Joséphine de Sartory

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Joséphine de Sartory

Femme de lettre et traductrice, née Joséphine von Wimpffen en 1770, Joséphine de Sartory est décédée en 1823.

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Les 35 citations de Joséphine de Sartory :

L'usage le plus ordinaire du monde est de recevoir une déclaration d'amour comme une simple civilité, et de tâcher de détourner la chose comme une galanterie dite sans dessein ; mais celles qui en usent ainsi veulent peut-être qu'on leur redise une seconde fois ce qu'elles font semblant de ne vouloir pas croire la première.
Joséphine de Sartory ; Les pensées fugitives (1805)

La crainte, la raison, le devoir et l'honneur sont muets quand l'amour parle.
Joséphine de Sartory ; Les pensées fugitives (1805)

Le souvenir d'un bien que l'on n'a plus est un mal, et quand on se souvient de sa perte, on le perd encore une fois.
Joséphine de Sartory ; Les pensées fugitives (1805)

Il y a peu de femmes qui n'aient la faiblesse de souhaiter d'être aimées de plus de gens qu'elles n'en veulent aimer.
Joséphine de Sartory ; Les pensées fugitives (1805)

Quand on a des rivaux, le plus grand secret pour leur nuire, c'est d'être plus amoureux et plus aimables qu'ils ne le sont eux-mêmes.
Joséphine de Sartory ; Les pensées fugitives (1805)

La pitié dispose le cœur à une autre passion ; elle le conduit imperceptiblement de la compassion à l'amitié, et de l'amitié à l'amour, par une pente nécessaire où l'âme ne se peut retenir, et où elle s'abandonne avec joie, au milieu même de la douleur.
Joséphine de Sartory ; Les pensées fugitives (1805)

Rien ne contribue tant à augmenter une nouvelle passion que les louanges que l'on entend donner à celle qui la cause.
Joséphine de Sartory ; Les pensées fugitives (1805)

La nouveauté a de si grands charmes en amour, qu'il n'y a guère de cœurs qui lui puissent résister. Ce qui est beau et nouveau est doublement beau, comment ne serait-il pas doublement aimable ?
Joséphine de Sartory ; Les pensées fugitives (1805)

Une femme est souvent moins en peine de se défendre que de la manière de se rendre ; et le nombre des maladroits excède de beaucoup celui des beautés inhumaines.
Joséphine de Sartory ; Les pensées fugitives (1805)

On n'aime que pour être aimé, dès qu'on en perd l'espérance, l'amour s'en va. Si l'amour vit d'espoir, il périt avec lui.
Joséphine de Sartory ; Les pensées fugitives (1805)

En amour, le cœur est toujours superbe ; il estime ce qui lui résiste, et se pique de vaincre ce qu'un autre n'a pas vaincu.
Joséphine de Sartory ; Les pensées fugitives (1805)

Il n'y a rien de plus dangereux à voir qu'une jolie femme affligée ; la pitié fait très souvent naître l'amour.
Joséphine de Sartory ; Les pensées fugitives (1805)

Si les amants osent peu, ils aiment peu, disons-nous. Ce qui les fait toujours craindre et toujours trembler, nous semble, en effet, plutôt une marque de la faiblesse de leur tempérament que de leur amour.
Joséphine de Sartory ; Les pensées fugitives (1805)

L'amour n'a recours à l'amitié que lorsqu'il craint ou désire : quand il est heureux, il se suffit à lui-même.
Joséphine de Sartory ; Les pensées fugitives (1805)

Les amoureux ne s'ennuient jamais de parler d'une même chose, pourvu que l'intérêt de la personne qu'ils aiment s'y trouve mêlé.
Joséphine de Sartory ; Les pensées fugitives (1805)

Les amants servent plus volontiers leurs amis amoureux que les autres.
Joséphine de Sartory ; Les pensées fugitives (1805)

La fin de toute cause est toujours suivie de celle de son effet.
Joséphine de Sartory ; Les pensées fugitives (1805)

Quand l'amour ne rend pas muet, il donne de la vivacité, et embellit tout ce qu'on dit.
Joséphine de Sartory ; Le duc de Lauzun (1807)

L'homme n'est constant qu'à la fin de ses jours.
Joséphine de Sartory ; Le duc de Lauzun (1807)

Les vieillards tiennent plus fortement à leurs projets que les jeunes gens, soit que leur imagination soit trop lente pour leur en créer de nouveaux, soit que l'âge rende obstiné.
Joséphine de Sartory ; Le duc de Lauzun (1807)

Rien n'est moins rare chez les femmes que le passage rapide d'un sentiment à l'autre, les variations les plus étranges se succèdent dans leur cœur avec une extrême mobilité, quand la vanité et l'orgueil y dominent.
Joséphine de Sartory ; Le duc de Lauzun (1807)

La pudeur n'étouffe point l'amour, elle ne sert qu'à le cacher, mais plus elle le déguise, plus elle livre le cœur aux sensations les plus tendres et les plus passionnées.
Joséphine de Sartory ; Le duc de Lauzun (1807)

Une femme accomplie est un don du ciel que rien dans l'univers ne peut égaler.
Joséphine de Sartory ; Le duc de Lauzun (1807)

Que de femmes ne connaissent la pitié pour un amour trahi que lorsqu'elles éprouvent elles-mêmes les horreurs de la perfidie !
Joséphine de Sartory ; Le duc de Lauzun (1807)

On ne fait pas retomber la peine du coupable sur l'innocent.
Joséphine de Sartory ; Le duc de Lauzun (1807)

On consent volontiers à partager la gloire de celui qui s'élève, mais on s'isole froidement et sans effort de celui qui se déshonore ; quelquefois même, il n'en faut pas tant pour rester sans parents, le malheur seul suffit pour rompre les liens du sang.
Joséphine de Sartory ; Le duc de Lauzun (1807)

L'inconstance n'a jamais habité avec le bonheur !
Joséphine de Sartory ; Le duc de Lauzun (1807)

Si dans tous les temps l'espérance accroît les jouissances, elle est particulièrement la divinité de la jeunesse qui ne vit que sous son continuel enchantement.
Joséphine de Sartory ; Le duc de Lauzun (1807)

Les passions ont l'art de prendre différentes formes pour s'introduire dans le cœur.
Joséphine de Sartory ; Le duc de Lauzun (1807)

À la Cour la faveur donne souvent plus d'éclat que le mérite et la gloire.
Joséphine de Sartory ; Le duc de Lauzun (1807)

Les plaisirs, pour être goûtés dans leur perfection, ont besoin de la présence continuelle de l'objet où nous les plaçons, l'amour seul en donne souvent de plus vifs par l'exaltation de l'imagination.
Joséphine de Sartory ; Le duc de Lauzun (1807)

La fortune et le pouvoir ne sont des biens désirables que par les plaisirs et les jouissances qui y sont attachés.
Joséphine de Sartory ; Le duc de Lauzun (1807)

Une noblesse qui nous est transmise par nos pères est un bien inestimable : les richesses peuvent se dissiper ; il ne faut qu'un héritier prodigue pour plonger dans l'infortune la famille la plus opulente, tandis que celui même qui s'est écarté des principes de ses ancêtres ne peut enlever à ses descendants l'héritage sacré qu'il tient de ses pères : c'est une récompense impérissable, éternelle.
Joséphine de Sartory ; Le duc de Lauzun (1807)

L'inquiétude réveille l'amour ; en piquant le cœur elle redouble ses désirs ; et tant que l'on ne possède point un bien, on fait tout ce qu'on peut pour le posséder. On se le figure même plus grand, avant de l'avoir obtenu, qu'on ne le trouve, quand on l'obtient ; et souvent ce qui nous trompe agréablement, tire sa plus grande gloire de notre erreur, et n'est rien moins que ce que nous l'avions cru.
Joséphine de Sartory ; Les pensées fugitives (1805)

Depuis que l'amour fait des heureux et des misérables, on n'a jamais pu se passer de confidents. On a tort, car dans une véritable passion, il ne faut point de tierce personne.
Joséphine de Sartory ; Les pensées fugitives (1805)

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