Louis Dépret.

1 - Qui est Louis Pierre Frédéric Dépret ?

Photo / portrait de Louis Dépret Biographie courte : Ecrivain, romancier, critique littéraire, poète et homme de lettres français né le 9 octobre 1837 à Lille dans le Nord, Louis Dépret est mort à Paris le 22 mars 1905.

Etudes et formation :

Dépret termina ses études, commencées à l'institution Édouard Van Hende et au collège libre de Marcq-en-Barœul, au lycée de Lille où il remporta le prix d'honneur en 1855. Ses succès scolaires furent brillants. Doué d'une grande facilité d'assimilation, d'une mémoire prodigieuse, il travaillait comme un autre joue, et trouvait moyen, entre une dissertation latine et un problème de physique, d'ajouter çà et là quelques centaines de vers à un poème héroï-comique, La Cloche qu'il voulait publier, disait-il, avant de quitter la tunique de collégien. Il tint parole et La Cloche eut un succès fou parmi les étudiants.

Les dates clés de sa carrière :

Peu de temps après sa sortie des écoles, Louis Dépret publia sous le titre de Feux Follets (1859) une série de poésies fugitives, puis partit pour l'Angleterre où il séjourna un an, étudiant à la fois la langue, la littérature et les mœurs anglaises. C'est dans cet intervalle qu'il écrivit deux de ses meilleurs livres : Rosine Passmore (1861), un roman de mœurs à la manière anglaise, et Windsor et son histoire (1863).

Rentré à Lille, Dépret inséra en feuilleton dans le Mémorial une étude locale intitulée Reine Planterose, et en même temps mit à l'affiche Jalousie en partie double, une comédie en un acte, qu'il écrivit en huit jours pour la substituer à une autre dont la représentation avait été interdite presqu'au dernier moment.

Il quitta peu de temps après Lille pour aller se fixer à Paris. Dès la première année, il sut s'attirer les sympathies des puissants de la presse. Ce fut sous le patronage d'Émile Deschamps (1791-1871) que parut son dernier volume de poésies, les Etapes du cœur, et il entra dans les cabinets de rédaction des principaux journaux : l'Illustration, Le Monde illustré, Le Temps, l'Opinion nationale, la Revue nouvelle, la Revue moderne, la Revue française, et la Revue de l'instruction publique.

Dépret, et son mariage :

Le 7 Juillet 1875, Louis épouse Marie-Thérèse Célestine Losson, née le 6 juillet 1837 à Lille, et décédée le 5 janvier 1900 à Paris.

Décès et inhumation :

Louis Pierre Frédéric Dépret est décédé à Paris le 22 mars 1905 à 67 ans, il repose au cimetière du Père Lachaise.

Ses principales oeuvres :

Poésies fugitives (1859), Rosine Passmore (1861), Les demi-vertus (1862), Si jeunesse pouvait (1862), Windsor et son histoire (1863), Contes accélérés (1865), De liège à Anvers en passant par la Hollande (1866), Amours du nord et du midi (1866), Le va-et-vient (1867), Lille (1867), Le mot de l'énigme (1868), Lucie (1869), Folle jeunesse (1885), et Deux cœurs sensibles (1886). (Louis Dépret sur le Père Lachaise)

2 - Ce dictionnaire vous propose 51 citations et pensées de Louis Dépret :

On donne quelquefois le nom d'amour à un besoin maladif d'être deux pour se disputer.

- Pensées détachées (1887)

Il est doux de réaliser son ambition, mais il est plus agréable encore, quelquefois, de la secouer.

- Pensées détachées (1887)

Pas plus en vers qu'en amitié, rien d'excellent ne s'improvise.

- Pensées détachées (1887)

En dépit de tous les sarcasmes contre la poésie, il y a ceci : la plus belle prose s'oublie ou s'altère en passant par les citations ; un beau vers règne toujours triomphalement sur les cœurs.

- Pensées détachées (1887)

La poésie est la musique de l'intelligence, de même que la musique est la poésie des sens.

- Pensées détachées (1887)

Je mesure la valeur d'un homme à son attitude devant la critique.

- Pensées détachées (1887)

Les Français ne veulent qu'être amusés et font semblant de n'estimer que les ennuyeux.

- Pensées détachées (1887)

La grande réputation de certains écrivains s'explique seulement par le fait que le monde a mieux aimé leur donner sans façon la gloire que de les lire.

- Pensées détachées (1887)

On nous promet comme suprême récompense d'appartenir à l'histoire. Je le veux bien, mais de quelle histoire vient-on nous parler ? Celle que nous voyons a tant et de si bizarres façons de vous arranger qu'un homme sage ne tient pas à rien avoir à démêler avec elle.

- Pensées détachées (1887)

La vie se passe à dire : Plus tard ; et à s'entendre dire : Trop tard.

- Pensées détachées (1887)

Lorsqu'on ne possède pas la pensée d'une femme, on n'en possède rien.

- Pensées détachées (1887)

On triomphe des femmes par la parole, mais on ne les dompte que par le silence.

- Pensées détachées (1887)

On est aussi fréquemment déçu à se croire aimé qu'à se croire admiré.

- Pensées détachées (1887)

On ne voit guère d'homme si désabusé que la plus sotte ne puisse prendre en feignant la jalousie.

- Pensées détachées (1887)

La plupart des femmes, nous aimant pour elles et non pour nous, ne font guère de différence entre un homme d'esprit et un sot.

- Pensées détachées (1887)

La dernière des femmes, c'est la femme bon garçon.

- Pensées détachées (1887)

Les femmes n'aiment ni les généreux, ni les égoïstes, ni les indifférents, ni qui se prodigue à elles, ni qui se garde pour soi-même ; elles aiment quand il leur plaît.

- Pensées détachées (1887)

Pour l'amour, ne plus souffrir, c'est mourir.

- Pensées détachées (1887)

Il faut conquérir deux fois celle qu'on aime : avant et après ; la seconde conquête est aussi la plus difficile.

- Pensées détachées (1887)

Dans un premier amour, on croit à l'éternité de la passion ; dans un second, on ne croit plus qu'à sa durée.

- Pensées détachées (1887)

Entre toutes les chutes qui accidentent l'existence, c'est de l'amour que nous tombons le plus haut.

- Pensées détachées (1887)

L'amour est notre vice ou notre vertu.

- Pensées détachées (1887)

Dans un véritable amour, tous les sens s'entraident, toutes les perceptions se confondent : regarder, c'est écouter.

- Pensées détachées (1887)

Avant tout, garde la force et la puissance d'aimer.

- Pensées détachées (1887)

Le véritable amour a toujours son aliment : aujourd'hui l'espérance, demain le souvenir.

- Pensées détachées (1887)

Si l'amour nous rend fous quelquefois, il y a tels désastres où seul il nous empêche de le devenir.

- Pensées détachées (1887)

En amour, aussi bien qu'en art, en politique et en tout le reste, ... il y a le génie et la patience.

- Pensées détachées (1887)

L'éloquence de l'amour ne se dit pas, elle se murmure ; en amour, plus on parle bas, plus on s'entend.

- Pensées détachées (1887)

L'amour naissant se fait de tout et avec tous des intelligences électriques.

- Pensées détachées (1887)

C'est incontestablement la préoccupation du bonheur qui nous empêche le plus souvent d'être heureux.

- Pensées détachées (1887)

Nos divers plans de bonheur se modifient et se succèdent, frêles toiles d'araignées où le soir un passant jette son brutal coup de poing.

- Pensées détachées (1887)

Le plus cuisant regret est celui du bonheur possible que l'on a dédaigné.

- Pensées détachées (1887)

Le bonheur est toujours ce que nous n'avons pas ; donc le bonheur n'existe point. Le plus parfait bonheur ne mérite pas ce nom s'il s'y mêle la crainte de le perdre, et sans cette crainte, on ne le goûte pas. Qu'est-ce donc que le bonheur ?

- Pensées détachées (1887)

Le tact dans la conversation n'est point de savoir ce qu'il faut dire et ne pas dire, mais quand il faut le dire et ne le dire point.

- Pensées détachées (1887)

Entre gens de même éducation, tout s'entend ; entre gens d'éducation différente, tout a besoin d'être expliqué.

- Pensées détachées (1887)

Dans le monde, comme au tapis vert, il ne faut laisser voir ses cartes que lorsqu'on a la main pleine d'atouts.

- Pensées détachées (1887)

L'homme qui passe pour le plus spirituel du monde est peu de chose s'il ne se trouve pas dans son milieu et dans son cadre. On est même allé jusqu'à prétendre que le plus homme d'esprit était celui qui, ayant su trouver ce milieu et ce cadre, n'en sortait plus.

- Pensées détachées (1887)

Certaines gens, avec toutes sortes d'honnêtes qualités, épaississent l'air autour de vous et vous empêchent, on dirait, de respirer.

- Pensées détachées (1887)

Plus on a d'esprit, et plus on est empêché parmi les imbéciles.

- Pensées détachées (1887)

Il est moins pénible de s'ennuyer seul qu'en société.

- Pensées détachées (1887)

Les gros rieurs sont des personnages incommodes, mal appris et bruyants. Je leur préfère les gens maussades qui, du moins, se taisent et souvent ont raison en n'étant pas gais.

- Pensées détachées (1887)

Le parfait modèle de l'homme gênant, c'est celui qui a toujours peur de vous gêner et qui, le disant à chaque phrase, en double la longueur.

- Pensées détachées (1887)

Certaines gens ont positivement le culte du désagréable ; cela ne suffit pas pour être honnête.

- Pensées détachées (1887)

L'amitié et l'amour sont des chaînes construites de telle sorte que le départ d'un anneau entraîne tous les autres.

- Pensées détachées (1887)

Tous les goûts sont discutables, mais le goût ne se discute pas.

- Pensées détachées (1887)

Tout le problème humain serait résolu si l'on s'aimait.

- Pensées détachées (1887)

On croit les tribuns du peuple des apôtres qui vont prêcher l'évangile sur la montagne, on devrait les croire des botanistes qui cherchent des simples.

- Pensées détachées (1887)

La politique, cet assommoir de l'esprit, menace d'éteindre toute la verve amusante de l'esprit en France.

- Pensées détachées (1887)

L'homme gagne toujours à cacher sa jalousie : s'il est aimé, à quoi sert-il qu'il parle ? Si on ne l'aime plus, on ne l'entend pas.

- Pensées détachées (1887)

Il y a des gens qui paraissent toujours prêts à vous refuser ce que vous ne songez pas à leur demander.

- Pensées détachées (1887)

Si j'étais jaloux, je ferais résolument l'éloge de mon rival, la femme est si contredisante.

- Pensées détachées (1887)

3 - La liste des auteurs célèbres :

Le dictionnaire des meilleurs auteurs français et étrangers »
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