Les citations de Pierre-Joseph Proudhon.

1 - Qui est Pierre-Joseph Proudhon ?

Photo / portrait de Pierre-Joseph Proudhon Biographie courte : Polémiste, journaliste, philosophe, politique et sociologue français né le 15 janvier 1809 à Besançon dans le département du Doubs, Pierre-Joseph Proudhon est décédé le 19 janvier 1865 à l'âge de 56 ans à Paris. Autodidacte, théoricien du socialisme libertaire, partisan du mutuellisme et du fédéralisme, il est le premier théoricien connu à se désigner lui-même comme un « anarchiste » et le seul théoricien révolutionnaire du XIXe siècle à être issu du milieu ouvrier. Proudhon repose au cimetière du Montparnasse à Paris. Il est l'auteur de plus de soixante livres, dont Qu'est-ce que la propriété ? (1840), La philosophie de la misère (1846), Le manuel du spéculateur à la bourse (1853), De la justice dans la révolution et dans l'Eglise (1858), La guerre et la paix (1861), et De la capacité politique des classes ouvrières publié en 1865. (Pierre-Joseph Proudhon sur Wikipédia)

2 - Ce dictionnaire vous propose 60 citations et pensées de Pierre-Joseph Proudhon :

La femme n'est pas la moitié de l'homme, mais le complément vivant et sympathique qui achève de faire de lui une personne.

- De la création de l'ordre (1843)

Cessons d'attribuer à une cause interne l'immoralité qui nous tue : cette cause est autre que nous ; elle est accidentelle et externe. Cessons pareillement d'attendre d'une sagesse surhumaine la lumière que notre état réclame : l'homme et la société ne sont pas plus difficiles à pénétrer que la nature.

- De la justice dans la Révolution (1858)

La fraîche Rosée, fille du Crépuscule et de l'Aurore, s'évanouit chaque matin aux baisers du Soleil levant.

- Du principe de l'art (1865)

Les femmes veulent être toujours jeunes, toujours belles ; elles ont le sentiment de leur destinée.

- De la justice dans la Révolution (1858)

L'incertitude de la certitude engendre le scepticisme.

- De la justice dans la Révolution (1858)

La concurrence est, après la division du travail, un des agents les plus énergiques de l'industrie en même temps qu'une de ses garanties les plus précieuses. C'est la loi du marché, le condiment de l'échange, le sel du travail. Supprimer la concurrence, c'est supprimer la liberté.

- Idée générale de la révolution (1851)

L'art réside dans la faculté que possède l'esprit d'exécuter des variations libres sur le thème fixe de la nature.

- Du principe de l'art (1865)

Faire de la politique, c'est se laver les mains dans la crotte !

- Lettre à Marc Dufraisse, le 19 mars 1852.

L'exil, comme la prison, fait dérailler le jugement.

- Lettre à Charles Edmond, le 6 mars 1852.

Agissez toujours sans perte de temps afin que le travail soit mis en train au plus vite ou abandonné.

- Lettre à Marc Dufraisse, le 1er mars 1852.

J'aime mieux partager avec un plus grand nombre le travail que d'éterniser la besogne.

- Lettre à Marc Dufraisse, le 1er mars 1852.

Il y a des gens qui passent leur vie à se justifier sans s'apercevoir que leurs idées et leurs actes ne cessent de les accuser.

- Lettre à Marc Dufraisse, le 28 février 1852.

Ce qui vient de la flûte s'en va au tambour, dit un proverbe ; et ce que le sabre a fait, le sabre le défera.

- Lettre à Charles Edmond, le 24 janvier 1832.

Les nations ne périssent que quand on les tue.

- Lettre à Charles Edmond, le 24 janvier 1832.

Un parti qui n'avoue pas les conséquences de ses principes, qui dissimule ses tendances, est un parti qui n'a plus de raison d'être, c'est un parti mort.

- Lettre au docteur Maguet, le 14 septembre 1851.

Le progrès, pour l'humanité, consiste à triompher sans cesse de la matière par l'esprit.

- Amour et mariage (1866)

Le progrès, c'est la nécessité de travailler sans cesse à la découverte de l'inconnu à fur et mesure que le passé s'use.

- Lettre à Pierre-Joseph Langlois (1851)

L'humanité, ce ne sont pas ces masses brutales toujours prêtes à crier : Vive le roi ! Vive la ligue ! L'humanité, c'est cette élite qui constitue le ferment des siècles et fait lever toute la pâte : un homme sur dix mille bêtes.

- Lettre à Guillaume Pauthier, le 2 octobre 1851.

Je n'aime pas la contradiction avec les hommes que je ne puis m'empêcher de respecter et d'aimer.

- Lettre à Guillaume Pauthier, le 2 octobre 1851.

Quand on veut montrer qu'une idée est absurde, il n'est pas de meilleur moyen que de la décomposer dans tous ses termes.

- Lettre à Marc Dufraisse, le 15 octobre 1851.

En politique, on est allié, non pas quand on est ami ou qu'on a les mêmes intentions, mais quand on fait les mêmes choses.

- Lettre à Charles Edmond, le 19 décembre 1851.

Mon cher ami, je ne vous souhaite pas plus qu'à moi-même d'être jamais un homme politique. Mais vous saurez que quand on se mêle de ce métier, on est quelquefois, souvent, obligé de se laver les mains dans le fumier.

- Lettre à Charles Edmond, le 19 décembre 1851.

Jouissons de ce que nous pouvons obtenir sans regretter ce que nous n'avons pas.

- Lettre à Charles Edmond, le 19 décembre 1851.

L'homme qui réunit l'intelligence à l'amour du travail, l'aptitude industrielle à la probité, est assuré que le moyen ne lui manquera pas de conquérir avec le temps l'aisance.

- Système des contradictions économiques (1846)

Le ménage est le royaume de la femme, le monument de la famille. Ôtez le ménage, ôtez cette pierre du foyer, centre d'attraction des époux, il reste des couples, il n'y a plus de familles.

- Système des contradictions économiques (1846)

La valeur est capricieuse comme la liberté, elle ne considère ni l'utilité ni le travail.

- Système des contradictions économiques (1846)

Quand on ne peut obtenir le mieux, il faut éviter le pire.

- Système des contradictions économiques (1846)

Le mariage qui unit les époux n'est point une appropriation mutuelle de leurs corps et de leurs âmes, c'est la représentation de l'amour infini qui vit au fond de leurs cœurs.

- Système des contradictions économiques (1846)

L'amour, universel par essence, tend à se réaliser dans l'universalité.

- Système des contradictions économiques (1846)

Sans liberté et sans égalité, il n'y a ni mariage ni famille qui se soutienne.

- De la justice dans la Révolution (1858)

La beauté d'une jeune fille réjouit la famille, la vieillesse et l'enfance, et relève jusqu'à la disgrâce de ses compagnes que la nature inclémente a moins favorisées.

- Amour et mariage (1866)

L'homme aime tout à la fois par ses sens, par son esprit et par sa conscience : il ne peut pas ne pas aimer ainsi, parce qu'il est homme.

- Amour et mariage (1866)

Il faut avoir vécu dans cet isoloir qu'on appelle l'Assemblée nationale pour concevoir comment les hommes qui ignorent le plus complètement l'état d'un pays sont presque toujours ceux qui le représentent.

- Les confessions d'un révolutionnaire (1849)

Ne parle jamais d'amour à une jeune fille, même quand tu te proposerais de l'épouser.

- Système des contradictions économiques (1846)

Ne fais pas en particulier ce que tu n'oserais faire devant les autres ; ne fais pas devant les autres ce que tu ne veux pas qu'ils fassent devant toi.

- De la justice dans la Révolution (1858)

L'art est un indéfinissable, quelque chose de mystique, la poésie, la fantaisie, tout ce que vous voudrez, qui échappe à l'analyse, n'existe que pour lui-même, et ne connaît pas de règles.

- Du principe de l'art (1865)

Être gouverné, c'est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, contrôlé, censuré, commandé, par des êtres qui n'en ont ni le titre, ni la science, ni la vertu.

- Idée générale de la révolution (1851)

Que chaque homme aime toutes les femmes dans son épouse, et que chaque femme aime tous les hommes dans son époux. C'est ainsi qu'ils connaîtront le véritable amour, et que la fidélité leur sera douce.

- De la justice dans la Révolution (1858)

Calomnier qui ne peut répondre, c'est fusiller un prisonnier.

- Mélanges (1868)

L'hérédité rend les fortunes inégales, elle ne fait que les transmettre.

- De la justice dans la Révolution (1858)

En amour comme en toute chose, l'idéalisme c'est l'absolu, et l'absolu n'a pas de limite.

- De la justice dans la Révolution (1858)

L'homme ne peut vivre sans amour ; sans amour, la vie est une anticipation de la mort.

- De la justice dans la Révolution (1858)

Le plus juste jugement est celui qui résulte des paroles et des aveux de l'accusé.

- La philosophie du progrès (1851)

L'humanité est évolutive et changeante comme tous les êtres vivants.

- La Révolution sociale (1852)

La vertu est modeste ; elle ne s'étale pas, elle fuit le grand jour ; rien de plus difficile que de la saisir dans un éclair des yeux ou un reflet du visage.

- Du principe de l'art (1865)

L'avarice réclame sans honte, et comme un droit, le moyen d'accumuler aux dépens de tous.

- Système des contradictions économiques (1846)

On ne raisonne plus aujourd’hui avec ceux qui défendent l'opinion contraire, on les tourne en ridicule.

- Système des contradictions économiques (1846)

Les serpents de la calomnie épuisant sur moi leurs poisons ont rendu mon âme inaccessible à la peur.

- Mélanges (1868)

Le gage de notre liberté est dans le progrès de notre supplice.

- Système des contradictions économiques (1846)

Il n'est pas un homme qui n'ait aimé dans sa vie au moins une jolie femme, ce qui suppose que toutes les femmes sont belles ; et j'abonde dans ce sentiment. Mais, de toutes ces créatures charmantes, il n'y en a ordinairement qu'une qui vous plaise : ce qui veut dire que les habitudes de notre vie, notre éducation, nos idées acquises, notre tempérament, modifient notre clairvoyance esthétique, et réduisent pour chacun de nous à d'étroites limites le monde de la beauté.

- Du principe de l'art (1865)

L'art est libre, il fait ce qui lui plaît, il travaille pour son plaisir.

- Du principe de l'art (1865)

Le travailleur qui n'obtient pas en échange de son travail le minimum du revenu moyen collectif, soit pour lui et sa famille, appartient au paupérisme. Il ne peut pas, à l'aide de ce salaire insuffisant, réparer ses forces, entretenir son ménage, élever ses enfants, bien moins encore développer sa raison. Insensiblement il tombe dans le marasme, la démoralisation et la misère.

- La guerre et la paix (1861)

Toute démoralisation d'une société a pour cause l'imbécillité de ceux qui la mènent et l'instruisent.

- Du principe de l'art (1865)

Tout vice ou délit provient d'ânerie.

- Du principe de l'art (1865)

Dieu est l'ombre de la conscience projetée sur le champ de l'imagination.

- De la justice dans la Révolution (1858)

Chaque nation a besoin d'échange : c'est par là qu'elle s'élève en richesse, intelligence et dignité.

- Système des contradictions économiques (1846)

Si un revenu était assuré à chaque citoyen ; en autres termes si chaque famille française, composée du père, de la mère et de deux enfants, jouissait d'un revenu confortable, il n'y aurait nulle part de malaise. La nation jouirait d'un bien-être inouï ; sa richesse, parfaitement ordonnée et distribuée, serait incomparable, et le gouvernement pourrait à bon droit se vanter de la prospérité toujours croissante du pays.

- La guerre et la paix (1861)

Il n'est pas bon que l'homme ait ses aises, il faut au contraire qu'il sente toujours l'aiguillon du besoin. Si nous vivions, comme l'Évangile le recommande, dans un esprit de pauvreté joyeuse, l'ordre le plus parfait régnerait sur la terre. Il n'y aurait ni vice ni crime ; par le travail, par la raison et la vertu, les hommes formeraient une société de sages ; ils jouiraient de toute la félicité dont leur nature est susceptible.

- La guerre et la paix (1861)

Il faut se borner à raisonner sur le réel, non sur l'hypothétique.

- Système des contradictions économiques (1846)

L'indépendance offre à l'homme les meilleures garanties de bonheur.

- Système des contradictions économiques (1846)

3 - La liste des auteurs populaires :

Le dictionnaire des meilleurs auteurs français et étrangers »
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