Paul Bourget

Quelques mots sur l'auteur :

Paul Bourget

Écrivain, poète et romancier français né le 2 septembre 1852 à Amiens dans la Somme, Paul Bourguet est décédé le 25 décembre 1935 à Paris. Élu à l'Académie française le 31 mai 1894, Paul Bourguet meurt à son domicile à l'âge de 83 ans et repose, aux côtés de son épouse, au cimetière du Montparnasse à Paris.

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Les 58 citations de Paul Bourget :

Aimer par le cœur, c'est avoir d'avance tout pardonné à ce qu'on aime.
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

Il n'y a qu'une manière d'être heureux par le cœur, c'est de ne pas en avoir.
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

Toute jalousie, quelle qu'elle soit, est complètement absurde.
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

La franchise dans la rupture est vraiment ce que les femmes ont de plus estimable.
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

Osons cette banale réminiscence, tant elle est juste : un amour qui meurt jeune est béni des dieux.
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

Quitter sa maîtresse pour l'oublier est une maxime à peu près aussi sage que celle-ci : ne plus manger pour n'avoir jamais mal à l'estomac. C'est donner à choisir à un gourmand entre mourir de faim ou d'indigestion. — N'est-il pas insensé de choisir la faim ?
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

On sait qu'on aime ; mais on ignore pourquoi l'on aime, quand on a commencé d'aimer, et combien, et comment. Le simple bon sens vous conseille donc de ne compter, contre un pareil sentiment si indéfinissable, si instinctif, si ténébreux, que sur cette idée, que tout finit.
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

Se donner des raisons pour ne pas aimer, c'est pour un malade, se démontrer qu'il est misérable d'être malade : il en est plus misérable, et aussi malade.
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

Il n'y a que la femme que nous aimons qui puisse nous guérir d'elle-même.
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

Plus on lutte contre un sentiment, plus on y pense, et y penser, c'est l'exaspérer.
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

Le seul remède contre la mort, c'est de vivre.
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

Le seul remède contre l'amour, c'est de ne plus aimer.
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

Dire à sa maîtresse le nom de l'ami que l'on aime le plus, c'est risquer de les perdre et l'un et l'autre.
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

La plus cruelle vengeance d'une femme est quelquefois de nous rester fidèle.
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

Nous ne pardonnons à une maîtresse de nous avoir ennuyé de son amour que si elle nous débarrasse d'elle sans nous remplacer.
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

Chaque fin d'amour est comme un déménagement, et cela ne va pas sans casse. Au dixième, combien y a-t-il de meubles en état ?
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

On n'est guéri d'une femme que lorsqu'on n'est plus curieux de savoir avec qui elle vous oublie.
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

La fin de nos anciennes amours ne nous dégoûte pas d'en commencer d'autres.
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

La maîtresse qui nous quitte quand nous l'aimons le mieux nous épargne des mois ou des années de menues désillusions. L'homme est ingrat pour ce service, comme pour les autres.
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

L'amour est une maladie, et le malade le plus sage, pour cette maladie-là comme pour les autres, est celui qui, n'ayant jamais lu un livre de médecine, ne sait pas ce qu'il a, et qui souffre sans penser, comme une bête.
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

On n'est plus fort que la femme qu'à la condition d'être plus femme quelle.
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

Une femme vous est toujours reconnaissante de vous avoir lâché.
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

Pour un fou, le pire des malheurs est de ne pas être fou tout à fait.
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

La plus sûre vengeance pour une maîtresse que nous quittons en l'aimant est de nous prouver qu'elle méritait d'être quittée.
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)

Vouloir se guérir d'une femme que l'on adore en la quittant, c'est vouloir se guérir de la soif en ne buvant pas.
Paul Bourget ; Physiologie de l'amour moderne (1889)