Nicolas de Laténa.

1 - Qui est Nicolas Valentin de Laténa ?

Photo / portrait de Nicolas de Laténa Biographie courte : Conseiller maître à la Cour des comptes et écrivain français né le 5 juillet 1790 à Ancy-le-Franc dans l'Yonne, Nicolas Valentin de Laténa est mort le 14 juillet 1881 à Paris.

La famille de Laténa :

Fils de Pierre Valentin de Laténa (1746-1803), inspecteur des chasses, pensionné militaire, et d'Edmée Françoise Marguerite Carré (1771-1856). De leur union célébrée 12 février 1787 est né Nicolas Valentin de Laténa le 5 juillet 1790, et baptisé le 7 du même mois à Ancy-le-Franc.

Les dates clés de sa carrière :

Sous-directeur des bureaux des gardes nationales de France en 1815, dirigées par le comte d'Artois. Conseiller référendaire de 2ème classe le 17 mars 1819, de 1ère classe le 11 novembre 1829, reçu en audience par Charles X le 16 novembre 1829. Membre de la commission de vérification des comptes ministériels pour 1834. Nommé conseiller maître le 14 juin 1837. Membre tiré par le sort du jury de la Cour d'assises de Paris en mars 1838. Représentant d'une compagnie de chemin de fer pour l'adjudication de la ligne de Creil à Saint-Quentin en 1845. Nommé par le doyen des présidents de la Cour des comptes président de la commission de la Cour des comptes déléguée par la commission d'enquête parlementaire pour l'examen de la comptabilité des Ateliers nationaux en 1848. Honoraire à sa demande le 23 octobre 1856. Censeur du Crédit mobilier (fondé par les frères Pereire) en 1867, liquidateur de la société générale de Crédit mobilier en 1871. Candidat à l'Académie des sciences morales et politiques en 1869. (Source).

De Laténa et son mariage :

Le 17 mai 1824 il épouse à Paris Augustine Marie Elisabeth Claire de Grattier de Grattery (1806-1827). De leur union naquit un enfant : Gustave Valentin Léonard né à Paris le 5 avril 1825, conseiller référendaire à la Cour des comptes. Décédé à Paris le 21 juin 1893 à l'âge de 68 ans.

Principales distinctions :

Nommé Chevalier le 30 avril 1834, et Officier de la Légion d'honneur le 29 avril 1843.

Décès et inhumation :

Nicolas de Laténa est décédé le 14 juillet 1881 à Paris à l'âge de 91 ans, il repose au cimetière du Père Lachaise.

Ses principales oeuvres :

Étude de l'homme en 1854, réédité en 1856, 1859, 1863 et 1870. (Nicolas de Laténa sur le Père Lachaise)

2 - Ce dictionnaire vous propose 50 citations et pensées de Nicolas de Laténa :

Nombre de gens d'esprit parlent avec dédain de la philosophie et des ouvrages dont elle est le sujet. Avant de les croire sur parole, demandez-leur s'ils les comprennent, et même s'ils les ont lus.

- Étude de l'homme (1854)

La haine sans frein va jusqu'à la bassesse quand ce n'est pas jusqu'à la fureur.

- Étude de l'homme (1854)

Les confidences faites à des indifférents ne sont que le trop-plein de la personnalité.

- Étude de l'homme (1854)

La confiance trompée ne reprend jamais sa sécurité première.

- Étude de l'homme (1854)

L'abondance, sans le goût, est aussi fâcheuse que la stérilité. Un écrivain épris de son art a presque autant de plaisir à supprimer ce qui lui semble faible qu'à trouver ce qui lui semble beau.

- Étude de l'homme (1854)

Un homme médiocre et ignorant montre plus d'assurance qu'un homme supérieur et profondément instruit. Le premier méprise tout ce qu'il ignore, ou ne suppose rien au-delà du peu qu'il sait, le second sent combien il aurait encore de choses à apprendre.

- Étude de l'homme (1854)

Croire à une vérité morale c'est peu : il faut la sentir pour en tirer une conviction, et pour devenir capable de la mettre en pratique.

- Étude de l'homme (1854)

On émeut un cœur délicat, bien plus par la crainte de lui déplaire, que par le désir de lui plaire.

- Étude de l'homme (1854)

L'intrigue l'emporte sur le bon droit, comme un corps en mouvement renverse un corps au repos.

- Étude de l'homme (1854)

Il est encore trop peu d'hommes qui voient en la femme ce qu'ils devraient voir, un être sans doute inférieur à eux par la force physique et par la force morale, mais supérieur par la délicatesse de l'âme et par la sensibilité. Un être méritant tous leurs ménagements, une compagne destinée à compléter leur existence par l'amour, à la charmer par la grâce et l'esprit, à calmer leurs maux par de tendres soins, et à soulager leurs chagrins en les partageant. Quand elle ne leur donne pas tout ce bonheur, c'est bien souvent parce qu'ils ne savent pas le lui demander.

- Étude de l'homme (1854)

Ce que l'on n'admire pas en soi, on se garde bien de l'admirer dans un autre.

- Étude de l'homme (1854)

L'admiration est un éclair qui illumine l'âme et enflamme le génie.

- Étude de l'homme (1854)

Le vrai satisfait la raison ; le beau charme le goût ; le sublime transporte l'âme dans les plus hautes régions de la pensée et du sentiment.

- Étude de l'homme (1854)

La critique est un flambeau, et la louange, un bandeau.

- Étude de l'homme (1854)

L'homme oisif est comme l'eau qui dort : il se corrompt au fil de temps.

- Étude de l'homme (1854)

Sans la mémoire, l'intelligence ne serait qu'un éclair dans la nuit.

- Étude de l'homme (1854)

A côté de l'intelligence qui cherche et qui trouve est un auxiliaire indispensable qui recueille et conserve : la mémoire.

- Étude de l'homme (1854)

Plus on est ignorant, moins on s'en aperçoit.

- Étude de l'homme (1854)

Plus on a besoin de conseils, moins on les supporte. La présomption donne la mesure de l'imprévoyance.

- Étude de l'homme (1854)

L'imprévoyance est l'excuse banale de bien des fautes. Quand elle est fondée, quel est le rôle de l'intelligence ?

- Étude de l'homme (1854)

Avec peu d'esprit, on imite ; et l'on prend, en chaque chose, ce qui frappe le plus, l'exagération, par conséquent le ridicule.

- Étude de l'homme (1854)

La stérilité de l'esprit produit l'entêtement. Quand on n'a qu'une idée, on y tient.

- Étude de l'homme (1854)

L'irrésolution est l'embarras d'un esprit obscur et vacillant qui veut aller sans savoir où, qui cherche sans savoir quoi.

- Étude de l'homme (1854)

Une pensée claire est comme une eau limpide dont on voit le fond, sans en juger d'abord la profondeur.

- Étude de l'homme (1854)

Les impressions reçues, pendant notre enfance, forment, dans notre mémoire, une espèce de noyau. L'âme, pendant sa période de développement, et pendant sa maturité, le recouvre, chaque jour, d'impressions nouvelles. Puis, au déclin de la vie, il se fait un travail de destruction, qui commence par les souvenirs les plus récents, remonte successivement aux autres, et n'épargne que ceux de nos premières années.

- Étude de l'homme (1854)

Que gagne-t-on à ne pas prendre résolument son parti de vieillir ? On ne trompe personne, et on échange un droit au respect contre un ridicule.

- Étude de l'homme (1854)

Il en est du temps comme de la fortune. On se promet d'en faire un bon emploi, quand on en est privé ; et quand on les possède, on les dissipe follement.

- Étude de l'homme (1854)

La vie est un breuvage dont la jeunesse s'enivre, dont l'âge mûr essaye de faire un usage modéré, et dont la vieillesse savoure, avec un plaisir inquiet, les gouttes les plus amères.

- Étude de l'homme (1854)

La confiance et la défiance de l'amour ont ordinairement le même principe, l'amour-propre.

- Étude de l'homme (1854)

L'amour, qui corrompt souvent les cœurs purs, purifie quelquefois les cœurs corrompus.

- Étude de l'homme (1854)

La crainte de déplaire est un sentiment si modeste et si respectueux qu'il est bien difficile de n'en être pas touché.

- Étude de l'homme (1854)

L'amour vrai ne se confie pas ; il se trahit de lui-même.

- Étude de l'homme (1854)

L'homme le plus prompt à se choquer est celui qui craint le moins de choquer les autres.

- Étude de l'homme (1854)

On vante rarement, dans autrui, la qualité à laquelle on prétend soi-même, sans composer sa louange de manière à en profiter un peu.

- Étude de l'homme (1854)

Mieux vaut cent fois la haine que l'indifférence d'une femme. La haine a une cause déterminée.

- Étude de l'homme (1854)

La beauté illumine tout ce qui l'entoure. Une belle femme attire, fascine, enivre.

- Étude de l'homme (1854)

L'avare n'est jamais, à ses propres yeux, qu'ami de l'ordre, prévoyant, économe.

- Étude de l'homme (1854)

L'avarice est la plus aveugle des passions, c'est la seule qui n'ait pas la conscience d'elle-même.

- Étude de l'homme (1854)

Pourquoi tel homme, qui parle à tout venant de ses propres affaires, ne peut-il accorder un instant d'attention à celles d'autrui ? Cette question se résout par un seul mot : Personnalité.

- Étude de l'homme (1854)

Affections trahies, illusions détruites... quels mots heureux pour déguiser les déceptions de l'amour-propre et de la personnalité !

- Étude de l'homme (1854)

Nous supposons volontiers aux autres des dispositions conformes à nos vues ; et quand nous reconnaissons notre erreur, nous nous irritons contre eux, comme s'ils nous avaient trompés.

- Étude de l'homme (1854)

On se réjouit volontiers du bien des autres, pourvu qu'on les juge encore moins heureux que soi.

- Étude de l'homme (1854)

L'envie et la jalousie sont des passions qui rongent le cœur et finissent par y détruire tous les bons sentiments.

- Étude de l'homme (1854)

La raison est la lumière de l'âme ; les passions en sont les orages.

- Étude de l'homme (1854)

Le doute est une infirmité de l'esprit. Qui doute de tout est disposé à tout croire.

- Étude de l'homme (1854)

Ne mettez en commun, avec un égoïste, que les choses dont vous serez décidé à lui faire un complet abandon.

- Étude de l'homme (1854)

Le repos du corps n'est pas plus l'oisiveté que l'agitation n'est le travail. Le travail est la pensée ou l'action dirigée vers un but.

- Étude de l'homme (1854)

Vous demandez aux femmes des qualités, des vertus, et vous ne flattez que leurs défauts. Si vous accordez un froid respect à celles qui trouvent le bonheur dans le devoir, vous idolâtrez, dans les autres, la beauté, les grâces, et trop souvent les vices. Est-ce ainsi que vous les encouragez au bien ?

- Étude de l'homme (1854)

Les passions agissent sur l'intelligence comme le vent sur la flamme : modéré, il la rend plus brillante ; vif, il la fait va ciller ; impétueux, il l'éteint.

- Étude de l'homme (1854)

Le bavardage est l'indice certain de l'irréflexion, d'un défaut de tact et d'un peu de sottise. On n'est bavard que parce qu'on ne prend pas la peine de choisir ni ses idées ni ses mots.

- Étude de l'homme (1854)

3 - La liste des auteurs célèbres :

Le dictionnaire des meilleurs auteurs français et étrangers »
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