Edmond Thiaudière

Quelques mots sur l'auteur :

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Poète et homme de lettres français né le 17 mars 1837 à Gençay dans la Vienne, Delphin-Antoine-Edmond Thiaudière est décédé le 9 novembre 1930 dans sa ville natale.

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Les 74 citations de Edmond Thiaudière :

On doit, en toute circonstance, compter avec la bêtise humaine.
Edmond Thiaudière ; La proie du néant (1886)

De ce qui n'est rien en soi l'illusion fait notre tout.
Edmond Thiaudière ; La proie du néant (1886)

Une angoisse entre deux néants : Telle est la vie !
Edmond Thiaudière ; La proie du néant (1886)

Impérieux par tempérament, servile par intérêt : voilà l'homme !
Edmond Thiaudière ; La proie du néant (1886)

On ne saurait évaluer ce que perd la Société à négliger des forces pour employer des faiblesses, à fouler de ses pieds bêtes des philosophes qui régleraient supérieurement sa marche, pour se laisser conduire par des aventuriers n'ayant le plus souvent ni tête, ni cœur.
Edmond Thiaudière ; La proie du néant (1886)

Quand on aime réellement, on aime jusqu'aux infirmités de l'objet aimé.
Edmond Thiaudière ; La proie du néant (1886)

L'homme reste toute sa vie enfant, mais avec l'âge il va toujours changeant d'enfantillages.
Edmond Thiaudière ; La proie du néant (1886)

À prendre les choses au mieux, à les envisager du point de vue spiritualiste, ou plus spécialement, du point de vue chrétien, la douleur serait donc le véhicule nécessaire de l'âme allant vers Dieu. Cela suffit à établir que notre pessimisme, inébranlablement fondé sur l'incroyance, s'étayerait au besoin sur la foi.
Edmond Thiaudière ; La décevance du vrai (1892)

Il est doux d'être courtisé, dur d'être courtisan, et tantôt l'un, tantôt l'autre, d'être courtisane.
Edmond Thiaudière ; La soif du juste (1895)

Une âme souple se plie au contour des autres âmes, ne fût-ce que pour en prendre l'empreinte.
Edmond Thiaudière ; La soif du juste (1895)

Des bourgeons qui s'épanouissent après coup très pâles, sur des branches séparées de leur tronc au moment où la sève commençait d'y monter, quel douloureux et inquiétant spectacle !
Edmond Thiaudière ; La soif du juste (1895)

Ce qu'il faut à la Nature, c'est de la vie, incessamment de la vie, et la mort des individus ne compte en rien pour elle dans la permanence des espèces.
Edmond Thiaudière ; La soif du juste (1895)

Quand on n'a plus la vue obscurcie par cette fumée de la chair, qu'on nomme la passion génésique, comme tout change d'aspect !
Edmond Thiaudière ; La soif du juste (1895)

La transformation de notre moi d'une vie à l'autre constituerait une sorte d'immortalité larvée équivalente à une complète mortalité.
Edmond Thiaudière ; La décevance du vrai (1892)

Nulle avidité, sinon celle de l'élagage et de la simplification n'entre plus au cœur de l'homme dont la vie est obstruée de tracas.
Edmond Thiaudière ; La décevance du vrai (1892)

Jamais de verbosité ; à peine du verbe, juste ce qu'il en faut pour revêtir une pensée.
Edmond Thiaudière ; La soif du juste (1895)

L'équilibre moral est si différent d'un sexe à l'autre que l'homme et la femme se choqueraient sans cessé par l'opposition de leurs instincts, sans le moelleux tampon de l'attrait sexuel.
Edmond Thiaudière ; La décevance du vrai (1892)

La femme aspire l'homme par tous ses pores. Elle le mange physiquement et intellectuellement, de la même façon que les dionées mangent les insectes qui viennent sur elles pour s'y nourrir.
Edmond Thiaudière ; La soif du juste (1895)

Même ceux d'entre nous, qui ont le triste bon sens de comprendre que leur vie ne saurait être dans l'avenir comme par le passé qu'une succession d'angoisses et de tracas, sont pressés de la dérouler. Serait-ce qu'ils aspirent inconsciemment à la mort délivrante ?
Edmond Thiaudière ; La décevance du vrai (1892)

À y regarder de près, il n'y a souvent pires coquins que les honnêtes gens.
Edmond Thiaudière ; La proie du néant (1886)

La nation, soi-disant la plus libre, porte encore la camisole de force de la tyrannie, et elle ne s'en aperçoit même pas, et la carmagnole de la démagogie la gênerait beaucoup plus.
Edmond Thiaudière ; La soif du juste (1895)

De quelque côté que l'homme se tourne, il fait face à l'erreur.
Edmond Thiaudière ; La soif du juste (1895)

Rien ne fait souffrir le penseur humanitaire autant que de voir la désastreuse inintelligences des peuples !
Edmond Thiaudière ; La soif du juste (1895)

Le Hasard engendre et la Logique conçoit la destinée de tout ce qui vit ou végète.
Edmond Thiaudière ; La soif du juste (1895)

Passé la trentaine, l'amour qui ne veut pas être ridicule doit être positif, réciproque et donnant donnant.
Edmond Thiaudière ; La décevance du vrai (1892)