Claude Roy

Quelques mots sur l'auteur :

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Journaliste, romancier, poète et écrivain français né le 29 août 1915 à Paris, Claude Roy est décédé le 13 décembre 1997 dans sa ville natale. Roy meurt à l'âge de 82 ans d'un cancer. Pour de plus amples informations, lisez sa biographie sur Wikipédia.

Les 109 citations de Claude Roy :

L'homme de génie est celui qui porte à sa perfection la fonction normale de l'homme, qui est de nier le hasard, de l'abolir, de le vaincre.
Claude Roy ; L'amour de la peinture, Gallimard (1955)
Avant de vivre, on souhaiterait qu'on nous communique le cahier des charges. Mais on ne nous le donne qu'à la sortie. Trop tard.
Claude Roy ; L'étonnement du voyageur (1990)
Mieux vaut que deux soient ensemble, et si possible toi et moi.
Claude Roy ; Le permis de séjour (1977-1982)
On se défait plus facilement qu'on se refait.
Claude Roy ; Le permis de séjour (1977-1982)
L'esprit, c'est comme l'argent : on en a en général au dépens d'autrui.
Claude Roy ; Les rencontres des jours (1992)
La passion d'amour n'a pas besoin pour brûler à haute flamme de la présence réelle.
Claude Roy ; Les rencontres des jours (1992)
Quel est l'imprudent qui a dit : « Cette planète est la vôtre. Faites comme chez vous » ? On voit le résultat.
Claude Roy ; L'étonnement du voyageur (1990)
Il n'y a pas d'imbéciles heureux : il n'y a d'heureux que les intelligents.
Claude Roy ; Le verbe aimer (1969)
La déraison ne manque jamais de raisons, elle en a mille.
Claude Roy ; L'étonnement du voyageur (1990)
Aimer, c'est accepter de s'abandonner, c'est donner prise.
Claude Roy ; L'étonnement du voyageur (1990)
L'enfance protégée est le luxe des êtres protégés : le chat sauvage ne ronronne plus dès qu'il a atteint l'âge adulte.
Claude Roy ; La fleur du temps (1983-1987)
Quand on est de mauvaise humeur, il vaut mieux s'appliquer à être poli : ça lisse, ça calme.
Claude Roy ; Nous, Gallimard (1972)
C'est dans le plus profond silence qu'on entend ce que dit le silence.
Claude Roy ; L'étonnement du voyageur (1990)
Être un peu exilé de soi, de son pays, de sa vie : l'exil donne du recul, de la modestie.
Claude Roy ; Le verbe aimer (1969)
Ce qui est profond est rarement bien éclairé. L'ennui, c'est que les prétentieux s'étant aperçus que ce qui est profond n'est pas immédiatement clair, se sont avisés souvent qu'en étant pas clairs ils risqueront de passer pour profonds.
Claude Roy ; Le permis de séjour (1977-1982)
Mieux vaut se contenter d'un mince contentement, mais qui nous contente.
Claude Roy ; Le permis de séjour (1977-1982)
Ceux qui plaignent les désillusionnés doivent croire que ce qu'ils nomment illusion est simplement une vérité plus agréable que les vérités vraies.
Claude Roy ; Le malheur d'aimer (1958)
Écrire pour démontrer est ennuyeux, écrire pour se montrer est dérisoire : il faudrait n'écrire que pour dire.
Claude Roy ; Les rencontres des jours (1992)
Un des plaisirs que donne la poésie, c'est qu'on ne sait pas ce qu'on va écrire.
Claude Roy ; Le travail du poète (1993)
Le bonheur d'écrire, c'est aussi la visite de cet inconnu en nous que nous ne connaissons pas.
Claude Roy ; Le travail du poète (1993)
On n'aime l'odeur que de qui on aime.
Claude Roy ; La fleur du temps (1983-1987)
Pour rester au frais, rien de tel que l'ombre d'un doute.
Claude Roy ; L'étonnement du voyageur (1990)
Essayer de voir les choses comme elles sont sans les prendre comme elles restent.
Claude Roy ; L'étonnement du voyageur (1990)
Il n'y a pas d'amour qui soit toujours heureux.
Claude Roy ; La France de profil (1952)
Les grands penseurs politiques, ces prophètes, qui à force de prévoir ne voient plus rien.
Claude Roy ; La fleur du temps (1983-1987)
Du premier cri au dernier soupir, l'homme est un souffle pensant.
Claude Roy ; La fleur du temps (1983-1987)
Le risque exalte l'audace, le gain ravive la confiance en soi.
Claude Roy ; Le chariot de terre cuite (1969)
Qui s'aime avec haine aime les autres de même.
Claude Roy ; Somme toute (1976)
Use de la vie comme d'une chose qui ne t'appartient pas.
Claude Roy ; Somme toute (1976)
Aimer, c'est se livrer.
Claude Roy ; Lire Marivaux (1947)