Les citations d'Antoine Albalat.

1 - Qui est Antoine Albalat ?

Photo d'Antoine Albalat Biographie courte : Critique littéraire, romancier et écrivain français né le 13 février 1856 à Brignoles dans le Var, Antoine Albalat est décédé le 22 septembre 1935 à Paris. Attaché longtemps au Journal des Débats comme secrétaire de la direction, puis rédacteur du feuilleton littéraire, Albalat fut l'ami du poète et romancier Louis Dumur. (Source : Wikipédia)

2 - Ce dictionnaire vous propose 91 citations et pensées d'Antoine Albalat :

L'amour n'est qu'une bulle de savon, un échange de deux fantaisies, qui ne dure qu'une nuit.

- Un adultère (1883)

Une vie de sacrifices, ouverte au grand jour où chacun peut lire, ne désarme pas l'imbécile calomnie, les mensonges grotesques et les lâches propos de ceux qui ne savent pas.

- Un adultère (1883)

L'erreur du fichard c'est de s'imaginer qu'on est un savant dès qu'on a constitué un répertoire. La science puisée aux livres, ce n'est pas dans une boîte à fiches qu'il importe de la transférer, mais dans sa tête.

- Comment on devient écrivain (1925)

Avoir du talent, c'est comprendre que l'on peut faire mieux, et avoir les moyens intellectuels de réaliser la perfection que l'on rêve. Les vrais artistes ne se rebutent pas ; c'est cette persévérance qui constitue la pierre de touche du style.

- L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)

Les yeux aussi entendent les sons. De même que le musicien entend l'orchestre en parcourant une partition, il suffit de lire une phrase pour en goûter la cadence.

- L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)

Il ne faut surtout pas s'aveugler sur soi-même, car il arrive que ce que nous aimons le mieux en nous, ce sont nos défauts.

- L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)

Ce qui sauve une œuvre et l'immortalise, c'est le style.

- Comment on devient écrivain (1925)

Jamais l'art d'écrire n'a été si facile pour la médiocrité ; jamais le vrai talent ne fut plus rare.

- La formation du style par l'assimilation des auteurs (1902)

Le vrai style n'est pas celui qu'on apprend par le travail, c'est un don de facilité. Le vrai style n'a ni procédés ni rhétorique. C'est l'expression de la pensée à l'état spontané et inconscient. Rhétorique, mécanisme, règles, labeur, parti pris ne servent qu'à faire du style faux, du style artificiel.

- La formation du style par l'assimilation des auteurs (1902)

L'important, quand on imite, est de ne pas copier son modèle, mais de le mettre en valeur.

- La formation du style par l'assimilation des auteurs (1902)

Le meilleur moyen de paraître profond est d'être à peu près inintelligible.

- Comment il ne faut pas écrire (1921)

Apprendre, c'est s'accroître ; apprendre, c'est agrandir sa vie.

- Comment on devient écrivain (1925)

L'ignorance juge tout et règne partout : le monde intellectuel est devenu la proie de l'incompétence.

- Comment on devient écrivain (1925)

L'imagination est une folle, il faut la guider, la tenir, s'en servir comme d'un instrument, mais non l'employer pour elle-même, en faisant d'elle le but de l'inspiration et de l'art d'écrire.

- L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)

Écrire est une affaire d'inspiration : on n'enseigne pas à avoir de l'inspiration.

- L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)

La lecture nourrit l'âme, comme le pain nourrit le corps.

- Le travail du style (1909)

La lecture est la plus noble des passions, elle enseigne l'art d'écrire, comme elle enseigne la grammaire et l'orthographe.

- Le travail du style (1909)

La sensibilité, au point de vue littéraire, n'est que l'art de se rendre ému par l'imagination.

- L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)

Apprendre à bien écrire, c'est aussi apprendre à juger les bons écrivains.

- L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)

En littérature, peu de gens sont capables de juger leurs propres ouvrages. Qu'on se loue ou qu'on se critique, on se trompe presque toujours : ou on est indulgent ou on est injuste.

- Le travail du style (1909)

Tenir une conférence est à la portée de tous : on n'a même pas besoin d'être orateur, il suffit de savoir lire.

- Le travail du style (1909)

Tout le monde n'est pas destiné à devenir l'idole des dames.

- Le travail du style (1909)

Le grand vice de l'article de journal est sa rapidité : on le fait toujours trop long, parce qu'on n'a pas le temps de le faire plus court. Que de choses pourraient être dites en moins de mots !

- Le travail du style (1909)

Un savoir-faire général tend à démarquer les vocations, et personne n'a plus de talent, depuis que tout le monde en a trop.

- L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)

À force de vouloir écrire, on finit par ne plus savoir écrire.

- Le travail du style (1909)

Écrire est une noble ambition, mais pour écrire il faut avoir du talent.

- Comment on devient écrivain (1925)

L'inspiration est la sœur du travail journalier.

- Comment on devient écrivain (1925)

Le roman est devenu un commerce comme celui de la betterave ou de la pomme de terre. Les Revues payent le manuscrit, l'éditeur lance le volume, il se vend, et on recommence. L'écrivain ne travaille que pour l'argent.

- Comment on devient écrivain (1925)

Le roman pullule, comme l'herbe pousse, comme le blé mûrit. Le roman a tout envahi : on fait des romans avec n'importe quoi, sur n'importe quoi. Non seulement on est en train de tuer le roman, mais on le déshonore.

- Comment on devient écrivain (1925)

Aujourd'hui, on ne travaille plus pour réaliser une œuvre, mais pour gagner de l'argent.

- Comment on devient écrivain (1925)

Dans un pays où il y a des malheureux, des familles nombreuses écrasées de charges, des malades, des infirmes, c'est un gros péché d'aller pécuniairement encourager la nullité, le non-talent, le temps perdu.

- Comment on devient écrivain (1925)

Si la Critique n'est plus capable aujourd'hui de créer le succès, elle peut encore l'arrêter.

- Comment on devient écrivain (1925)

La lecture est la grande créatrice des vocations littéraires : On lit et, à force de lire, l'envie vous prend aussi d'écrire.

- Comment on devient écrivain (1925)

La littérature doit être une canne à la main, jamais une béquille.

- Comment on devient écrivain (1925)

Dans toute décision, l'avenir seul dira si l'on a eu tort ou raison.

- Comment on devient écrivain (1925)

Un quart d'heure de recommandation vaut dix années de travail.

- Comment on devient écrivain (1925)

Un bon avocat eût pu être un bon médecin ; un mauvais littérateur ne fera jamais un bon avoué.

- Comment on devient écrivain (1925)

Écrire, c'est le plaisir de vivre avec une pensée, de la mûrir, de la vêtir, de la faire forte et belle.

- L'art poétique de Boileau (1929)

La règle, pour bien écrire et soigner son style, c'est qu'il faut laisser refroidir son premier jet, jusqu'à ce que le texte vous en redevienne étranger. On reprend ensuite ses phrases ; on rature, on biffe, on allège, on résume, essaye de concentrer sa pensée dans le moins de mots possible. La page est-elle noire, recopiez-la, c'est essentiel. Une fois recopiée, elle vous paraîtra tout autre.

- Le travail du style (1909)

La verve peut inspirer ; le travail seul solidifie.

- Le travail du style (1909)

Le naturel, c'est l'art passé à l'état d'habitude.

- Le travail du style (1909)

On est beaucoup plus capable de tout dire que de tout bien dire.

- Le travail du style (1909)

Être aimé de beaucoup de femmes ne signifie pas qu'on soit capable de beaucoup d'amour.

- L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)

La perfection ne s'obtient que par la retouche et par la refonte.

- Le travail du style (1909)

Rien de ce qui se fait bien ne se fait vite.

- Le travail du style (1909)

L'étude des manuscrits est le meilleur cours de littérature, parce qu'ils contiennent à la fois la leçon et l'exemple.

- Le travail du style (1909)

L'art de bien parler n'est pas autre chose que l'art de bien écrire.

- Comment on devient écrivain (1925)

Rien n'est plus vain que de s'irriter contre les opinions qui ne sont pas les vôtres.

- Comment on devient écrivain (1925)

Le croyant peut s'alarmer ; le sceptique a le devoir de comprendre.

- Comment on devient écrivain (1925)

La première condition de l'art, c'est d'être moral

- Comment on devient écrivain (1925)

Tant qu'on les aime les défauts n'existent pas, mais quand l'amour s'en va les défauts restent.

- Comment on devient écrivain (1925)

Aimer la littérature, cela ne consiste pas à être au courant de l'actualité et à lire des romans ; aimer la littérature, c'est se passionner pour les grands classiques, pour Montesquieu, Rousseau, Bossuet, Montaigne et tous les grands écrivains, en dehors de toute préoccupation d'écoles.

- Comment on devient écrivain (1925)

Pour faire de la bonne critique littéraire, il faut d'abord aimer la littérature, et ce n'est pas un mince mérite.

- Comment on devient écrivain (1925)

Les personnes les plus incompétentes sont quelquefois les plus affirmatives. Les ignorants ne doutent jamais d'eux-mêmes.

- Comment on devient écrivain (1925)

Les ignorants ne doutent jamais d'eux-mêmes.

- Comment on devient écrivain (1925)

Ceux qui font de la philosophie de l'histoire ont toujours tort, parce qu'ils ont toujours raison.

- Comment on devient écrivain (1925)

Rien n'est plus facile que de paraître érudit.

- Comment on devient écrivain (1925)

On perd tout crédit à vouloir trop éblouir.

- Comment on devient écrivain (1925)

Le travail vaut souvent l'inspiration.

- L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)

Il n'est personne qui ne soit capable d'écrire un peu moins mal en se corrigeant.

- Souvenirs de la vie littéraire (1921)

Le talent n'est qu'une aptitude qui se développe : on peut en acquérir deux ou trois fois plus qu'on en a.

- L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)

Les écrivains qui écrivent bien et ne se vendent pas méprisent ceux qui se vendent bien et écrivent mal.

- Comment on devient écrivain (1925)

Il faut écrire comme on parle, à condition que l'on parle bien.

- Comment il ne faut pas écrire (1921)

Bien écrire, c'est tout à la fois bien penser, bien sentir et bien rendre.

- L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)

Un livre qu'on quitte sans en avoir extrait quelque chose est un livre qu'on n'a pas lu.

- L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)

Ecrire est une noble ambition, mais pour bien écrire, il faut avoir du talent.

- Comment on devient écrivain (1925)

La lecture est la base de l'art d'écrire.

- L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)

Ne rien livrer au hasard, c'est économiser du travail.

- L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)

On n'écoute volontiers que ce qui est bien raconté.

- L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)

Le don d'écrire, c'est-à-dire la facilité d'exprimer ce que l'on sent, est une faculté aussi naturelle à l'homme que le don de parler.

- L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)

Mieux vaut être rocailleux et dissonant que fade et banal.

- L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)

L'orgueil et la paresse sont les deux sources de tous les vices.

- Le travail du style (1909)

Ce monde est si corrompu qu'une vie strictement honnête paraît à beaucoup une monstruosité.

- Un adultère (1883)

Les hommes qui bavent sur une femme se divisent en plusieurs catégories : les éconduits ; les dédaignés, qui mendient du regard, qui se déclarent à demi, qu'on tient à distance ; les inaperçus, qui font la roue, qui pistent une femme, se démènent, la suivent, saluent inutilement et aboutissent à n'être pas remarqués ; les dépités, qui se vengent de n'avoir pas une femme, en affirmant que d'autres l'ont eue ; ceux qui pensent que lorsqu'on a un amant on en a dix, sans se douter qu'en général, on n'en a plusieurs que parce que le premier vous a lâchée ; ceux qui, n'ayant eu que les femmes de tout le monde, sont bien aises de vous croire trompé ; ceux qui s'imaginent de bonne foi qu'on ne peut gagner sa vie sans se faire entretenir ; les imbéciles qui répètent une calomnie pour le plaisir de la répéter ; enfin les incompétents, ceux qui n'entendent rien à l'amour, ceux qui nient l'estime entre amants et qui poussent la bégueulerie prudhommesque jusqu'à appeler la maîtresse une concubine.

- Un adultère (1883)

Il y a des vérités qu'on ne vous pardonnera jamais d'avoir dites.

- Un adultère (1883)

Le cancan, dans les petites villes, c'est la vie même, l'unique consolation de ces existences figées. Et jusqu'où l'on y pousse le flair du scandale, la recherche des découvertes véreuses ! C'est à croire les toits translucides ou enlevés par le diable. On y vit portes ouvertes. La rage d'indiscrétions, le bavardage à outrance est une maladie du sol, comme les fièvres de la campagne romaine. Ne pas s'occuper d'autrui est aussi impossible à certaines gens qu'au poisson de vivre hors de l'eau.

- Un adultère (1883)

Croire un mensonge à force de l'entendre, je signale ce fait aux admirateurs de bêtise humaine !

- Un adultère (1883)

Nombreux sont ceux qui s'imaginent connaître la vie, ces ratatinés qui ne sont jamais sortis de leur trou natal, ces enfouis qui jugent l'amour du fond de leurs vieux bourgs, ces empaillés qui n'ont pas une lueur, pas un rayonnement dans l'âme, rien qui puisse leur donner la clef des grands caractères ni même leur faire supposer qu'ils existent. Le malheur, c'est qu'on trouve toujours, pour les croire, des naïfs et des écouteurs, qui, n'ayant pas assez d'idées pour juger celles d'autrui, prennent l'aplomb pour de l'expérience et les affirmations pour des preuves. Ceux-là, naturellement, faisaient chorus.

- Un adultère (1883)

L'exception ! C'est si rare, c'est si peu de chose, une exception. On la néglige, on ne la compte pas, comme si elle n'était pas un côté de la vérité, le plus digne de recherche, étant le plus difficile à découvrir.

- Un adultère (1883)

Le luxe et le superflu sont peu de chose pour moi, je dédaigne ces matérialités si indispensables à tant d'autres.

- Un adultère (1883)

Du printemps en fleur les premières brises passent dans la plaine et sur les coteaux, nous verrons encor mûrir les cerises, pour les amoureux et pour les oiseaux.

- Un adultère (1883)

La souffrance est la pierre de touche de l'amour.

- Un adultère (1883)

En amour, il y en a toujours un qui aime plus et l'autre qui aime moins ; celui qui aime le moins est toujours celui qui est le plus aimé.

- Un adultère (1883)

Une femme maîtresse d'elle-même, qui pèse ses chances de plaisir, qui en prévoit les ennuis, recule tout en avançant.

- Un adultère (1883)

L'attrait de la nouveauté, le besoin de changement, autant de choses inhérentes à la jeunesse !

- Un adultère (1883)

Les plus beaux rêves, que nous apportent-ils ? Le réveil, c'est-à-dire l'amertume et la douleur.

- Un adultère (1883)

Il en faut peu pour flétrir la réputation d'une honnête femme, juste un mensonge bien lancé.

- Un adultère (1883)

Le mariage, parfois, se réduit à quelques relations d'épiderme.

- Un adultère (1883)

Je préfère un peintre de talent, même inconnu, à un imbécile à la mode qui sait conduire un cotillon.

- Un adultère (1883)

Les amants portent un monde en eux ; leurs rêveries ont des étrangetés et des raffinements délectables. L'amour est comme le somnambulisme il aiguise et grossit les sensations ; exalte et élève les natures vulgaires ; il nous met au cœur des poèmes qui, décrits, seraient sublimes. Mais qui peut sonder la profondeur d'une méditation d'amour ?

- Un adultère (1883)

Tout homme qui aime a des heures de réflexion ou il replie sa pensée, où il a besoin, impérieusement besoin d'être seul, pour se ressaisir et se résoudre.

- Un adultère (1883)

3 - La liste des auteurs populaires :

Le dictionnaire des meilleurs auteurs français et étrangers »
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