Les citations de Goswin de Stassart.

1 - Qui est Goswin de Stassart ?

Photo de Goswin de Stassart Biographie courte : Écrivain et homme politique belge né le 2 septembre 1780 à Malines en Région flamande, Goswin Joseph Augustin, baron de Stassart, est décédé le 16 octobre 1854 à Bruxelles. Il meurt à l'âge de 74 ans, emporté rapidement par la cholérine, et fut inhumé au cimetière de Laeken, à côté de sa femme. (Source : Wikipédia)

2 - Ce dictionnaire vous propose 87 citations et pensées de Goswin de Stassart :

Un pauvre vous vole, on le pend, mais pour les riches c'est différent : gare aux objets qui leur conviennent, car ils gardent tout ce qu'ils prennent.

- La brebis, le cheval et le boeuf (1837)

Il est, mais en petit nombre, des hommes qui jouissent d'une réputation si bien établie qu'on ne peut, sans se compromettre soi-même, en médire ni s'en plaindre.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Les lois de l'équité, seules dans tous les temps, font notre sûreté.

- Le cheval (1837)

Un rien, une grimace, suffit pour amuser la sotte populace.

- L'éléphant et la guenon (1837)

Le moindre soupçon est regardé comme un outrage ; il détruit l'enthousiasme, blesse l'amour-propre, et presque toujours allume le désir de la vengeance.

- Pensées et maximes (1780-1854)

La susceptibilité qu'engendre l'amour-propre est le ver rongeur du savant, de l'homme de lettres, de l'artiste. C'est ce qui corrompt les charmes qu'il trouverait dans l'amour de l'étude.

- Pensées et maximes (1780-1854)

La susceptibilité naturelle ou factice est un moyen dont l'égoïsme se sert très habilement pour arracher de nombreuses concessions, de nombreux sacrifices.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Empressez-vous d'imposer silence à l'amour, car lorsqu'il parle bien haut, la sagesse se tait.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Il arrive assez généralement que l'on juge d'une manière défavorable les projets et les actions de l'homme de génie, et que même on cherche à les couvrir de ridicule. Cela me parait tout simple : ils sont trop loin de la portée du vulgaire pour qu'il en arrive autrement, mais l'expérience vengeresse met les choses à leur place ; et les nains qui s'étaient ralliés en foule sous les bannières de l'envie sont contraints, tôt ou tard, de tomber aux pieds du grand homme que la gloire destine aux hommages de la postérité.

- Pensées et maximes (1780-1854)

L'injustice des contemporains s'étend même au delà du tombeau, car parfois elle rend impossibles les jugements équitables de la postérité.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Rarement celui qui fait une découverte en recueille les fruits : il faut, pour être inventeur, un grandiose qui ne s'accorde guère avec les soins de détail dont presque toujours dépend le succès de nos entreprises. La fortune, j'entends la richesse, n'est pas souvent compagne du génie.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Une bourse de commerce est un temple qui réunit toutes les sectes aux autels de la même divinité.

- Pensées et maximes (1780-1854)

La plupart des gens qui se récrient si haut contre les abus seraient fort aises d'en avoir le monopole, ils en veulent, non la destruction, mais le déplacement.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Il est plus facile de consumer le temps que de le bien employer.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Le passé s'embellit, à nos yeux, des ennuis du présent.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Donnez un bon conseil à un ingrat, et bientôt il vous le reprochera.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Il faut bien de l'esprit pour être ignorant sans se donner jamais de ridicule.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Quelques biens qu'un homme ait amassés, quand il mourra, il n'emportera rien avec lui.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Le savoir-faire contribue plus encore à la célébrité que le savoir.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Cachez vos faiblesses, non sous le voile de l'hypocrisie, mais sous celui de la pudeur.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Les petites considérations sont les entraves habituelles du génie.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Qui s'afflige d'avance s'afflige deux fois.

- La corneille et le rossignol (1822)

Le plus brillant protecteur ne vaut pas un ami du cœur.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Les gens qui se vantent le plus sont généralement ceux qui ne font rien.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Rien ne console de la calomnie comme le mépris qu'elle inspire.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Sans l'impudence et l'audace, l'esprit de bien des gens serait au-dessous de zéro.

- Pensées et maximes (1780-1854)

La mémoire est rarement le miroir fidèle du passé.

- Pensées et maximes (1780-1854)

En ce monde égoïste et corrompu, les abus se déplacent, mais ils ne s'extirpent point.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Il n'est pas de plaisir plus doux que de faire des heureux.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Les plus chauds partisans de l'égalité sont presque toujours ceux qui convoitent avec le plus d'ardeur une place dans les rangs supérieurs.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Méfiez-vous de tout homme qui vient vous dire avec assurance : Moi qui suis jurisconsulte, moi qui suis financier, moi qui suis homme d'État, moi qui suis homme de guerre, moi qui suis littérateur, etc. vous pouvez être convaincu d'avance que c'est un charlatan qui vous trompe, ou bien un sot qui se trompe lui-même.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Des gens qui confondent tout dans leur esprit, parce que jamais ils ne remontent au principe et à l'origine des choses, ne cessent de déclamer contre les lumières du siècle. Ils feraient bien mieux, ce me semble, de les mettre à profit : elles nous coûtent assez cher pour ne pas les dédaigner.

- Pensées et maximes (1780-1854)

La misanthropie et l'égoïsme sont ordinairement les tristes fruits de l'expérience, mais lorsqu'on les a recueillis, on doit être assez sage pour se retirer dans la solitude ; on n'est plus fait dès lors pour la société.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Le malheur qui remplace la prospérité nous fait seul entendre le langage de la vérité.

- Pensées et maximes (1780-1854)

En faisant du bien à quelqu'un, c'est trop souvent un esclave qu'on veut acheter.

- Pensées et maximes (1780-1854)

La vertu factice s'étale et se pavane, la vertu réelle se couvre, en quelque sorte, d'un voile ; elle a sa pudeur ; il faut qu'on sache la deviner.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Le critique qui n'a jamais publié de livres se montre d'autant plus sévère qu'il n'a point de représailles à craindre.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Ce qui venge le pauvre laborieux des mépris du riche oisif, c'est l'ennui.

- Pensées et maximes (1780-1854)

Le tact est l'instinct des bienséances ; il prévient les écarts de l'esprit et fait saisir en toutes choses cet à-propos qui donne tant de prix à nos actions.

- Pensées et maximes (1780-1854)

L'œil de la police est fort utile dans un État, mais ses mains y sont de trop.

- Pensées et maximes (1780-1854)

3 - La liste des auteurs populaires :

Le dictionnaire des meilleurs auteurs français et étrangers »
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