Les citations de Pierre-Édouard Lémontey.

1 - Qui est Pierre-Édouard Lémontey ?

Photo / portrait de Pierre-Édouard Lémontey Biographie courte : Avocat, politicien, homme de lettres et historien français né le 14 janvier 1762 à Lyon, Pierre-Édouard Lémontey est mort le 26 juin 1826 à Paris. (Pierre-Édouard Lémontey sur Wikipédia)

2 - Ce dictionnaire vous propose 60 citations et pensées de Pierre-Édouard Lémontey :

Quand on n'est pas sans reproche, on s'abuse par des sophismes.

- Pensées et réflexions (1826)

L'ambition redresse les duperies du fanatisme.

- Essai sur la monarchique (1818)

Les courtisans, geôliers des puissants, ne les servent qu'avec un masque.

- Pensées et réflexions (1826)

L'usage de l'arbitraire augmente sans relâche le besoin de l'arbitraire.

- Essai sur la monarchique (1818)

Les abus qui détruisent les bonnes institutions ont le fatal privilège de faire subsister les mauvaises.

- Essai sur la monarchique (1818)

La perfection d'une jolie femme n'est peut-être autre chose que son rapprochement le plus complet de l'enfance.

- Raison, folie, chacun son mot (1801)

Le loisir n'est pas le repos, mais un emploi libre et facultatif de son temps à un travail qui n'est pas d'obligation.

- Pensées et réflexions (1826)

La noblesse, comme le trône, subsistait d'illusions.

- Pensées et réflexions (1826)

Le peuple, toujours passionné, ne tient son jugement que de ses sensations.

- Pensées et réflexions (1826)

La clémence n'a jamais terni aucune gloire.

- Pensées et réflexions (1826)

La fureur de trop gouverner fut un tic national.

- Essai sur la monarchique (1818)

Les partisans qui affectent un zèle outré sont des transfuges ou des fourbes.

- Pensées et réflexions (1826)

Tout manque à la fin à celui qui a abusé de tout.

- Essai sur la monarchique (1818)

Le Français, plus avide des libertés qu'on lui refuse que pressé de jouir de celles qu'on lui accorde, préfère des concessions modiques, faites de bonne foi, à des promesses équivoques, et à des libéralités captieuses.

- Essai sur la monarchique (1818)

Les traités sont des formules de politesse qui n'engagent pas des hommes de bon sens, et que la solennité de leurs clauses avertit seulement qu'il convient de les violer.

- Essai sur la monarchique (1818)

Il n'y a rien de si pestilentiel pour le jugement que le fatras des connaissances pédantesques.

- Pensées et réflexions (1826)

Depuis la découverte de l'imprimerie, il n'a pas péri un seul gouvernement qui n'ait asservi la presse.

- Pensées et réflexions (1826)

On appelle expérience la durée du mal ; et approbation, la patience de la servitude.

- Essai sur la monarchique (1818)

Dans tout parti, la difficulté est bien moins d'anéantir ses ennemis que de concilier ses amis.

- Pensées et réflexions (1826)

La continuité d'un sacrifice donne à la bienfaisance un caractère grave et sublime que n'a pas toujours l'héroïsme.

- Pensées et réflexions (1826)

L'âme, comme le corps, a besoin d'exercice.

- Pensées et réflexions (1826)

Quand j'entends un chanteur rouler dans sa gorge des syllabes anglaises, je me représente un médisant condamné à se gargariser avec des clous.

- Pensées et réflexions (1826)

Les glorieux sont durs.

- Pensées et réflexions (1826)

Je n'aime pas l'orgueil de l'or, mais j'aime encore moins l'orgueil des haillons.

- Pensées et réflexions (1826)

Il n'y a d'incurables que les insensés et les fous sérieux.

- Pensées et réflexions (1826)

Aucune crainte n'aura de prise sur l'homme qui marche toujours dans le chemin droit du devoir, et dont les désirs modestes n'ont jamais de but trop éloigné. Et que peut craindre de la justice humaine celui qui ne manque ni aux lois ni aux convenances sociales ?

- Pensées et réflexions (1826)

La vérité est comme la lumière : elle n'arrive jamais que mêlée avec un autre élément ; sans quoi , l'œil de l'homme ne pourrait jamais la supporter.

- Pensées et réflexions (1826)

L'envie, qui a des yeux louches pour voir le bien, a des poumons d'airain pour publier le mal.

- Pensées et réflexions (1826)

Rien n'est si commun que d'ériger sa faiblesse en système et de mettre ses goûts sur le compte de sa raison.

- Pensées et réflexions (1826)

L'oisiveté qui, en physique, ne présente que l'idée du repos, est un volcan furieux dans l'ordre politique.

- Pensées et réflexions (1826)

La liberté de la presse achève la démarcation que la parole a commencée entre l'homme et la brute.

- Pensées et réflexions (1826)

D'un niais on en fait aisément un admirateur.

- Pensées et réflexions (1826)

La plus grande faveur des dieux fut l'amour, la plus grande faveur de l'amour est un instant de délire.

- Raison, folie, chacun son mot (1801)

Il y a toujours dans le cœur humain un sentiment d'équité qui surnage entre les passions.

- Pensées et réflexions (1826)

Nous ne vivons qu'à la condition de souffrir et de mourir.

- Pensées et réflexions (1826)

Le bon est la condition principale du beau.

- Pensées et réflexions (1826)

Les hommes indifférents sont bien près d'être inflexibles.

- Pensées et réflexions (1826)

Rien n'est plus propre à faire un important qu'une bête qui sait se taire.

- Pensées et réflexions (1826)

Ce qu'il y a de plus exécrable au monde ce sont les bouffonneries d'un tyran.

- Pensées et réflexions (1826)

Un zèle étroit et dur perd des âmes qu'aurait gagnées une piété douce et politique.

- Pensées et réflexions (1826)

Les malentendus ont fait plus de mal au monde que les tremblements de terre.

- Pensées et réflexions (1826)

Nos douleurs sont des siècles, nos plaisirs sont des éclairs.

- Pensées et réflexions (1826)

En tout genre, conquérir est peu de chose, le vrai triomphe est de conserver.

- Pensées et réflexions (1826)

L'indulgence sied bien au repentir, mais le passage du vice à la pruderie déplaît jusqu'au dégoût.

- Pensées et réflexions (1826)

La Rochefoucauld a dit qu'il y a peu d'honnêtes femmes qui ne soient lasses de leur métier : cela est juste pour celles qui n'en ont pas fait d'autre ; mais les honnêtes femmes qui ont commencé plus tard savent le prix du repos de la vertu ; et de même que l'hérésie est une friandise de dévots, la fidélité conjugale doit être un plaisir fort piquant pour une courtisane retirée.

- Pensées et réflexions (1826)

L'amour ne s'explique plus par le duel, mais par l'enchère. « C'est avec de l'or, et non avec du fer, qu'on m'obtient. » disait une fille à deux hommes qui se battaient pour elle. Le mariage n'est à proprement parler qu'une adjudication à la bougie éteinte : le dernier qui a parlé se couche.

- Pensées et réflexions (1826)

Le commerce est, comme les femmes galantes, bon et généreux tant que les acheteurs abondent ; cruel et perfide, quand le débit manque.

- Pensées et réflexions (1826)

En mariage, comme en politique, les demi-folies sont toujours sans excuse et fréquemment sans succès ; mais les folies bien entières intéressent par l'excès de la passion, ou subjuguent par l'excès de l'audace. Qui veut sauter un fossé à deux reprises, doit tomber au milieu.

- Pensées et réflexions (1826)

De tous les corps graves de la nature, le plus pesant est la femme qu'on a cessé d'aimer.

- Pensées et réflexions (1826)

La vénalité est une aliénation d'une part de la souveraineté.

- Pensées et réflexions (1826)

En baisant les pieds des idoles on voit qu'elles sont d'argile.

- Pensées et réflexions (1826)

Rien n'est parfait sur la terre, et toute grandeur a son côté faible.

- Pensées et réflexions (1826)

Celui-là seul mérite le nom de bienfaisant qui fait le bien avec persévérance.

- Pensées et réflexions (1826)

Le sage ne se repent pas, il se corrige ; le peuple ne se corrige pas, il se repent.

- Pensées et réflexions (1826)

Tout empire absolu est une proie promise à l'anarchie.

- Pensées et réflexions (1826)

Il est moins dangereux de changer de divinité que de prêtres.

- Pensées et réflexions (1826)

Les hommes supérieurs sentent trop qu'ils sont forts, et pas assez qu'ils sont mortels.

- Essai sur la monarchique (1818)

Le monde est grand et l'âme humaine plus grande encore, elle a l'infini pour domaine, et Dieu pour trésor.

- Pensées et réflexions (1826)

L'humanité croit d'une croyance irrésistible à l'immortalité, de diverses manières je le sais et par diverses raisons : mais cette diversité n'infirme pas, elle confirme, au contraire, la croyance.

- Pensées et réflexions (1826)

Il est des soupirs qui valent un poème.

- Raison, folie, chacun son mot (1801)

3 - La liste des auteurs populaires :

Le dictionnaire des meilleurs auteurs français et étrangers »
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