Raoul Vaneigem

Quelques mots sur l'auteur :

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Ecrivain et philosophe belge né le 21 mars 1934 à Lessines, ville francophone située sur la rivière Dendre en Région wallonne dans la province de Hainaut. Pour de plus amples informations, lisez sa biographie sur Wikipédia »

Ce dictionnaire vous propose 72 citations de Raoul Vaneigem :

Vivre, c'est stimuler sans cesse son potentiel vital.
Raoul Vaneigem ; Pour l'abolition de la société marchande (2002)
Seuls ceux qui possèdent la clé des champs et la clé des songes ouvriront l'école sur une société ouverte.
Raoul Vaneigem ; L'avertissement aux écoliers et lycéens (1995)
Si l'enseignement est reçu avec réticence, voire avec répugnance, c'est que le savoir filtré par les programmes scolaires porte la marque d'une blessure ancienne : il a été castré de sa sensualité originelle.
Raoul Vaneigem ; L'avertissement aux écoliers et lycéens (1995)
Ce qui rend l'homme plus fort, c'est ce qu'il a de vivant en lui et qu'il a le privilège d'offrir à ses semblables, sans nulle contrepartie.
Raoul Vaneigem ; De la destinée (2015)
On est au-dessous de toute espérance de vie tant que l'on reste en deçà de ses capacités.
Raoul Vaneigem ; L'avertissement aux écoliers et lycéens (1995)
La plupart des polémiques à la mode ont déjà les relents d'une querelle de bouffons.
Raoul Vaneigem ; Rien n'est sacré, tout peut se dire (2003)
Intolérance pour tout acte de violence perpétré à l'encontre d'un enfant, d'une femme, d'un homme.
Raoul Vaneigem ; Pour l'abolition de la société marchande (2002)
La foule est un monstre décervelé que la conscience humaine de quelques-uns suffit à abattre.
Raoul Vaneigem ; Pour l'abolition de la société marchande (2002)
Dans une société industrielle qui confond travail et productivité, la nécessité de produire a toujours été antagoniste au désir de créer. Que reste-t-il d'étincelle humaine, c'est-à-dire de créativité possible, chez un être tiré du sommeil à six heures chaque matin, cahoté dans les trains de banlieue, assourdi par le fracas des machines, lessivé, bué par les cadences, les gestes privés de sens, le contrôle statistique, et rejeté vers la fin du jour dans les halls de gares, cathédrales de départ pour l'enfer des semaines et l'infime paradis des week-ends, où la foule communie dans la fatigue et l'abrutissement ?
Raoul Vaneigem ; Le traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations (1967)
Parler de vie sonne aujourd'hui comme parler de corde dans la maison d'un pendu. Perdue la clé du vouloir-vivre, toutes les portes s'ouvrent sur des tombes.
Raoul Vaneigem ; Les banalités de base (1995)
Rien n'est plus passionnant, plus redoutable que le dialogue avec soi-même. On y est aux prises avec une foule que nulle harangue n'arrive à apaiser, une multitude où chacun vocifère ou, pire, se tait. C'est une solitude harassante. Plénitude et vacuité s'y conjuguent dans le magma froid et ardent où la conscience fraie son chemin entre peines et plaisirs.
Raoul Vaneigem ; De la destinée (2015)
Se protéger contre un danger sans créer les conditions qui l'éradiquent, c'est combattre la peur par une peur plus grande : le marché de l'insécurité ne procède pas autrement.
Raoul Vaneigem ; Pour l'abolition de la société marchande (2002)
Il existe un bonheur qui arrive quand on n'a plus besoin de le solliciter, parce qu'on en est venu à oublier combien il fut intensément voulu.
Raoul Vaneigem ; L'Ère des créateurs (2002)
L'alcool possède le privilège d'ensorceler l'esprit le plus lucide. Grâce à lui, le mur bétonné de l'isolement semble un mur de papier que les acteurs déchirent selon leur fantaisie, car l'alcool dispose tout sur un plan théâtral intime. Illusion généreuse et qui tue d'autant plus sûrement.
Raoul Vaneigem ; Le traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations (1967)
Le monde et l'homme comme représentation puent la charogne et nul dieu n'est présent désormais pour changer les charniers en parterre de muguet.
Raoul Vaneigem ; Les banalités de base (1995)
La machine du profit fait de la planète une colonie pénitentiaire, un camp d'extermination géré démocratiquement où bourreaux et tortionnaires sont interchangeables et travaillent à leur anéantissement programmé.
Raoul Vaneigem ; Entre le deuil du monde et la joie de vivre (2008)
Les hommes ne se distinguent pas par leur intellectualité mais par leur humanité et la conscience qu'elle leur inspire. La plupart se transmettent, de génération en génération, des banalités ressassées sans fin.
Raoul Vaneigem ; Le journal imaginaire (2005)
Qu'est-ce que la volonté de vivre ? – Un ogre qui donne la vie à ce qu'il dévore, un prédateur qui s'empare d'un bien pour l'offrir au centuple, un cyclope forgeant son bonheur pour le bonheur de tous, un génie tout-puissant dans un flacon de parfum bon marché.
Raoul Vaneigem ; Le journal imaginaire (2005)
J'aimerais que soit gravée au fronton des écoles - et qu'elle ne s'efface qu'une fois gravée dans les cœurs - l'inscription : Ne vous sacrifiez à rien ni à personne ! Apprenez à être heureux car le bonheur d'un seul est inséparable du bonheur de tous !
Raoul Vaneigem ; Le journal imaginaire (2005)
L'amour de soi s'ouvre à l'amour des autres en frayant en chacun l'intime chemin qui mène, pour le meilleur et non pour le pire, au cœur des destinées. Il y a un bonheur de la création qui ne s'atteint vraiment que dans la création du bonheur de tous.
Raoul Vaneigem ; L'Ère des créateurs (2002)
Le goût est une adéquation entre la saveur et son moment. Il se règle dans un affrontement entre le temps du plaisir, ramassé en intensité, et la durée qui se perd en calculant ses heures.
Raoul Vaneigem ; Le journal imaginaire (2005)
La paresse est le mouvement naturel du corps qui se tend et se détend avec un soupir extatique en s'allongeant sous la couette, la respiration qui vivifie le créateur. Elle court toutes les saisons, souterraine chaleur d'une hibernation où se fomente avec nonchalance la création du printemps.
Raoul Vaneigem ; L'Ère des créateurs (2002)
Rien ne me consolerait de ne pas tenter le possible et l'impossible pour imprimer à l'instant qui se dérobe la courbe d'un désir.
Raoul Vaneigem ; L'Ère des créateurs (2002)
Résignez-vous donc au parti pris de bêtise qu'implique l'état grégaire, car je ne vois pour éduquer une classe de trente élèves que la férule ou la ruse.
Raoul Vaneigem ; L'avertissement aux écoliers et lycéens (1995)
Au royaume du désespoir, la lucidité aveugle à l'égal du mensonge.
Raoul Vaneigem ; Le traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations (1967)
La paresse est un acte de guerre contre le travail.
Raoul Vaneigem ; L'Ère des créateurs (2002)
La paresse est l'antichambre de la mort.
Raoul Vaneigem ; L'Ère des créateurs (2002)
La connaissance du monde sans la conscience des désirs de vie est une connaissance morte.
Raoul Vaneigem ; L'avertissement aux écoliers et lycéens (1995)
L'obligation de produire aliène la passion de créer.
Raoul Vaneigem ; Le traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations (1967)
Tant va la vie au désespoir qu'à la fin elle s'y noie.
Raoul Vaneigem ; Le traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations (1967)