François de Salignac de La Mothe-Fénelon

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Fénelon

Homme d'Église, théologien, pédagogue et écrivain français né le 6 août 1651 au château de Fénelon à Sainte-Mondane, François de Salignac de La Mothe-Fénelon, dit Fénelon, est décédé le 7 janvier 1715 à Cambrai dans la région Nord-Pas-de-Calais à l'âge de 63 ans.

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Les 91 citations de Fénelon :

Le meilleur usage qu'on puisse faire de son esprit est de s'en défier.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Les réflexions et pensées (1720)

La gloire n'est due qu'à un cœur qui sait souffrir la peine et fouler aux pieds les plaisirs.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Les aventures de Télémaque (1699)

La flatterie est l'écueil contre lequel viennent se briser les maximes les plus sages, les principes les plus vrais, les conseils les plus utiles.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Les réflexions et pensées (1720)

La noblesse n'est souvent qu'une pauvreté vaine et ignorante qui se pique de mépriser tout ce qui lui manque.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Les réflexions et pensées (1720)

On apprend beaucoup plus en reprenant les fous qu'en fréquentant les sages. Les sages ne le sont qu'à demi, et ne donnent que de faibles leçons ; mais les fous sont bien fous, et il n'y a qu'à les voir pour savoir comment il ne faut pas faire.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Les réflexions et pensées (1720)

L'ambition et l'avarice des hommes sont les seules sources de leurs malheurs ; les hommes veulent tout avoir, et ils se rendent malheureux par le désir du superflu ; s'ils voulaient vivre simplement et se contenter de satisfaire aux vrais besoins, on verrait partout l'abondance, la joie, la paix et l'union.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Les aventures de Télémaque (1699)

La nuit, enveloppant de ses ombres la terre, adoucit toutes les peines ; elle suspend, elle calme tout ; elle répand le silence et le sommeil ; en délassant les corps, elle renouvelle les esprits.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Le traité de l'existence de Dieu (1727)

Confiez à la terre des grains de blé, elle nous rendra plus d'épis qu'elle n'a reçu de grains.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Le traité de l'existence de Dieu (1727)

Admirez les plantes et fleurs qui naissent de la terre ; elles fournissent des aliments aux hommes et des remèdes aux malades. Leurs espèces et leurs vertus sont innombrables ; elles ornent la terre ; elles donnent de la verdure, des fleurs odoriférantes et des fruits délicieux.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Le traité de l'existence de Dieu (1727)

Un homme qui vit sans réflexion ne pense qu'aux espaces qui sont auprès de lui ou qui ont quelque rapport à ses besoins ; il ne regarde la terre que comme le plancher de sa chambre, et le soleil qui l'éclaire pendant le jour que comme la bougie qui l'éclaire pendant la nuit.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Le traité de l'existence de Dieu (1727)

Le hasard est une cause aveugle et nécessaire, qui ne prépare, qui n'arrange, qui ne choisit rien, le hasard n'a ni volonté ni intelligence.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Le traité de l'existence de Dieu (1727)

À force de voir tous les jours les mêmes choses, l'esprit s'y accoutume aussi bien que les yeux.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Le traité de l'existence de Dieu (1727)

La sage modération est un charme pour apaiser les esprits irrités.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Les aventures de Télémaque (1699)

Qui ne se contrôle pas face aux dangers est plutôt fougueux que brave.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Les aventures de Télémaque (1699)

Les amusements puérils rapetissent l'esprit, affaiblissent le cœur, avilissent l'homme.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Les réflexions et pensées (1720)

Toute la vie d'un fourbe est un continuel manquement de parole.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Charles Quint et François Ier (1712)

La finesse, la hauteur et la sévérité sont les vraies maximes du gouvernement.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Louis XI et Louis XII (1712)

Faites le malheur du monde, et vous y trouverez le vôtre.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Léger et Ébroïn (1712)

Dans la solitude, on y est sans fruit, quand on y est malgré soi.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Léger et Ébroïn (1712)

On passe mal son temps à se croire toujours entre des poignards.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Caligula et Néron (1712)

Le plus grand des plaisirs est de tromper un trompeur !
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Achille et Ulysse (1712)

La tyrannie est souvent plus funeste aux souverains qu'aux peuples.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Les réflexions et pensées (1720)

Les faux philanthropes ont un esprit flatteur, insinuant, artificieux, pour corrompre les mœurs des hommes comme les courtisanes, et pour réduire en servitude tous ceux dont ils ont besoin.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Socrate, Alcibiade et Timon (1712)

La simplicité est la droiture d'une âme qui s'interdit tout retour sur elle et sur ses actions.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Les réflexions et pensées (1720)

La simplicité est libre dans sa course, elle ne s'arrête point pour se composer avec art.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Les réflexions et pensées (1720)

Il y a une simplicité qui est un défaut, et il y a une simplicité qui est une merveilleuse vertu.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Les réflexions et pensées (1720)

L'amour-propre d'un misanthrope n'est que sauvage et inutile au monde, mais celui des faux philanthropes est traître et tyrannique. Ils promettent toutes les vertus de la société et ils ne font de la société qu'un trafic, dans lequel ils veulent tout attirer à eux, et asservir tous les citoyens.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Socrate, Alcibiade et Timon (1712)

Écoutez tout le monde, mais croyez peu de gens.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Les réflexions et pensées (1720)

Dès qu'une tromperie en attire une autre, il n'y a plus rien d'assuré parmi les hommes.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Charles Quint et François Ier (1712)

La mollesse énerve, elle affadit tout, elle ôte leur sève et leur force à toutes les vertus et à toutes les qualités de l'âme.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon ; Les dangers de la mollesse (1707)