2 - Ce dictionnaire vous propose 43 citations et pensées de Jean-Baptiste Robinet :
L'amour de deux époux est d'autant plus pur et plus fort qu'il a subi de multiples épreuves.
Il est rare qu'on soit méfiant quand on a le cœur droit, et plus rare encore qu'on ne soit pas trompé lorsqu'on n'est pas méfiant.
Les apanages de l'amitié sont la confiance et la bienveillance, le cœur doit être ouvert pour un ami.
Il est dur de faire porter aux enfants la peine du crime de leur père.
Il n'est pas de plus douce satisfaction à mes yeux que d'avoir fait tout mon possible pour servir ma patrie.
L'amour de la patrie est un devoir si essentiel que c'est dommage qu'il ne soit pas si commun en France.
L'instruction, dans la plupart des pays où règne la tyrannie, n'est qu'une propagation de faussetés et d'un tas d'étranges absurdités, un éloignement de la vérité, de la raison et de la liberté ; un attachement insensé pour des préjugés pernicieux.
Un véritable ami connaît notre caractère, nos talents, nos lacunes, nos défauts et nos qualités : un conseil, venant de sa part, qui portera sur toutes ces considérations sera plus efficace que tous les avis des hommes les plus éclairés.
Quel est le nœud de l'amitié des frères ? Une même famille, un nom commun, une même éducation, quelquefois un même caractère ; enfin l'habitude de se regarder comme appartenants les uns aux autres, et comme n'ayant qu'un seul être. Voilà ce qui fait que les frères s'aiment.
L'amour est le fruit de l'amour. Et quoiqu'un fils ne soit jamais en aucune manière dispensé d'honorer celui dont il tient l'existence, l'amour filial est encore plus fondé sur la reconnaissance et la réflexion que sur la nature. Soyons de bonne foi avec nous-mêmes. Qu'est-ce qui nous attache à nos père et mère ? Ce sont moins les liens du sang que la tendresse paternelle et la tendresse maternelle dont ils nous donnent des marques, le bien que nous en recevons, et celui que nous en attendons.
J'entends bien souvent des parents se plaindre de l'ingratitude de leurs enfants. N'en sont-ils pas eux-mêmes la première cause ? Les enfants sont presque toujours ce qu'on les fait être. Il n'est pas de caractère si revêche qu'on ne puisse plier au bien, avec des soins et une assiduité convenables.
La passion ne raisonne pas, elle crie fortement : sa voix est impérieuse et beaucoup plus persuasive que celle de la raison, surtout quand des actes réitérés ont accoutumé l'homme à lui obéir. Se flatter que toutes les passions et les mauvaises habitudes d'un enfant tomberont d'elles-mêmes dès qu'il commencera à faire usage de sa raison, c'est de toutes les espérances la plus frivole.
Un peuple enivré de l'amour de l'argent ne trouve rien de plus estimable que l'argent ; il craint la pauvreté ou la médiocrité comme le comble de l'infortune, et sacrifiera tout au désir de s'enrichir.
Du premier coup d'œil, à la première conversation, on peut connaître si un homme est vif ou lent ; s'il est folâtre ou sérieux ; s'il est vulgaire ou poli ; s'il est parleur ou taciturne ; et s'il est spirituel ou complètement stupide.
La haute opinion que l'on a de soi-même, et le mépris des autres, sont deux passions qui rendent notre sensibilité susceptible des moindres petits désagréments. L'homme superbe s'imagine toujours qu'on l'offense, qu'on n'a pas assez d'égards pour lui : car l'orgueil est défiant et pointilleux. Sa vivacité grossit l'objet de l'injure. Sa malignité, qui envenime tout, donne une interprétation sinistre à des démarches innocentes, les travestit en injures pour peu qu'elles paraissent équivoques ; ou bien elle inspire un ressentiment implacable pour celles qui sont avérées.
Les victimes les plus ordinaires des amitiés simulées sont ceux qui mériteraient le moins de l'être.
L'amitié est une affection désintéressée, fondée uniquement sur l'estime et le respect.
L'amitié est une source de bons offices, elle les enfante sans efforts et se fait même une joie de les répandre avec profusion.
Trop d'indulgence laisse germer une foule d'habitudes vicieuses dans un cœur enfantin. Trop d'indulgence laisse prendre à ces habitudes vicieuses une force qui résiste dans la suite à tous les efforts que fait la raison pour les déraciner. Les goûts de l'enfance font faciles à réprimer dans leur primeur, mais fortifiés par le temps et par l'habitude de les satisfaire, ils maitrisent la raison même.
S'abstenir de faire le mal est le premier degré de la vertu.
L'amour est le lien le plus doux des âmes et rien n'est comparable à la douceur que goûtent deux êtres qui s'aiment tendrement.
Quiconque est capable d'aimer est vertueux : j'oserais même dire que quiconque est vertueux est aussi capable d'aimer ; c'est le véritable amour qui rend le cœur moins farouche, le caractère plus liant, l'humeur plus complaisante. On s'est accoutumé, en aimant, à plier sa volonté au gré de la personne chérie.
Le mensonge a autant d'efficacité pour nous abuser que la lumière en a pour nous éclairer.
Le bon assortiment est le point le plus essentiel et la base la plus solide de l'amour conjugal. Les brouilleries et les disputes que nous voyons naître de temps en temps entre des époux ne sont pas l'effet du mariage, mais la plupart du temps les effets d'un mariage mal assorti.
L'amour est le lien de deux cœurs qui s'attirent, qui s'unissent et se confondent dans une sympathie.
La vie et la liberté sont les premiers des biens, ils compensent tous les maux.
Rien n'est plus propre à apprivoiser les hommes que la communication.
Pour vivre heureux sous le joug de l'hymen, ne vous y engagez pas sans aimer et sans être aimé. Donnez du corps à cet amour en le fondant sur la vertu. S'il n'avait d'autre objet que la beauté, les grâces et la jeunesse, aussi fragile que ces avantages passagers, il passerait bientôt comme eux ! Mais s'il est attaché aux qualités du cœur et de l'esprit, cet amour est à l'épreuve du temps.
Pour vous acquérir le droit d'exiger qu'on vous respecte, travaillez à le mériter.
Le mariage est le tombeau de l'amour toutes les fois que l'amour n'a pour objet que les plaisirs des sens.
Il est plus difficile de conserver un cœur que de le conquérir.
L'homme vain n'aspire qu'à devenir l'objet de l'attention des autres.
Les moyens de subsister diminuent en même raison que le nombre des bouches augmente.
Une compréhension bornée n'a aucun moyen d'éviter l'erreur.
Tout Être chérit son existence et cherche à l'agrandir autant qu'il en est capable.
L'homme en société est un esclave qui travaille sans cesse à user ses chaînes.
Chez toutes les nations, le citoyen indifférent sur les malheurs de sa patrie, le séditieux qui la trouble, le perfide qui la trahit, sont des fils dénaturés et des monstres.
Jamais l'amour de la patrie ne s'éteint dans le cœur d'un véritable citoyen.
Le service qu'un homme rend à un malheureux n'inspire pas seulement de la reconnaissance au malheureux, il la fait naître dans le cœur de tous ceux qui connaissent son bienfait, il leur devient cher, ils s'empressent de leur témoigner leur attachement, leur estime, leur zèle.
Sans la tolérance des uns envers les autres n'espérons pas conserver parmi nous la paix et le repos.
Que faire dans la société de ces gens oisifs qui ne s'emploient à rien ? Ils sont des poids inutiles à la terre, ils n'y servent que comme des gouffres dans lesquels on jetterait tout ce qu'ils dépensent pour leur entretien et leurs plaisirs !
Le Temps nous est donné pour l'employer à notre perfection, et à celle de nos semblables.
Le secours que reçoit un malheureux fait naître dans son cœur un sentiment de reconnaissance qui lui rend la vie de son bienfaiteur précieuse, et qui augmente la bienveillance du bienfaiteur.
