Claude Roy (2)

Les citations célèbres de Claude Roy :

Aimer la littérature, c'est détester le désordre.
Claude Roy ; Le commerce des classiques (1953)
Aimer la littérature, c'est refuser que la beauté soit mise entre parenthèses.
Claude Roy ; Le commerce des classiques (1953)
Ce n'est pas de bonne franchise que de dire du mal de ses amis !
Claude Roy ; Le verbe aimer (1969)
Les tristes éprouvent toujours le besoin de mépriser les gais.
Claude Roy ; Le journal des voyages (1960)
Les maigres dédaignent les gros pour se justifier de n'avoir pu faire autrement qu'être maigres.
Claude Roy ; Le journal des voyages (1960)
Le comble de la faiblesse, du désarmé : s'aimer peu, aimer trop les autres.
Claude Roy ; À tort ou à raison, Gallimard (1955)
Tu es un bon bougre, malgré ton air cornichon !
Claude Roy ; Moi je, Gallimard (1969)
Il n'y a que toi au monde pour moi.
Claude Roy ; Somme toute (1976)
Si tu es mon ami, tu dois me prendre comme je suis.
Claude Roy ; Nous (1972)
L'amour est souvent le travesti le plus gluant de la relation du maître avec l'esclave.
Claude Roy ; Le permis de séjour (1977-1982)
Je t'aime comme je n'ai jamais aimé.
Claude Roy ; Moi je, Gallimard (1969)
Moi, je chercherai à t'oublier ; je serai soulagée d'y parvenir, et triste d'y avoir réussi.
Claude Roy ; Le malheur d'aimer (1958)
Il reste au couple qui a connu la folie d'amour plus de ressources qu'à celui né du mariage de raison.
Claude Roy ; Le permis de séjour (1977-1982)
Si la conscience des mourants calomnie leur vie, la jeunesse des vivants l'embellit.
Claude Roy ; Nous (1972)
Quand le temps a fait longuement son affaire, vient l'heure où le temps ne fait plus rien à l'affaire.
Claude Roy ; Jean Vilar (1987)
La bonne lenteur pédagogique, la lente patience d'expliquer clairement.
Claude Roy ; L'ami lointain (1987)
Avoir décidé guérit du vertige d'avoir à décider.
Claude Roy ; Le malheur d'aimer (1958)
La maladie fausse le jugement et calomnie la vie.
Claude Roy ; L'ami lointain (1987)
L'expérience enseigne ce qu'elle a oublié d'enseigner quand il était encore temps.
Claude Roy ; Les rencontres des jours (1992)
Je suis content de vivre ce matin, mais sans oublier jamais que je suis mortel !
Claude Roy ; Moi je, Gallimard (1969)
Aime-toi, le ciel t'aimera.
Claude Roy ; Les rencontres des jours (1992)
Mieux vaut éviter d'être content de soi, mais être content avec soi ne serait pas mal.
Claude Roy ; La fleur du temps (1983-1987)
En amour, il suffit souvent de vouloir aimer pour être aimé.
Claude Roy ; Lire Marivaux, La Baconnière, 1947.
La plupart des mensonges sont de politesse, même vis-à-vis de soi.
Claude Roy ; Le malheur d'aimer (1958)
Si l'angoisse paralyse, la crainte rend intelligent : on cherche à deviner, se prévoir, se déjouer.
Claude Roy ; Nous, Gallimard (1972)
L'amour rend aimable, pas seulement les aimés, pas seulement les amants.
Claude Roy ; L'ami lointain (1987)
On est plus détendu en rêve qu'éveillé : le rêveur n'a pas d'idées fixes.
Claude Roy ; Les rencontres des jours (1992)
La faute de français anémie une langue.
Claude Roy ; Les rencontres des jours (1992)
Les intelligents très stupides comprennent tout, sauf qu'ils ne comprennent rien d'essentiel.
Claude Roy ; Les rencontres des jours (1992)
À force de prévoir, on ne voit plus rien.
Claude Roy ; La fleur du temps (1983-1987)