Prosper Jolyot de Crébillon

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Prosper Jolyot de Crébillon
Poète, écrivain et dramaturge français né le 13 janvier 1674 à Dijon, Prosper Jolyot de Crébillon est décédé le 17 juin 1762 à Paris à l'âge de 88 ans. Élu à l'Académie française le 1er septembre 1731, puis nommé membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen le 21 novembre 1754, Crébillon repose dans le cimetière de Saint-Gervais-Saint-Protais à Paris. Pour de plus amples informations, lisez sa biographie sur Wikipédia »

Ce dictionnaire vous propose 52 citations de Prosper Jolyot de Crébillon :

Pour nous accabler de maux et de douleurs la terre a ses tyrans, le Ciel a ses vengeurs.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Le Triumvirat, le 23 décembre 1754.
Plus on est malheureux, plus on a le cœur aisé à s'attendrir.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Les notes et pensées diverses (1762)
Plus le malheur est grand, plus il est grand de vivre.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Le Triumvirat, le 23 décembre 1754.
Peut-on sans trembler opprimer ce qu'on aime ?
Prosper Jolyot de Crébillon ; Idoménée, le 29 décembre 1703.
On n'est pas toujours tout ce que l'on paraît.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Xerxès, le 7 février 1714.
Un grand cœur peut quelquefois trembler.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Xerxès, le 7 février 1714.
De nous disposant à son gré, l'amour sait de nos cœurs s'emparer par degré.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Xerxès, le 7 février 1714.
Le cœur des malheureux n'est qu'un trop sûr oracle.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Atrée et Thyeste, le 14 mars 1707.
Le temps est précieux, ne perds pas un moment.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Xerxès, le 7 février 1714.
Un moment suffit pour éteindre une flamme.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Sémiramis, le 10 avril 1717.
Tel on déteste avant, que l'on adore après.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Catilina, le 20 décembre 1748.
Le succès fut toujours un enfant de l'audace.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Catilina, le 20 décembre 1748.
Il n'est point de cœur si magnanime qu'un amour malheureux n'entraîne dans le crime.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Rhadamiste et Zénobie (1711)
À force de vouloir approfondir un cœur, un faux jour a souvent produit plus d'une erreur.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Catilina, le 20 décembre 1748.
Dans le fond de ton cœur je lis mieux que toi-même.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Catilina, le 20 décembre 1748.
Lorsqu'on ne peut plus vivre, il faut savoir mourir.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Le Triumvirat, le 23 décembre 1754.
La rigueur n'a jamais produit le repentir, ce n'est qu'en pardonnant qu'on nous le fait sentir.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Catilina, le 20 décembre 1748.
Se laisser prévenir est moins une vertu que l'imbécillité d'un courage abattu.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Le Triumvirat, le 23 décembre 1754.
La plus sérieuse occupation de l'homme est de deviner la femme.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Les notes et pensées diverses (1762)
L'imprudence n'est pas dans la témérité, elle est dans un projet faux et mal concerté.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Catilina, le 20 décembre 1748.
Un généreux courage pardonne à qui le hait, mais point à qui l'outrage.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Catilina, le 20 décembre 1748.
La fière innocence souffre malaisément une longue défense.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Xerxès, le 7 février 1714.
Par des pleurs on ne peut émouvoir un cœur qui ne connaît ni amour, ni lois, ni devoir.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Xerxès, le 7 février 1714.
La trahison et la dissimulation sont presque toujours inséparables de la cruauté.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Les notes et pensées diverses (1762)
L'amour, qui si souvent loin de nous nous entraîne, n'est point dans ses retours aussi prompt que la haine.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Atrée et Thyeste, le 14 mars 1707.
Je veux qu'on respecte ma mère autant qu'on respecte les dieux.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Sémiramis, le 10 avril 1717.
Un front sans ornement ne rend pas moins aimable.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Sémiramis, le 10 avril 1717.
Fuir n'est un déshonneur que pour ceux dont on peut soupçonner la valeur.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Le Triumvirat, le 23 décembre 1754.
Qui ne veut que haïr ne veut pas qu'on le plaigne.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Xerxès, le 7 février 1714.
Plaindre un amant trahi, c'est s'avouer heureux.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Xerxès, le 7 février 1714.
Mon cœur abattu contre tant de malheurs se trouve sans vertu.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Xerxès, le 7 février 1714.
Que ne peut la valeur où le cœur s'intéresse ?
Prosper Jolyot de Crébillon ; Électre, le 14 décembre 1708.
Mieux vaut se flatter d'un espoir téméraire que de céder au sort dès qu'il nous est contraire.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Le Triumvirat, le 23 décembre 1754.
L'innocence a toujours confondu l'imposture.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Xerxès, le 7 février 1714.
Un monstre doit causer plus d'horreur que de crainte.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Pyrrhus, le 29 avril 1726.
L'amour le mieux vengé est souvent le premier à pleurer sa vengeance.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Catilina, le 20 décembre 1748.
Un ennemi qui pardonne une offense ou manque de courage, ou manque de puissance.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Atrée et Thyeste, le 14 mars 1707.
Qui cède à la pitié mérite qu'on l'offense ; il faut un terme au crime, et non à la vengeance.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Atrée et Thyeste, le 14 mars 1707.
L'amour n'a pas toujours respecté la nature.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Rhadamiste et Zénobie, le 23 janvier 1711.
On doit des malheureux respecter la misère.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Atrée et Thyeste, le 14 mars 1707.
La crainte fit les dieux ; l'audace a fait les rois.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Xerxès, le 7 février 1714.
L'honneur et la gloire ne suivent pas toujours le char de la victoire.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Pyrrhus, le 29 avril 1726.
Un amant méprisé ne fait point de jaloux.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Le Triumvirat, le 23 décembre 1754.
La mort n'est qu'un instant que le grand cœur défie, et que le lâche attend.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Catilina, le 20 décembre 1748.
La honte suit toujours un lâche désespoir.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Le Triumvirat, le 23 décembre 1754.
Il n'est point de fierté que le sort n'humilie.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Le Triumvirat, le 23 décembre 1754.
Le destin n'a point mis de sentiments égaux, dans l'âme de l'esclave et celle du héros.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Le Triumvirat, le 23 décembre 1754.
Le crime est toujours crime ; et jamais la beauté n'a pu servir de voile à sa difformité.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Pyrrhus, le 29 avril 1726.
Un affront vit toujours sur le front qui l'endure.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Le Triumvirat, le 23 décembre 1754.
La pitié d'un tyran à la fois déshonore, et celui qu'elle épargne, et celui qui l'implore.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Le Triumvirat, le 23 décembre 1754.
Un roi n'est qu'un esclave où l'amour est le maître.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Idoménée, le 29 décembre 1703.
La raison à son gré ne règle pas un cœur par l'amour égaré.
Prosper Jolyot de Crébillon ; Idoménée, le 29 décembre 1703.

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