Les citations d'Edmond Thiaudière.

1 - Qui est Edmond Thiaudière ?

Photo d'Edmond Thiaudière Biographie courte : Écrivain, romancier, poète, philosophe et homme de lettres français né le 17 mars 1837 à Gençay dans la Vienne, Delphin-Antoine-Edmond Thiaudière, dit Edmond Thiaudière, est décédé le 9 novembre 1930 à 93 ans dans sa ville natale. (Source : Wikipédia)

2 - Ce dictionnaire vous propose 156 citations et pensées d'Edmond Thiaudière :

L'un des rares avantages de la monogamie c'est de restreindre en l'homme la bête luxurieuse à son minimum.

- La soif du juste (1895)

Beaucoup de décence extérieure s'alliant à la satisfaction discrète des mauvaises passions : voilà ce qui détermine le mieux l'estime humaine.

- La décevance du vrai (1892)

Pour une intelligence qui ne serait pas pétrie dans la chair humaine, il y aurait certainement quelque chose de plus risible encore que d'attristant à voir comment, d'une minute à l'autre, l'homme le plus formidable par sa puissance ou le plus extraordinaire par son génie en est réduit, dès que la mort aspire son souffle, à l'état de pantin démonté.

- La décevance du vrai (1892)

Il n'y a ici-bas que des moribonds dont les moins avancés se targuent de vivre, et même de bien vivre, surtout quand ils vivent mal.

- La décevance du vrai (1892)

On perd encore plus à être privé de l'idéal qu'à l'être du réel.

- La décevance du vrai (1892)

Les gens qui ne se contredisent jamais eux-mêmes sont bien mesquinement particuliers. Qu'ils remarquent donc que l'Univers est tissu de contradictions !

- La décevance du vrai (1892)

Il pourrait être cruel, mais il ne serait certes pas inutile que nous revécussions plusieurs fois de suite sur cette terre, et sous la forme humaine, à la condition que chaque vie nouvelle profitât des conquêtes de la vie précédente, car, même en prenant pour type l'âme la plus consciente des choses intéressant l'Humanité, l'on est effrayé de soupçonner ce qu'elle en ignore et ce que seule une longue série d'existences pourrait lui en apprendre, d'avatar en avatar.

- La décevance du vrai (1892)

Un homme très petit trouve grand un homme de taille médiocre, et même il se demande si lui, en se tenant bien droit, il ne serait pas aussi grand.

- La décevance du vrai (1892)

Depuis que les petits enfants ne craignent plus Croquemitaine, les grands enfants se sont mis à ne plus craindre Dieu. Croquemitaine avait du bon, et Dieu aussi, ma foi !

- La décevance du vrai (1892)

Toute la moralité de beaucoup de gens, et c'est la plus sévère, consiste à ne vouloir d'immoralité que pour eux seuls.

- La décevance du vrai (1892)

Nous sommes d'essence tellement volatile que si par hasard notre vie ne s'évapore que lentement elle nous fatigue.

- La décevance du vrai (1892)

Pour des gens qui passent à fond de train, il importe beaucoup que la route soit plane, mais peu qu'elle soit pittoresque.

- La décevance du vrai (1892)

Jouet douloureux de la Nature, le cœur de l'homme sensible pleure sur elle qui se rit de lui.

- La décevance du vrai (1892)

La bonté devrait être toujours embusquée derrière chacun de nos mouvements et toujours prête à faire feu, à sa manière, sur le pauvre monde.

- La décevance du vrai (1892)

On est toujours, non seulement à la veille, mais à la minute même de commettre une sottise.

- La décevance du vrai (1892)

Un esprit n'est supérieur que par son élévation, sa profondeur ou son étendue. Un esprit élevé est la caractéristique du poète ; un esprit profond, celle du philosophe ; un esprit étendu, celle du savant. Il y a, en outre, l'esprit abondant qui joue tantôt l'élévation, tantôt la profondeur, tantôt l'étendue, et qui est la caractéristique de l'orateur !

- La proie du néant (1886)

La morale n'est que le règlement des bonnes mœurs dans un pays et dans un temps déterminés, pas autre chose. Mais, comme ce règlement varie peu d'un siècle à l'autre, comme il est à peu près le même pour tous les pays également civilisés, on dit qu'il est universel et on le croit préétabli.

- La proie du néant (1886)

S'intéresser à tout ou se désintéresser de tout, ce sont là deux manières de pratiquer la vie. La première la fait mieux passer ; la seconde, la fait moins regretter. Quelle est la plus raisonnable ? Celle qui convient le mieux à notre tempérament.

- La proie du néant (1886)

Nous dépendons du hasard jusque dans notre propre volonté qu'il suggère, alors même qu'il devrait ensuite la contrecarrer. Notre prétendu libre-arbitre n'est donc qu'un arbitre serf du hasard.

- La proie du néant (1886)

Au fur et à mesure que le corps la distille, notre âme est bue par le mouvement de la vie.

- La proie du néant (1886)

Le plus grand art de la vie est peut-être de se contenter du peu qu'on a ou qu'on peut avoir, de se fabriquer de la joie avec des riens.

- La proie du néant (1886)

L'amour est au vrai la possession réciproque, toujours constante et paisible, mais momentanément avivée par les sens, d'un homme et d'une femme qui s'estiment et se satisfont de tout leur être. Le reste usurpe le nom d'amour.

- La proie du néant (1886)

Il est dommage que l'infini, d'ailleurs bientôt fini de l'amour, résulte d'une opération qui, pour douce et savoureuse qu'elle soit, n'en est pas moins abjecte et ridicule.

- La proie du néant (1886)

Les misères de la vie sont les circonstances atténuantes de la mort.

- La proie du néant (1886)

L'Infini lui-même n'est qu'une bagatelle pour nous autres humains qui sommes si vite finis.

- La proie du néant (1886)

II y a tels jougs dont la délivrance nous est moins supportable que le poids.

- La proie du néant (1886)

On est parfois tout étonné de trouver, chez les gens qu'on estime le plus, des côtés gredins.

- La proie du néant (1886)

L'homme a un beau et un vilain côté. Les philanthropes le regardent du beau côté, les misanthropes du vilain, mais ceux qui veulent réellement le connaître et témoigner de lui le regardent de face.

- La proie du néant (1886)

Les conditions dans lesquelles les hommes accomplissent leur évolution respective sont le plus souvent si différentes, les unes étant fort douces et les autres très dures, qu'il serait souverainement injuste de juger du mérite d'aucun d'eux par son succès, et voilà pourtant ce que fait le monde.

- La proie du néant (1886)

II y a quelquefois plus de fierté véritable à céder le pas qu'à le disputer.

- La proie du néant (1886)

La modestie chez l'homme de mérite n'est que la fine fleur de l'orgueil.

- La proie du néant (1886)

Hormis le cas où notre instinct est manifestement mauvais, il vaut toujours mieux agir avec lui que réagir contre lui.

- La proie du néant (1886)

Le meilleur préservatif contre la vanité, c'est l'orgueil.

- La proie du néant (1886)

Il y a des coquins sans le savoir qui se prennent pour d'honnêtes gens.

- La proie du néant (1886)

Faire du bien aux autres, c'est s'en faire à soi-même.

- La proie du néant (1886)

Ce n'est que demi-mal quand nous n'aimons pas ceux qui nous font souffrir.

- La proie du néant (1886)

À l'extrême limite de la désespérance on retrouve la sérénité.

- La proie du néant (1886)

C'est une pudeur de cacher son vrai mérite à ceux qui ne le peuvent apprécier.

- La proie du néant (1886)

II est aussi rare d'avoir le désir qu'on pourrait satisfaire que de pouvoir satisfaire le désir qu'on a.

- La proie du néant (1886)

Quand on a mis le pied dans l'indélicatesse, on ne tarde point à y courir à toutes jambes.

- La proie du néant (1886)

Le malfaiteur n'est qu'un sot ; il croit travailler à son profit ; il travaille à sa perte.

- La proie du néant (1886)

II y a des fautes d'un homme qui lui sont moins imputables à lui-même qu'à la condition humaine ; aussi est-il juste de les passer par profits et pertes sur le Grand Livre du Destin.

- La proie du néant (1886)

La vanité prend le vice pour souteneur ; l'orgueil entretient l'honnêteté.

- La proie du néant (1886)

On se désole vite ; on se console plus vite encore.

- La proie du néant (1886)

Avoir de l'humanité, c'est pratiquer dans leur plus raffinée délicatesse les devoirs de l'homme envers l'homme. Un homme qui a réellement de l'humanité s'étudie à ne rien prétendre qui puisse entraîner non seulement un malheur, mais une incommodité pour les autres.

- La proie du néant (1886)

Il n'y a rien de plus navrant que l'incertitude du jugement de l'homme.

- La proie du néant (1886)

On doit, en toute circonstance, compter avec la bêtise humaine.

- La proie du néant (1886)

Les gens d'esprit doivent pratiquer l'ésotérisme le plus hermétique à l'égard des imbéciles.

- La soif du juste (1895)

De ce qui n'est rien en soi l'illusion fait notre tout.

- La proie du néant (1886)

Une angoisse entre deux néants : Telle est la vie !

- La proie du néant (1886)

Impérieux par tempérament, servile par intérêt : voilà l'homme !

- La proie du néant (1886)

On ne saurait évaluer ce que perd la Société à négliger des forces pour employer des faiblesses, à fouler de ses pieds bêtes des philosophes qui régleraient supérieurement sa marche, pour se laisser conduire par des aventuriers n'ayant le plus souvent ni tête, ni cœur.

- La proie du néant (1886)

L'instinct est presque toujours la boussole qui dirige notre volonté sur l'océan de la vie.

- La proie du néant (1886)

Bien malin qui peut dire de quoi sera fait demain !

- La proie du néant (1886)

Il ne faut pas s'étonner que dans le monde on aime tant la comédie et les comédiens. Le monde lui-même n'est qu'un vaste théâtre mutuel, où l'on n'est possible qu'à la condition de se créer sans cesse une personnalité factice, c'est-à-dire de renoncer à être soi pour jouer des rôles.

- La proie du néant (1886)

Si l'homme, au lieu d'être éphémère, selon l'apparence, est évolutif, selon la foi, la personnalité de l'altruiste doit croître à son insu, dans l'évolution, et celle de l'égoïste y diminuer, et c'est aussi bien la récompense du premier que le châtiment du second.

- La décevance du vrai (1892)

Ce qui constitue la personnalité de l'homme, c'est une mixture de son naturel avec l'emploi qu'en font les circonstances.

- La décevance du vrai (1892)

Il n'y a rien de plus significatif que la Mort, soit qu'elle ferme l'horizon de l'homme, soit qu'elle le rouvre. C'est pourquoi ceux qui, sans la craindre, ne s'en préoccupent pas, au point même d'y tout rapporter, eussent-ils la réputation de gens d'esprit, sont des imbéciles.

- La soif du juste (1895)

Que de choses à jeter de celles dont nous avons l'âme pleine et encombrée : nos vanités, nos ambitions, nos envies, nos rancunes, les trois quarts et demi de notre moi !

- La soif du juste (1895)

Il y a certainement moins de crânerie que d'imbécillité chez la plupart de ces mondains dont la vie s'achève en des éclats de rire.

- La soif du juste (1895)

3 - La liste des auteurs populaires :

Le dictionnaire des meilleurs auteurs français et étrangers »
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