Joseph Joubert (3)

Les meilleures citations de Joseph Joubert :

Sans le devoir la vie est morte et désolée, elle ne peut plus se tenir.
Joseph Joubert ; Les carnets et textes recueillis (1938)
Tout s'apprend, même la vertu.
Joseph Joubert ; De la sagesse, XXXI (1866)
La nécessité peut rendre innocente une action douteuse, mais elle ne saurait la rendre louable.
Joseph Joubert ; De la sagesse, XX (1866)
La sagesse humaine éloigne les maux de la vie ; la sagesse divine fait seule trouver les vrais biens.
Joseph Joubert ; De la sagesse, VII (1866)
Le bon sens s'accommode au monde ; la sagesse tâche d'être conforme au ciel.
Joseph Joubert ; De la sagesse, VI (1866)
Consulte les anciens, écoute les vieillards.
Joseph Joubert ; De la sagesse, III (1866)
La raison peut nous avertir de ce qu'il faut éviter ; le cœur seul dit ce qu'il faut faire.
Joseph Joubert ; De la sagesse, L (1866)
La religion est un feu que l'exemple entretient, et qui s'éteint, s'il n'est communiqué.
Joseph Joubert ; De la religion, CX (1866)
L'incertitude des idées rend le cœur irrésolu.
Joseph Joubert ; De la métaphysique, XXVI (1866)
Il y a des erreurs invincibles qu'il ne faut jamais attaquer.
Joseph Joubert ; Les carnets et textes recueillis (1938)
Tout talent a pour cause, pour principe et pour essence la capacité d'être plus ou moins attentif.
Joseph Joubert ; Les carnets et textes recueillis (1938)
Le remords sanctifie le vice.
Joseph Joubert ; Les carnets et textes recueillis (1938)
En France, il semble qu'on aime les arts pour en juger bien plus que pour en jouir.
Joseph Joubert ; Des mœurs, LXX (1866)
Il semble que les peuples aiment les périls, et que lorsqu'ils en manquent, ils s'en créent.
Joseph Joubert ; Des mœurs, LVII (1866)
En politique, il faut toujours laisser un os à ronger aux frondeurs.
Joseph Joubert ; Des mœurs, LVI (1866)
Un boucher ayant besoin d'un avocat se rend au palais, et y fait choix du plus gras !
Joseph Joubert ; Des mœurs, XXII (1866)
Quiconque n'a aucune opinion fixe, n'a pas de sentiments constants.
Joseph Joubert ; Des mœurs, XIX (1866)
Demander la nature humaine incorruptible, c'est demander du vent qui n'ait point de mobilité.
Joseph Joubert ; Des mœurs, XIV (1866)
Les coutumes font les mœurs publiques, et les habitudes les mœurs individuelles.
Joseph Joubert ; Des mœurs, I (1866)
Le plaisir que les hommes goûtent à se sentir instruire, suffirait à leur bonheur ; en être cause devrait aussi suffire a notre ambition ; mais nous ne nous contentons pas d'être utiles : nous voulons éblouir !
Joseph Joubert ; De l'éducation, LV (1866)
La simplicité n'a jamais corrompu le goût.
Joseph Joubert ; De l'éducation, XXXIX (1866)
Rien ne corrige un esprit mal fait : triste et fâcheuse vérité, qu'on apprend après bien des soins perdus !
Joseph Joubert ; De l'éducation, XXXVII (1866)
La direction de notre esprit est plus importante que son progrès.
Joseph Joubert ; De l'éducation, XXXIV (1866)
Tout ce qui n'a aucun danger n'est digne d'aucune attaque.
Joseph Joubert ; Les carnets et textes recueillis (1938)
La critique est un exercice méthodique du discernement.
Joseph Joubert ; Les carnets et textes recueillis (1938)
Ce qui est ingénieux est bien près d'être vrai.
Joseph Joubert ; Les carnets et textes recueillis (1938)
La civilité est une partie de l'honnête.
Joseph Joubert ; De la politesse, XCIX (1866)
La gravité n'est que l'écorce de la sagesse, mais elle la conserve.
Joseph Joubert ; De la politesse, CIV (1866)
Les poètes sont enfants avec beaucoup de grandeur d'âme, et avec une céleste intelligence.
Joseph Joubert ; De la poésie, XV (1866)
Faites de l'amour des parents un sentiment et un précepte, mais n'en faites jamais une thèse, une simple démonstration.
Joseph Joubert ; De l'éducation, XIV (1866)
Point de liberté, si une volonté forte et puissante n'assure l'ordre convenu.
Joseph Joubert ; De la liberté, de la justice et des lois, VII (1866)
L'ordre est à l'arrangement ce que l'âme est au corps, ce que l'esprit est à la matière.
Joseph Joubert ; Les carnets et textes recueillis (1938)
La sagesse est la force des faibles.
Joseph Joubert ; De la sagesse, de la vertu et morale, IV (1866)
Ceux qui ne se rétractent jamais s'aiment plus que la vérité.
Joseph Joubert ; De la vérité et de l'erreur, LVII (1866)
La malhomie, opposée à la bonhomie.
Joseph Joubert ; Les carnets et textes recueillis (1938)
Qu'est-ce que définir ? C'est décrire, c'est dessiner avec des mots ce que l'esprit seul aperçoit ; c'est donner des extrémités à ce qui n'en a pas pour l'œil ; c'est peindre ce qu'on ne peut voir ; c'est circonscrire en un espace qui n'a pas de réalité un objet qui n'a pas de corps. Et qu'est-ce que bien définir ? C'est représenter nettement l'idée que tous les esprits se font en eux et malgré eux de l'objet dont on veut parler, quand ils y pensent au hasard.
Joseph Joubert ; Les carnets et textes recueillis (1938)
L'illusion et la sagesse réunies sont le charme de la vie et de l'art.
Joseph Joubert ; De la sagesse, de la vertu et morale, V (1866)
La crédulité est l'indice d'un bon naturel.
Joseph Joubert ; De la politesse, CIII (1866)
Braver toujours les bienséances est d'une âme abjecte ou corrompue ; en être esclave dans toutes les occasions est d'une âme petite. Le devoir et les bienséances ne sont pas toujours d'accord.
Joseph Joubert ; Dieu, l'éternité et la piété, CXXVII (1866)
La religion défend de croire au delà de ce qu'elle enseigne.
Joseph Joubert ; Dieu, l'éternité et la piété, LXXl (1866)
La religion n'est ni une théologie, ni une théosophie ; elle est plus que tout cela : Une discipline, une loi, un joug, un indissoluble engagement.
Joseph Joubert ; Dieu, l'éternité et la piété, LXII (1866)
La religion est la poésie du cœur ; elle a des enchantements utiles à nos mœurs, elle nous donne et le bonheur et la vertu.
Joseph Joubert ; Dieu, l'éternité et la piété, LX (1866)
L'incrédulité n'est qu'une manière d'être de l'esprit, mais l'impiété est un véritable vice du cœur. Il entre dans ce sentiment de l'horreur pour ce qui est divin, du dédain pour les hommes, et du mépris pour l'aimable simplicité.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)
L'aménité, le bon accueil sont un billet d'invitation qui circule toute l'année.
Joseph Joubert ; De la famille, XXXI (1866)
Dieu n'a pas seulement mis dans l'homme l'amour de soi, mais aussi l'amour des autres. Le pourquoi de la plupart de nos qualités, c'est qu'on est bon, c'est qu'on est homme, c'est qu'on est l'ouvrage de Dieu.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)
La vieillesse est amie de l'ordre, par cela même qu'elle est amie du repos. Elle aime l'arrangement au tour d'elle, comme un moyen de commodité, comme épargnant la peine, et facilitant les souvenirs.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)
Les vieillards robustes ont seuls la dignité de la vieillesse, et il ne sied qu'à eux de parler de leur âge. La vieillesse est en eux dans sa beauté, on l'y aime. Les délicats doivent faire oublier la leur, et l'oublier eux-mêmes ; il ne leur est permis de parler que de leur débilité.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)
La sagesse philosophique des jeunes gens est toujours folle par quelque point. Comment, dans les troubles de l'âge, garderait-on l'équilibre de la raison ? Comment aurait-on une raison droite, quand le cœur a tant de penchants, et le sang tant de turbulence et de fougue ?
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)
La jeunesse aime toutes les sortes d'imitations, mais l'âge mûr les veut choisies, et la vieillesse n'en veut plus que de belles.
Joseph Joubert ; Des différents âges de la vie, XXI (1866)
Abus et danger d'appliquer le jugement où il faut appliquer le goût et le goût où il faut appliquer le jugement.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)
Il n'y a d'heureux que les bons, les sages et les saints, mais les saints le sont plus que tous les autres, tant la nature humaine est faite pour la sainteté.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)
L'amour-propre satisfait est toujours tendre ; l'orgueil lui-même a ses tendresses.
Joseph Joubert ; Des passions et affections de l'âme, XCIV (1866)
Rien ne fait autant d'honneur à une femme que sa patience, et rien ne lui en fait aussi peu que la patience de son mari.
Joseph Joubert ; De la famille, X (1866)

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