Auguste Guyard

Quelques mots sur l'auteur :

Auguste Guyard

Pédagogue, journaliste et écrivain français né le 9 septembre 1808 à Frotey-lès-Vesoul, Auguste Guyard est décédé le 27 août 1882 à Barmouth au Pays de Galles.

Les 49 citations de Auguste Guyard :

Rien ne pare une femme qui aime comme le sentiment religieux, il ajoute à la beauté, et embellirait la laideur si une femme qui aime pouvait être laide.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

Le plaisir est une rose églantine qui s'épanouit sur la terre, au bord des précipices, parmi des épines nombreuses, acérées, brûlantes ; le bonheur est un fruit qui ne mûrit qu'aux latitudes du ciel.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

L'amitié est un nuage transparent derrière lequel l'amour se lève dans le cœur des femmes.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

La pudeur est le plus bel ornement des femmes. L'impudicité les dégrade.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

Les femmes, en général, sont de belles petites bêtes qui mettent dans la toilette et les colifichets l'unique intérêt de la vie.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

Pourquoi la plus douce amitié est-elle celle qui lie les personnes d'un sexe différent ? C'est que cette amitié est toujours, à notre insu, parfumée d'un peu d'amour.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

Aujourd'hui, le mariage est, avant tout, une sympathie de fortunes, une communion entre deux corps ; les âmes sympathisent et communient ensuite si elles peuvent. Or, comme on s'est uni par le côté matériel essentiellement divisible et diviseur, et non par le côté spirituel, qui seul unifie, on ne peut tarder longtemps à se séparer publiquement ou secrètement, et c'est ce qui a lieu dans quatre-vingt-dix ménages sur cent.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

Qu'est-ce que le mariage ? C'est, le plus souvent, un sacrement qui en vaut deux : le mariage et la pénitence ; c'est un lien contradictoirement indissoluble qui unit les corps, désunit les âmes, et dissous les mœurs ; c'est un pays désolé que les étrangers visitent et que les habitants fuient ; c'est une sottise à deux et une galère à trois ; c'est l'extrême-onction de l'amour et le tombeau de l'enthousiasme et de l'idéal ; c'est... c'est... on ne finirait point ! Il faut avouer, cependant, que le mariage est un bien social relatif comparé au concubinage, en ce qu'il assure une assistance légale aux femmes et aux enfants.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

L'amour est la loi de tous les règnes. Dans tous les règnes, l'amour n'est pas libre. Voilà un morceau de marbre : c'est un composé, un mariage de chaux et d'acide carbonique. La chaux et l'acide carbonique sympathisent assez pour s'unir ; mais si l'on vient à verser sur ce marbre de l'acide sulfurique, l'affinité de la chaux pour cet acide étant plus grande que pour l'acide carbonique, elle quitte celui-ci pour s'unir à celui-là. Il en est absolument de même des affinités ou sympathies humaines.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

Le cœur est fait pour aimer ainsi que l'eau pour couler ; un cœur peut bien avoir ses hivers, ses cristallisations, ses léthargies, mais il se dilate, se fond et se remet en mouvement aux premières chaudes brises du printemps, au premier rayon de soleil.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

Distinguons l'amour de la passion. La passion, née du hasard, délire, folie du cœur ou des sens, ainsi que toute maladie aiguë, dure peu. L'amour, au contraire, basé sur les qualités morales, sur l'estime et la vertu, est éternel : c'est un morceau de cire qui peut changer de forme et de nom, mais jamais de fond.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

N'en déplaise aux psychologues, l'amour n'est point une faculté ; c'est un mouvement de rotation de l'âme sur elle-même pour s'élancer vers l'objet qui l'attire ; c'est bien un commencement de vouloir, mais non le mouvement de locomotion de la volonté qui, étant une faculté, peut toujours commander, sinon à l'amour lui-même, du moins à l'expression de l'amour.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

Notre cœur est toujours à la hauteur de notre esprit, car l'amour est l'enfant de la pensée.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

Femmes ! ne l'oubliez point ; la bonne tenue et la décence sont les sentinelles de votre vertu. Prenez garde au laisser-aller ! du laisser-aller au laisser-faire il n'y a guère que l'épaisseur d'un fichu mal mis.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

Les métaux les plus oxidables, le fer, le cuivre, par exemple, sont aussi les plus répandus et les plus utiles : ils sont l'image des classes laborieuses. L'or, l'argent, le platine qui ne s'oxident point et ne se mêlent à rien sont rares et d'une utilité restreinte : c'est l'image des riches avares et des conservateurs inintelligents.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

Si la fortune fuit et méprise tant les gens d'esprit, qui le lui rendent bien, n'est-ce point par jalousie de les savoir plus riches qu'elle ?
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

Généralement, il est plus honorable pour un riche de devenir pauvre que pour un pauvre de devenir riche, car on se ruine surtout par ses bonnes qualités, et l'on s'enrichit par ses mauvaises. Il est aussi difficile à une nature généreuse et rayonnante de demeurer ou de devenir riche qu'à une nature égoïste et absorbante de rester ou de devenir pauvre.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

Malgré le proverbe : rien de trop, pour avoir suffisamment de certaines choses, il faut en avoir plus qu'assez. La vertu qui ne fait que remplir un cœur est une vertu stérile pour la société. Semblables à certains fleuves, la bienveillance ne devient bienfaisance ; la charité, l'amitié, ne sont vraiment utiles que lorsqu'elles débordent. On n'est donc assez bienveillant, assez bon ami, assez vertueux que lorsqu'on l'est trop.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

Promettons peu afin de pouvoir tenir beaucoup.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

Si chacun s'occupait des autres, personne n'aurait à s'occuper de soi.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

Laissons-nous désirer si nous ne voulons pas être importuns. Hélas, les malheureux en ce monde ne sont jamais désirés ! et les amis qui ont besoin d'argent non plus.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

Aucune époque n'aurait été plus morale que la nôtre si les gens habiles pouvaient s'appeler des honnêtes gens.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

Il faut des larmes extérieures aux passions délirantes. Le cœur éclate sous la pression du réservoir intérieur quand les yeux ne lui donnent point une issue. L'âme a, comme le corps, des congestions terribles qui ne peuvent être conjurées que par des saignées. Les larmes sont les saignées du cœur.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

La modestie, quand elle est vraie, est la pudeur de l'esprit ; mais le plus souvent elle n'est qu'un voile dont nous couvrons notre amour-propre et notre vanité. Aussi gardons-nous bien, si nous voulons conserver nos amis, de les prendre au mot lorsqu'ils parlent d'eux-mêmes avec modestie.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)

Mères imprudentes ! cessez de confier à l'orgueil la garde de la chasteté de vos filles. Un vice sentinelle incorruptible d'une vertu ! y pensez-vous ? La philosophie ou la religion seules peuvent remettre pure une jeune fille aux bras d'un époux aimé.
Auguste Guyard ; Quintessences (1847)