Antoine Albalat

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Antoine Albalat
Écrivain, romancier et critique français né le 13 février 1856 à Brignoles dans le Var, Antoine Albalat est décédé le 22 septembre 1935 à Paris. Attaché longtemps au Journal des Débats comme secrétaire de la direction, puis rédacteur du feuilleton littéraire, Albalat fut l'ami de Louis Dumur. Pour de plus amples informations, lisez sa biographie sur Wikipédia.

Les 72 citations de Antoine Albalat :

Avoir du talent, c'est comprendre que l'on peut faire mieux, et avoir les moyens intellectuels de réaliser la perfection que l'on rêve. Les vrais artistes ne se rebutent pas ; c'est cette persévérance qui constitue la pierre de touche du style.
Antoine Albalat ; L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)
Il ne faut surtout pas s'aveugler sur soi-même, car il arrive que ce que nous aimons le mieux en nous, ce sont nos défauts.
Antoine Albalat ; L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)
L'ignorance juge tout et règne partout : le monde intellectuel est devenu la proie de l'incompétence.
Antoine Albalat ; Comment on devient écrivain (1925)
Lire, c'est étudier ligne à ligne une œuvre littéraire. La lecture forme nos facultés, nous les fait découvrir, éveille les idées, crée et soutient l'inspiration. C'est par la lecture que nous naissons à la vie intellectuelle.
Antoine Albalat ; Le travail du style (1909)
L'imagination est une folle, il faut la guider, la tenir, s'en servir comme d'un instrument, mais non l'employer pour elle-même, en faisant d'elle le but de l'inspiration et de l'art d'écrire.
Antoine Albalat ; L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)
Mieux vaut être rocailleux et dissonant que fade et banal.
Antoine Albalat ; L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)
Ce qui sauve une œuvre et l'immortalise, c'est le style.
Antoine Albalat ; Comment on devient écrivain (1925)
Jamais l'art d'écrire n'a été si facile pour la médiocrité ; jamais le vrai talent ne fut plus rare.
Antoine Albalat ; La formation du style par l'assimilation des auteurs (1902)
Le vrai style n'est pas celui qu'on apprend par le travail, c'est un don de facilité. Le vrai style n'a ni procédés ni rhétorique. C'est l'expression de la pensée à l'état spontané et inconscient. Rhétorique, mécanisme, règles, labeur, parti pris ne servent qu'à faire du style faux, du style artificiel.
Antoine Albalat ; La formation du style par l'assimilation des auteurs (1902)
L'important, quand on imite, est de ne pas copier son modèle, mais de le mettre en valeur.
Antoine Albalat ; La formation du style par l'assimilation des auteurs (1902)
Le meilleur moyen de paraître profond est d'être à peu près inintelligible.
Antoine Albalat ; Comment il ne faut pas écrire (1921)
Apprendre, c'est s'accroître ; apprendre, c'est agrandir sa vie.
Antoine Albalat ; Comment on devient écrivain (1925)
L'orgueil et la paresse sont les deux sources de tous les vices.
Antoine Albalat ; Le travail du style (1909)
Les yeux aussi entendent les sons. De même que le musicien entend l'orchestre en parcourant une partition, il suffit de lire une phrase pour en goûter la cadence.
Antoine Albalat ; L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)
La lecture nourrit l'âme, comme le pain nourrit le corps.
Antoine Albalat ; Le travail du style (1909)
La lecture est la plus noble des passions, elle enseigne l'art d'écrire, comme elle enseigne la grammaire et l'orthographe.
Antoine Albalat ; Le travail du style (1909)
La sensibilité, au point de vue littéraire, n'est que l'art de se rendre ému par l'imagination.
Antoine Albalat ; L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)
Apprendre à bien écrire, c'est aussi apprendre à juger les bons écrivains.
Antoine Albalat ; L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)
En littérature, peu de gens sont capables de juger leurs propres ouvrages. Qu'on se loue ou qu'on se critique, on se trompe presque toujours : ou on est indulgent ou on est injuste.
Antoine Albalat ; Le travail du style (1909)
Tenir une conférence est à la portée de tous : on n'a même pas besoin d'être orateur, il suffit de savoir lire.
Antoine Albalat ; Le travail du style (1909)
Tout le monde n'est pas destiné à devenir l'idole des dames.
Antoine Albalat ; Le travail du style (1909)
Le grand vice de l'article de journal est sa rapidité : on le fait toujours trop long, parce qu'on n'a pas le temps de le faire plus court. Que de choses pourraient être dites en moins de mots !
Antoine Albalat ; Le travail du style (1909)
Un savoir-faire général tend à démarquer les vocations, et personne n'a plus de talent, depuis que tout le monde en a trop.
Antoine Albalat ; L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (1899)
À force de vouloir écrire, on finit par ne plus savoir écrire.
Antoine Albalat ; Le travail du style (1909)
Écrire est une noble ambition, mais pour écrire il faut avoir du talent.
Antoine Albalat ; Comment on devient écrivain (1925)
L'inspiration est la sœur du travail journalier.
Antoine Albalat ; Comment on devient écrivain (1925)
Le roman est devenu un commerce comme celui de la betterave ou de la pomme de terre. Les Revues payent le manuscrit, l'éditeur lance le volume, il se vend, et on recommence. L'écrivain ne travaille que pour l'argent.
Antoine Albalat ; Comment on devient écrivain (1925)
Le roman pullule, comme l'herbe pousse, comme le blé mûrit. Le roman a tout envahi : on fait des romans avec n'importe quoi, sur n'importe quoi. Non seulement on est en train de tuer le roman, mais on le déshonore.
Antoine Albalat ; Comment on devient écrivain (1925)
Aujourd'hui, on ne travaille plus pour réaliser une œuvre, mais pour gagner de l'argent.
Antoine Albalat ; Comment on devient écrivain (1925)
Dans un pays où il y a des malheureux, des familles nombreuses écrasées de charges, des malades, des infirmes, c'est un gros péché d'aller pécuniairement encourager la nullité, le non-talent, le temps perdu.
Antoine Albalat ; Comment on devient écrivain (1925)