2 - Ce dictionnaire vous propose 88 citations et pensées de Pindare :
Qu'est-ce qu'être quelqu'un ? Qu'est-ce que n'être rien ? L'homme est le rêve d'une ombre.
Les seuls biens légitimes sont ceux que nous offre avec plaisir une main libérale.
Ne révèle pas aux autres le malheur qui te frappe.
Saisir l'à-propos est, en toutes choses, le plus grand mérite.
L'homme ne doit parler des dieux qu'avec respect et dignité.
Pour un bien que les dieux dispensent aux mortels ils leur font éprouver deux maux.
Ruse ou valeur, tout est bon quand il s'agit de triompher d'un adversaire.
Il est peu de mortels qui consentent à partager les maux de l'amitié malheureuse !
Il est téméraire de mesurer ses forces avec un plus puissant que soi !
Les charmes de la poésie font oublier aux âmes sensibles les plus rudes fatigues.
L'hypocrisie, sous les couleurs d'un langage séduisant, voile la perfidie et le mensonge.
L'envie s'attache aux œuvres du génie sans jamais sévir contre la faiblesse et l'ignorance.
De tous les biens, les plus durables sont ceux qu'une main divine verse sur les mortels.
En amour, comme en toutes choses, il faut saisir l'occasion et n'obéir qu'à des penchants honorables et légitimes.
Nous n'avons point reçu de la nature et des dieux les mêmes inclinations, les mêmes penchants ; le sort d'un homme n'est point celui de l'autre.
Le miel et les aimables fleurs elles-mêmes ont aussi leur dégoût.
Le repos est doux en tout ouvrage.
La mort, comme un flot rapide, entraîne également celui qui l'attend et celui qui ne l'attend pas. La gloire seule reste aux héros au-delà du trépas quand un dieu bienfaisant prend soin de la publier.
Chez la plupart des hommes le cœur se laisse aisément aveugler !
Les mortels ne naissent pas tous pour une égale félicité : mille accidents font pencher en sens contraire la balance de leur sort.
Une intelligence sublime nous donne quelques traits de ressemblance avec la divinité.
Faible mortel, l'homme n'est rien, et les dieux habitent à jamais un ciel d'airain.
Douce allégresse qui suis la victoire, tu es le meilleur médecin des fatigues et des travaux.
Jamais le renard fauve et les lions rugissants n'échangeront entre eux leur nature.
Qui veut triompher d'un obstacle doit s'armer de la force du lion et de la prudence du serpent.
Ô mon âme, n'aspire pas à la vie immortelle, mais épuise le champ du possible !
Il faut savoir s'accommoder à sa fortune présente.
L'homme accablé de ses propres malheurs oublie les maux de ses semblables.
L'homme habile a d'autant plus de talent qu'il n'a pas recours à de vains artifices.
À de grands malheurs succède une félicité plus grande encore.
La coutume est la reine du monde.
Le sage à qui la Fortune accorde ses faveurs doit en jouir honorablement, et pour acquérir une bonne renommée et pour les partager avec ses amis ; car telle est notre commune destinée, de pouvoir tous être en butte au souffle du malheur.
Le conseil de la sagesse, cet instinct de l'âme, dans les événements du passé nous découvre l'avenir.
Tous les mortels n'ont point eu les mêmes dons en partage, mais tous doivent prendre la nature pour guide et marcher d'un pas assuré dans les sentiers de la droiture.
Les gens de bien réduisent la calomnie au silence.
Le succès est dans la main de la divinité.
L'inconstante fortune dispense aux mortels ce qu'ils n'espéraient point obtenir, tantôt elle leur enlève ce qu'ils se croyaient déjà sûrs de posséder.
Ce que le destin nous refuse aujourd'hui, demain peut-être il nous l'accordera.
Heureux le mortel qui touchant aux noirs confins de la vie lègue à ses enfants chéris une bonne renommée, le plus précieux de tous les biens : sa mort est un doux sommeil.
L'opulence de l'homme puissant aiguise les traits de l'envie et fait frémir tout bas l'indigent.
Celui qui, emporté par ses désirs, possède enfin le bonheur après lequel il a tant soupiré doit se hâter d'en jouir, car il n'est point de signes auxquels l'homme puisse prévoir même les événements d'une seule année.
Le mortel qu'un dieu daigne conduire voit toujours un commencement prospère couronné d'une fin glorieuse.
Louez avec franchise même un ennemi lorsqu'il s'est signalé par de brillants exploits.
La vie n'a de jouissance et de gloire qu'autant que Jupiter répand sur elle un rayon de sa bienfaisante lumière.
La satiété est mère du dégoût.
Tôt ou tard la violence et l'orgueil subissent le châtiment de leur cupidité !
Le bonheur le plus durable n'est jamais ici-bas à l'abri des revers.
Le plus cruel des maux est d'avoir connu le bonheur et les joies de la patrie et de se voir contraint par la dure nécessité aux rigueurs de l'exil.
Que le sage profite du présent et jouisse du bonheur que les dieux lui accordent. Rien de plus inconstant que le souffle impétueux des vents ; ainsi la félicité des mortels n'est jamais durable.
Autres temps, autres mœurs.
Le silence est la plus haute sagesse de l'homme.
Le dégoût et les soucis naquirent de l'abondance.
Plus grande est la foule, plus aveugle est son cœur.
Qui frappe reçoit des coups, telle est la règle.
Le bonheur ne fleurit pas pour ceux qui suivent des chemins obliques.
N'entreprends jamais rien au-dessus de tes forces.
Celui dont la bouche ne trahit point la vérité est toujours digne du premier rang.
Jamais les mensonges du fourbe ne trouvent crédit auprès de l'homme vertueux.
Dieu dispose de tout à son gré : Plus rapide que l'aigle qui fend les airs, que le dauphin qui fuit au milieu des ondes, il brise l'orgueil des mortels ambitieux et comble les autres d'une gloire impérissable.
Mortels, apprenez à ne jamais former des vœux au-dessus de votre faible nature.
Que ta langue ne profère jamais que des paroles de vérité.
Il vaut mieux exciter l'envie que de s'exposer aux dédains de la pitié.
Le mortel qui joint une santé florissante à la richesse et à la gloire doit se garder d'envier le sort des dieux.
Il est certaines routes qu'il n'est pas donné à tout homme de parcourir.
De la nature nous vient tout ce qui est parfait.
La nouveauté prête toujours des charmes aux accents de la poésie.
Médire des dieux est une fausse et odieuse sagesse et le symptôme de la folie.
Les dieux distribuent aux mortels la force et la sagesse.
Les grâces seules donnent la beauté.
Instruire est chose facile pour un maître habile, mais enseigner sans avoir la connaissance de son art est la plus grande des folies : Tout précepte qui n'est pas fondé sur l'expérience est inutile et vain.
Jamais on ne peut plaire également aux mortels.
Le souffle inconstant de la fortune nous rend le jouet de ses caprices.
Les passions tumultueuses peuvent égarer l'âme d'un sage.
La gloire acquise sans péril dans les batailles n'est d'aucune valeur aux yeux des mortels.
La jeunesse voit souvent blanchir ses cheveux avant les jours fixés par la nature.
L'or est le plus précieux des biens que l'on puisse posséder.
Ceux qu'une étude pénible a formés se perdent en de vaines paroles.
Celui-là seul est vraiment sage que la nature a instruit par ses leçons.
Les parjures sont consumés par d'horribles supplices.
Un soleil toujours pur éclaire nuit et jour la paisible demeure des justes.
Heureux celui dont la victoire a couronné les efforts !
Le plaisir et la peine agitent tour à tour le cœur des misérables humains.
Aucun mortel ne connaît le terme de sa vie.
Les actions passées, justes ou injustes, sont à jamais consommées.
Qu'heureux est le mortel à qui la victoire a souri !
Les âmes timides ne sont point faites pour affronter de grands dangers.
Jamais la calomnie n'échappa au châtiment qu'elle mérite.
L'espérance est la bonne nourrice de la vieillesse.
