce que pense le philosophe n'est pas toujours ce que dicte la raison.
Ce n'est jamais peine perdue que de rendre service même aux ingrats.
La politesse fait avoir de l'attention pour les personnes avec qui l'on vit ; ceux qui en manquent sont ceux à qui la naissance ou l'éducation a manqué.
Il ne sert de rien à l'avare ni au prodigue de savoir ce qu'ils ont à dépenser par an ou par jour.
Il y a des esprits ombrageux à qui il ne faut jamais rien dire, même d'obligeant.
La neutralité entre deux partis est quelquefois dangereuse ; il faut se déclarer pour l'un deux afin d'avoir moins d'ennemis.
Il ne faut pas négliger son devoir pour quelques peines à le remplir.
Quelque mérite que l'on ait, on ne peut, si l'on n'a ni bonheur ni protection, réussir à quoi que ce soit.
La maxime qui dit qu'il ne faut rien commencer qu'on ne puisse finir est bonne ; mais celle qui défend de cesser un ouvrage pour en commencer un autre sans nécessité est encore meilleure.
Ce sont nos maux que nous pleurons et non ceux des morts en répandant des larmes sur leurs tombeaux.
Les libelles diffamatoires sont plus propres à déshonorer ceux qui les composent que ceux contre qui ils sont faits.
Il y a certains hommes dont l'air publie hautement qu'ils sont très certains de leur mérite.
Il n'y a point d'honneur à se venger d'une femme quelque tort qu'elle ait.
Un mauvais habit n'est pas toujours la marque du peu de bien. Il y a quelquefois sous un chétif haillon plus d'orgueil que sous l'or et sous la pourpre.
La fortune, comme un voyageur, change d'auberge ; si elle loge aujourd'hui chez moi, ce sera peut-être demain chez vous.
On fuit les choses et les personnes que l'on craint et celles qu'on a en horreur ; on évite les choses qu'on ne veut pas rencontrer et les personnes qu'on ne veut pas voir, ou dont on ne veut pas être vu ; on élude les questions auxquelles on ne veut, ou l'on ne peut répondre.
Si la femme fait des conquêtes par la beauté, elle ne les conserve que par la douceur du caractère.
Qui ne se fie qu'à soi seul ne court pas les risques de trahison.
L'âme n'a guère de vigueur dans un corps fatigué.
Nos ennemis sont plus à craindre dans leur dissimulation que dans leur emportement.
La docilité est vertu, mais l'ascendant qu'on donne sur soi est faiblesse.
Le véritablement savant joint au nombre des idées qu'il acquiert l'art de ne pas confondre les unes avec les autres.
Le paresseux craint la peine et la fatigue : il est lent dans ses opérations, et fait traîner l'ouvrage.
Il est quelquefois plus à propos de se conformer à un mauvais usage que de se distinguer, même par quelque chose de bon.
Le fainéant aime à être désœuvré ; il hait l'occupation, et prend la fuite devant le travail.
Un avare peut avoir des richesses dans ses coffres, mais il n'en est pas le maître ; ce sont elles qui possèdent et son cœur et son esprit.
Les esprits timides et crédules prennent quelquefois pour des apparitions ce qui n'est rien, ou qui n'est qu'un jeu.
Le reproche d'orgueil qu'on fait à la science n'est qu'une orgueilleuse insulte de la part de l'ignorance.
Le sot, au lieu de se borner à n'être rien, veut être quelque chose.
Qui passe ses beaux jours dans l'oisiveté passera ses vieux jours dans la misère.
Le temps passe si rapidement qu'à peine avons-nous le loisir de former des projets.
Une partie de la vie se passe à désirer l'avenir, et l'autre à regretter le passé.
On ne se rend pas chanceux, on l'est ou on ne l'est pas.
Les femmes doivent être attentives, car une simple apparence leur fait quelquefois plus de tort qu'une faute réelle.
Il n'est rien de plus désagréable et d'ennuyeux qu'une personne indécise.
Le plaisir est plus rapide que le bonheur, le bonheur plus passager que la félicité.
L'élégance fait les beaux parleurs, l'éloquence fait les bons orateurs.
Le fat s'écoute et s'admire, il ajoute à la sottise le dédain.
Les opinions doivent beaucoup à la prévention ; il est ordinaire aux écoliers de tenir celles de leurs maîtres.
Un homme qui est infiniment rare, c'est celui qui ne pense pas qu'à lui.
La paresse se croit privilégiée pour recueillir sans avoir semé.
Les dons immodérés font d'insolents ingrats.
Il est plus raisonnable de suivre l'opinion de plusieurs personnes éclairées que de les obliger de se soumettre à celle d'un seul homme.
Le vrai courage n'est jamais fanfaron, il augmente à la vue du péril.
La nature n'a fait les gens d'esprit qu'aux dépens des sots.
Rien n'est plus agréable à un homme d'esprit que la bonne compagnie.
Un crime est toujours puni, si ce n'est tôt... c'est tard.
Tout homme est sujet à se tromper.
Le chemin de la fortune est environné de mille précipices.
Le goût et l'habitude triomphent toujours de la raison.
Un effronté n'est bon qu'à faire rougir ceux qui l'emploient.
Il n'est rien de plus rare que ce qui est unique.
Le temps use la patience.
On se console d'une infortune passagère par la perspective d'un avenir heureux.
L'adversité fait baisser l'esprit aux uns, et le réveille chez les autres.
L'art de garder un secret demande de l'habileté à éluder les questions curieuses.
La discrétion consiste à garder votre propre secret, mais aussi celui d'autrui.
La politesse fait supporter dans la société une infinité de choses qui déplaisent.
Les premières places ne sont pas toujours les plus commodes.
Les gens qui se lient aisément avec tout le monde sont sujets à rencontrer mauvaise compagnie.
Les plus infortunés trouvent toujours quelque ressource dans leurs disgrâces.
L'union soutient les familles, et fait la puissance des Etats.
Réfléchir sur le passé et s'inquiéter de l'avenir ne servent qu'à nous ravir la jouissance du présent.
Il ne faut rien commencer qu'on ne puisse finir, ni cesser un ouvrage pour en commencer un autre sans nécessité.
Il ne faut discontinuer le travail que pour se délasser, et pour le reprendre ensuite avec plus de goût et plus d'ardeur.
Notre orgueil croit à mesure que nous nous élevons, et il augmente quelquefois jusqu'à nous rendre haïssables à tout le monde.
Rien n'est plus extravagant que le dessein de réunir tous les hommes à une même opinion.
Il ne faut abandonner que ce qu'on ne saurait retenir.
La flatterie n'est qu'une bassesse d'âme produite et soutenue par l'intérêt.
Une femme coquette n'est attentive qu'à son miroir, exacte qu'à sa toilette, et vigilante que sur sa parure.
Le savoir diffère autant de l'ignorance que la vie diffère de la mort.
Il faut, dans le savoir, préférer l'utile au brillant.
L'impolitesse est le défaut des gens d'une médiocre éducation.
Tous les moments sont chers à qui connaît le prix du temps.
La plus grande injure qu'on puisse faire à un honnête homme est de se défier de sa probité.
